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Z/Z/ZtS', , Z'/ '// r • •■ n B jü§ ä Ä |P & iw & B Ä • '//, * ///•• i§ & “/ - ^ V y ■ . ■ % yy/ y ' V ✓ vy X / f|jgj( Die Schachpartie in der prosabearbeitung der allegorisch-didaktischen dichtung ... 38 'S IX ,fr Äaebatl College Itbratg Residuary legacy from Daniel Trkadwell, Rumford Professor and Lecturer on the Application of Science to the Useful Arts, 1834- 1S45. Digitized by ^.ooQle Digitized by Die Schachpartie in der Prosabearbeitung der allegorisch - didaktischen Dichtung „Les Eschez amoureux“. Von Prof. Dr. Jos. Mettlich. Wissenschaftliche Beilage znm Jahresberichte des Königlichen Paulinischen Gymnasiums zu MBnster. Münster i. W. 1907. Druck der Aschend orffschen Buchdruckerei. 1907. Progr. Nr. 488. Digitized by ^.ooQle c^,£5- / Digitized by Google Schon im Jahre 1874 hat van der Linde in seiner „Geschichte und Litteratur des Schachspiels“ die Prosabearbeitung des Gedichtes von den „Eschez amoureux“, die wie dieses selbst aus dem Ende des 14. Jahrhunderts stammt 1 ), kurz besprochen und die Handschriften, in denen sie uns überliefert ist, soweit er diese kannte, aufgezählt •). Gleich bei der Beschreibung der ersten von ihm angeführten Handschrift 3 ), Fds. frant;. 143, macht er die Bemerkung: „Es ist in *) Daß die Dichtung selbst gegen Ende des 14. Jahrhunderts entstanden ist, hat, wie schon oft erwähnt, Körting „Altfranzösische Uebersetzung der Remedia Amoris des Ovid“ Leipzig 1871, Einl. VII dargetan. Die Prosabearbeitung, wie sie uns die Nationalbibliothek zu Paris, in Fds. fran<;. 143, überliefert, hebt aber ausdrücklich hervor: „Ce livre present fut fait et ordonn£ principalement ä l’instance d’ung aultre fait en ryme tiayufires et de nouvel venu a cognoissance qui est intitult* des »Eschez amoureux« et des »Eschez d’amors« aussi come por declairer aucunes choses que la ryme contient qui semblent estre obscures et estranges de primäre face. *) Vgl. dagegen die von mir in der Programmabhandlung Münster i. W. 1902 „Ein Kapitel über Erziehung aus dem XIV. Jahrhundert“ gegebene Aufzählung. Die betr. Hand- schriften sind in dem Katalog der Pariser Nationalbibliothek aufgeführt: 144 P. „Les Eschez amoureux et des eschez d’amours“ commen^ant par: „Pour ce que la matidre d’amours est delictable en soy . . et finissant, par . . je m’en tairay ä tant quant ä präsent. Amen.“ — Suit une pit?ce de huit vers formant explicit. Vdin, miniatures, lettres orn£es. XVI® siede. id. *. „L’archiloge Sophie“ de Fr£re Jacques le Grant. 150 S. 353 fol. 8 aus dem XV. Jhdt., enthält ebenfalls „l’Archiloge Sophie“. Ein starker Quartband; Überschriften und Initialen in einfacher roter Schrift; Inhaltsverzeichnis (Rubriken), in lateinischer Sprache, schließt mit der Rubrik : „Finaliter de tractibus factis inter dominam et amantem ludentem cum ipsa et de fine ludi. Amen.“ Dann folgt die Zeichnung des Schachbretts, die in 143 im Texte steht. 9197 . Les Schees amoureux. 1 vol. infol. du XV® siede, ome de belles miniatures, representant des fleurs, des fruits et des animaux bien peints, avec les lettres A. M. et un ecusson d’armoiries ayant trois clefs. Le I er feuillet, qui contenait une miniature a ete coupc (suppl. fr. 3201*). Inhaltsverzeichnis durchgeführt auf 12 Folien; das 13. Blatt, das die letzten Rubriken und den Beginn des Textes enthält, ist herausgetrennt. Der Text fängt an mit den Worten: „. % . en laquclle consonnatichye se delicte moult Tarne hutnaine naturellement, sicome Aristote dit ailleurs“, die in 143 auf fol. iv 0 in der Mitte stehen. 440 Folien. 19114 . Le livre des echecs amoureux, traduit de rimes en prose au XlVe si£cle, 1 vol. infol. pap. XV® siede. Enthält am Schlüsse auch eine „Tabula hujus libri“ und beginnt „Le jeu des eschez amoureux translate de rythme en prose et expos£“. 24295 . Les Echecs amoureux en prose, compose sur un ouvrage qui portait ce titre et qui £tait 6crit en vers fran<;ais. Beginnt wie 143. Ce present livre fut fait . . . und schließt mit der Brettzeichnung. Am Ende der ersten Seite steht : Hic Über est sancti Victoris Paris [unleserlich] Inveniens quis ei reddat amore dei. 8 ) van der Linde, „Gesch. u. Litter.“ Bd. I S. 149. 1 * Digitized by L^OOQle 4 den Echez amoureux sehr wenig die Rede vom Schach, sondern das Werk ist im Gegenteil eine Erklärung der klassischen Mythologie. Im Anfang werden die Schachfiguren mit den vornehmsten Würdenträgern eines Königreiches verglichen, am Schluß ist von einer Schachpartie zwischen einer Dame und einem jungen Manne die Rede, die ganze Mitte ist der Erklärung der Götter gewidmet.“ Nun nimmt allerdings im Verhältnis zu dem Gesamtumfang, sowohl der poetischen, als auch der Prosabearbeitung der „Echez amoureux“, die Darstellung der Schach- partie einen verhältnismäßig bescheidenen Raum ein [im Dresdener Codex, 584 Verse von 30060, in Fds. fran<;. 143, von 357 Folioblättem, nur fol.'352 r ®, bis 356 v °], aber dennoch verdient die Partie mehr Interesse, als nach van der Lindes Bemerkung anzunehmen ist. Das Spiel zwischen dem Ritter und seiner Dame ist nicht nur, seiner Aufstellung nach, in den Feldern eines Schachbretts genau eingezeichnet, auch .die ersten neun Züge und Gegenzüge sowie das End- spiel sind genau beschrieben. Der Verfasser des Kommentars ist sichtlich be- müht, bei der Darstellung des Spieles sich enge an das poetische Original zu halten und an dieser Stelle in seinem Buche zu verwirklichen, was in Fds. fr. 143 in der Einleitung gesagt ist: „Et por ce fut il fait en prose, por ce que prose est plus clere ä entendre, par raison que n’est ryme.“ Ich sage ausdrücklich, bei der Darstellung des Spieles ; denn bei der Beschreibung des Schachbrettes und der Figuren, deren sich die beiden Spielenden bedienen, hat er sich, wie die folgenden Rubriken zeigen, in recht breite und ausführliche symbolische Betrach- tungen und Deutungen eingelassen. Ich zitiere die Rubriken nach Fds fran<;. 9197 , fol. IX V ° ff. Chy apres parle de l’amant qui vit le dieu D’amour et de Deduit et leurs gens. — Et parle de Feschequier et des esches et du proches du jeu [334® fuellet]. Exposition de ce que Facteur dit, qu’il fut matte en l’angle [335]. Chy apres dit pourquoy ly eschequier est quarre [336]. Ce que segnefye la figure quarree. La fin qu’on doit querre en amer [337]. Les IIII angles segnefient les IIII vertus cardinaux. Deux raisons, pourquoy les poins sont en Feschequier LXIIII [338]. Le nombre des poins des esches [339]. Chy apres parle des figures cubicques. Des figures reguleres qui sont de angles, n’est que 3 manieres, prämiere tetraeödron [341]. Aultre comparoison des dittes figures [342]. Comment le nombre quarre et le nombre cubicque sont a recommander [343]. Pourquoy le eschequier est de partie de aymant, et qu’est aymant et ses vertus. Comparoison de aymant a amours, qui attrait les cuers qui sont amoureux, Et des maronniers qui usent de Faguille touchie*a Faymant [344]. Des III choses qui sont commenchement entre nous. Exposition et comparoison de Faymant aux deux choses dessus dittes [345]. Signification de Favmant qui adresche les nefz. De Fambre, dont l’une partie de Feschequier estoit, et que c’est de ses vertus. fol. Ce que segnefye Fambre en notre pourpolz et des couleurs. La noire couleur nuit k la veue [346]. De la blanche couleur, qui segnefie amour aveque chaastete [347]. De Piramus et de Thisbe. Digitized by Google 5 Conclusion de la couleur noire [348]. De la couleur vremeille. Comment la vremeille segnefie calleur. Comment la rouge segnefie amour furieuse. La coulleur jaune segnefye exellence, qui est comparee k or [349]. Jaune segnefye humilite [350]. Objection de la difference qui est entre armes et amours. De la couleur verde, qui conforte la veue. De la couleur bleue [3 51]. L’acteur a chv parle des couleurs, pour les poins de l’eschequier [352]. De l’ambre qui atrait les pailles. La resplendeur de l’ambre segnefie delit. Aultre exposition. Des esches de la dämme qui estoient de pierres precieuses. Qu ? on doit presenter aux melancolieux pierres precieuses [353]. Comment l’esmeraude guarit de malladiez [354]. Elle rapelle et enchache les orages. Le premier paonnet a le Croissant, qui est compare a Jonnesce [355]. Comparoison de la lune a jovenesce. Le II e paonnet avoit une rose, dont il declaire les proprietez [356]. Comment Beaute est la premiere des flesches dessusdittes [356]. Comment Venus doit avoir chapeau de roses vermeilles [357]. Qui trop ayme beaulte v troeve en la fin deception. Le III e paonnet a ung agnel, qui segnefye Simplesce. Du prouffit de l’aigniel et de ses conditions [357]. Comment ce n’est pas proesce de decepvoir une pucelle [358]. Le quart paonnet porte l*arcq du chiel et segnefye Doulx Semblant. Des herbes, des arbres et des plantes l ) qui flairent souef, par le inoyen de Tarcq du chiel [359]. Le chincquisme paonnet est Faiticete, qui comprent trois choses [361]. Comparoison de faiticete a un aneief. Le VI C paonnet est Sens et monstre les biens qui viennent de lui et avoit ung serpent en son escu. Fol. Xv" Le serpent segnefye Sens, que le dit paonnet portoit [362]. Le Vll e paonnet est Bontet [363]. Le huitisme paonnet est Noblesce, et par deux noblesces, et porte Uaigle en son escu [364]. Comment ceulx qui sont extrais de nobles parentz ont advantage d’estre vertueux. Trois choses notables des choses dessusdittes [365]. Chy apres parle des proprietez de l’aigle, et fait comparoison des nobles ä eile. Comment prudence precede toutes les vertus moraulz [366]. Exposition du nyd de l’aigle. Encore de ce que l’aigle monte hault. Quel difference est entre noblesce et bonte [367]. Comment noblesce adjouste ä bonte deux choses. La Royne estoit d’ung rubi, et si avoit en la poitrine une balance qui segnefye Gracieuse Maniere. *) planettes in der Hs. Digitized by Google 6 Comment maniere encline a tenir moyen. De la balance [368]. Du ruby. Les deux Chevaliers sunt Honte et Paour: et parle de leur difference. Et porte l’ung en son escu une untcorm et l’aultre le lievre [369]. Honte a regard ä honneur. Comment vray amour a regard au salut de la vie. Exposition des deux eschez. Exposition de la unicome [370]. Chy apres dit, comment la femme se doit garder et deffendre. Le lievre segnefye paour. Fable de Athlante [371]. De Dapnes et de Peneuz [371]. Exposition du lievre qui dort, les yeulx ouvers. Les deux Chevaliers dessusdit sont de saphir; et parle de ses proprietez [372]. Les deux rocs sont Doulx Regard et Bel Accueil, et portent en leurs [escus] la kalende et la seraine de mer, et sont fait de thopasse [373]. De la pucelle, qui se creva les yeulx [374]. Comment Doulx Regard est messagiers du euer. Les proprietez de la kallande sont trois. De la blance couleur. Chy apres parle de la seraine et de ses proprietez [375]. Les Vertus qui accompaignent Bel Accueil [376]. Fol. XI r’ Comment Bel Accueil ressamble a la seraine. De la pierre de thopasse et de ses proprietez. Exposition des choses dessusdittes [377]. Chy apres parle des alphins qui sont Franchise et Pite, qui portent en leurs escus le coullon [Dresd. un coulombel] et le pellican, et parle de leurs proprietez, et sont faits d’une pierre, nommee heliothropia. Chy apres parle des proprietez du pellican [378]. Comment Pitie nourrist les amoureux [379]. Exposition de celle pierre. Chy dist comment Franchise et Pitie font moult de mutations es cuers [380]. Chy apres parle d’aultres vertus de (h)eliothropia [381]. Chy parle du Roy des esches, et ch’est le euer amoureux, qui porte la tourtroelle en son escu et est fait de ung deamant [382]. Chy apres parle des proprietez de la tourteroelle [3 83]. Exposition. Comment femme ne doit pas estre double en amours. Comment loyaulx amans mettent en non challoir le delit [384]. Comment femme se doit garder, quant eile a perdu son amy. Comment la tourtroelle paist ses pouchins de nuit [385]. Le cuers amoureux doit avoir les conditions de la tourtroelle. Les proprietez du deamant. Exposition. Le euer de la dämme donne -par amour vault contre venin. Le Rov estoit monte sur ung cheval fait d’une pierre, nommee abeston, et segnefye Loyaulte [386]. Chy apres parle des esches de l’acteur, desquelz il devoit traire, qui estoient tous de fin or [387]. Digitized by Google 7 Amours conforte le euer [387]. Le prtmier paonnet est Oyseuse, qui porte en son escu ung arbre secq [388]. Le deusisme paonnet est Regard, qui porte le cle/ \ Le troisime paonnet porte le tigre [389]. Du tigre et de sa condition [390]. Aultre exposition. Comment on ne doit pas proceder en ceste guerre par forche [391]. Le IHI e paonnet avoit le merle en son escu, qui segnefye Delict. Ch’est delectation. Exposition du merle et de ses proprietez. Fol. XI V “ Comment les amans sont plus joieulx en printemps [393]. Le chinquisme paonnet est Doubte de faillir et porte le luppart [394]. Deux mouvemens de paour. Ce que Famant doit faire, quant ce vient a l’amer. Chy apres parle de la nature du luppart [395]. Le VI* paonnet est Souvenir et porte le miroir concave, qui segnefye memoire. La cause d’amour. et de haynne, qui sont es bestes de diverses especes [397]. Exemple de la brebis. Chy revient au pourpolz de Souvenir [398]. Du miroir concave. De la figure de Fespere (sph£re). Du miroir colompnaire. Du miroir perainidal [399]. Troix manieres de veoir. Chy apres parle de miroirs sperieques [402]. Des deceptions qui sont es miroirs concaves et des sperieques [403]. Exposition [404]. Souvenir se puelt comparer au miroir concave. Comment souvent art et esprent Famant [405]. Chy apres dit que le VIF paonnet est Beau Maintieng, et portoit le eigne en son escu [406]. Exposition en troix poins. Difference entre Bel Accueil et Beau Semblant et Beau Maintieng. Comment Famant doit ressambler au eigne [407]. Le allure du eigne segnefye belle maniere que Famant doit avoir. Le huitisme paonnet est Bien Celler et porte la chuette [408]. Commeint Bien Celler fait en amours deux proffiz [409]. Exposition. Le fierge est Plaisanche et porte en son escu le papeillon. Les proprietez du papeillon. Les deux Chevaliers qui sont Hardement et Doux Parier et portent en leurs escus le lyon et la harpe [410]. Nota notable. Forche est vertu moral, et moyenne entre hardement et paour. Nota, que on ne doit point estre honteux en amours vers une femme [4 1 1 ]. Nota, que hardiesse en amour doit estre raisonnable. Comparoison du lyon au jovene amant. Du deusime Chevalier qui est Doux Parier, et qui porte la harpe Orpheus [412]. Fol. XII*" Comment troix choses parfont belle maniere de parier. Comment on doit parier en amour entendiblement [413]. Digitized by c^ooQle 8 De Orpheus et de sa harpe [414]. Comment ceste fable fu faitte ä la loenge de inusicque [415]. Exposition. Comment Orpheus, atout sa harpe, segnefie Doulx Parier. Aultre exposition [416]. Ceste fable monstre Ia vertu qui est en beau parier [417]. Les deux rocs sont Pacience et Perseverance et portent la coulombe [Dresd. ebenso coulombe] et le cok en leurs ensaignes. De perseverance. Comparoison de Häver et du cok [418]. De la voix du cok [418]. De pacience et de ses vertus [419]. Comment pacience a en soy humilite. La cause, pourquoi on doit amer honneur [420]. De la pacience Job et Antigon us. De la pacience Scipio [421]. De la pacience Anaxagoras. Pourquoi pacience est mise avuecq les esches. Comment pacience et perseveranche sont necessaires en amours [422]. Chy apres parle des deux alphins qui sont Desir et Esperanche. Deux choses sont ou mouvement de courage [423]. Comment Desir faict commenchier la bataille d’amours [423]. Comparoison de Desir au ray de feu. De Esperanche qui modere le Desir [424]. Esperanche fait doulchement soustenir les adversitez [424]. La nef d’esperance doit avoir prudence qui est le gouvemail [425]. De prudence. Du voile [426]. De l’ancre. Comment attempranche a regard au sens de touchier et gouster, et non a oyr et ve’ir et oudourer [427]. Pourquoy eile a Heu es deux sens dessusdis. Comment gouster et touchier sont donnes aux bestes pour deux causes [428]. Les alphins segnefient les juges et les conseillers *) [429]. Du trait des alphins. Comment le bon juge doit avoir en lui troix choses [430]. De Alixandre et de Dyogenes. Fol. XIIv“ Chy apres parle et dist que deux choses sont, qui sont contraires ä conseil. Le Roy des esches amoureux portoit le paon en son escu [431]. Chy apres parle de la figure du paon. Exposition. Chy aprks parle des traits des deux amans, et comment le jeu se parfist [433]. Die Beschreibung des Spiels zeigt in den Pariser Handschriften nur sprach- liche, keine sachlichen Abweichungen und Unstimmigkeiten. Sie wird uns, wie folgt, überliefert *) : *) Vgl. hierzu von der Lasa „Zur Geschichte und Literatur des Schachspiels“ Leipzig 1897 S. 60 ff. und van der Linde „Geschichte und Litteratur I, 281 2 ) Zum Vergleiche sind die entsprechenden Stellen des Dresdener „Livre rym£“ mit abgedruckt. Digitized by Google 9 Fds. fr<^. 143 , fol. 352 r °, col. 1, Zeile 25. C’est done ce que l’acteur, dont nous j>arlons, vouloit enten- dre par l’eschequier d’amors et par lcs esches dessusdit, qui ordonnes es- toyent, pour grever et pour traire roii- tre la jeune damoiselle, que Amors et Deduvt lui monstroyent ou vergier amoureux, si romme il faint. Cy parlerons apres de leurs traits et de leur jeu, romment il se parfist sce- lou sa merveilleuse ymagina- cion, qui devant a este touchie, des le(s) commencement de ce livre present. Et pour ce qu’on puist myeulx entendre et concevoir les traitz et le proces du jeu ymagine par Pesch equier sensible, nous seigne - Col 2 rons les poins de l’eschequier par lettres. Car, se nous considerons bien les traitz faitz d’une part et d’aultre, nous trouverons, que ung droit mat d’une fierge s’en ensuivra cn rangle, si rome il a este aultrefoiz dit. — Le Premier trait donc de la damoiselle , qui commeinja le jeu, par le eonunandement d’ Amors, fut d’utig sien poonnet qui es toi t le second devers sa dextre main, lequel portoit en son escu l’ensei- ^ gne d’une rose, par lequel nous devons Beaulte entendre, come il a este dit. Elle trait donc premiere- ment de bl en hm, de Beaulte, si come l’acteur faint, pour nous signifi- er que beaulte est entre toutes les aultres graces amoureuses, qui peuvent estre en femme, la plus notee et la plus efficace pour esmouvoir et at- traire a amour les cueurs des re- gardans et celle qui communement premierement se presente et en luv regar- clant aussi plus voulenticrs arrcstent: et de ceste beaulte avons-nous ja parle plus longucment devant, en plusors lieux. Pour ceste cause faint aussi l’acteur dessus dit, qu’il trait aussi apres, pour deffendre son jeu contre la damoiselle, de son paonnet, qui j>< >rtf >it en son es- (Die Zeilenabteilung der Hdschr. ist bei- behalten.) Le livre rynnL Dresden O 66 . Fol. 24 v ‘ Col. 2. Adont commencha la bataille, Qui me mist a desconfiture, S’en orez toute Pa venture. - Quant la damoiselle entendit Le Dieu d’amours, plus n’atendit : Ains ala traire maintenant D’ung paonnet trop avenant, Kt dont trop gerne yert la fachons, — C^e fu de celluy qui secons, Au les de sa main destre estoit, Qui la rose en l’escu portoit. Dresd. Fol. 25 '" Col. 1 Z. ij. Se je m’esbahy et merveille, Ce ne fu mie de merveille. Nient mains, quant eile ot trait ainsy. Je trav d’un paonnet aussy Second, vers ma senestre main 2 Digitized by CaOOQle 10 cu la clef, — c’est a dirc, qu’il trait contre eile de Regard, qui de la grant beaulte qu’il vit, s’esmerveil- la, sicome dit la ryme — et fut celuv trait de bo en btt. — Apres cc trait aussi sec on dement la jeune damoiselle, pour conforter son pre- mier trait, de cl en cm, de 352 v ° ung aultre paonnet qui Vaignelet Col. i portoit en son escu, c’est a di re qu’elle trait de Simplesce qui joignoit ä Beaulte: et, & la verite, ces deux paonnetz sont molt bien seans ensemble. Et celluy apres seconde- ment retrait contre celuy aussi, cest ä savoir de co en cn, du paon- net qui le tigre portoit , c’est a dire de Doulx Penser, sicome il [il] fut par devant expose. Le tiers trait de la damoiselle fut en trayant sur coste de Beaulte, c’est assavoir de b m en cn, et 1<\ print eile Doulx Penser que celluy y avoit mys de- vant, aussi que en menassant la fiei - ge de son ad verse partie et le paon qui estoit avec eile. Et pour ce retrait Col. 1 Z. 58. Car j’avoie boute avant Mon paonnet au mireoir, Qui me tist merveillez veoir. Car chilz mireoirs me rapporte Au devant, par sa vertu forte, Tant de figures pr£cieuses, Attrayans et d^licieuses, Digitized by Google 19 35 5 1-1 myreoirs. L’acteur donc dessusdit Col. 2 q U j tous jeunes amans, come dit est, nous peult representer, veult dire que celluy trait de souvenir, qui est aussi come ung droit my- reoir, qui represente a Tarne les cho- ses qui se myrent en luy, cdtne il fut dit, — lui rapportoit adonc les eschez et les traitz de celle da- moiselle qui jouoit contre luv, — 35 5^' et plusieurs plaisans choses, precieuses Col. i et belles, qui dessus Teschequier dessusdit se monstroyent (c’est assavoir ses paonnetz plaisans et sa fierge excellente et ses rocz et ses al- phins et ses deux Chevaliers) et luv ramentoit la preciosite de leur noble inatiere et leurs plaisans figures, en laquetle chose il se delit- toit, sicome il faint. Et dit qu’il ne luy chaloit ntais, s'il estoit matz et desconßtz par eile. Et pour ce aussi dit il, qu’il s’y entre- ublyoit aussi come le tigre se oblye au inyreoir qu’il treuve en son chemin. C’est a dire bri- efment, que le jeune amant aul- cunesfoiz secretement retoume en sa pensee les gräces et les biens qu’il a vfcu en celle, oü il a mys son vmaginacion, que souvenir luy ramaine au devant en l’absence d’icelle, sicome sa beaulte et sa simplesce, la jeunesce de eile, la faiticete de son corps, son sens, sa honte sa noblesce, son doulx semblant et sa maniere gente, son doulx re- gard, son gracieux acueil, et comment raison Ta sagement pourvgue de honte et de paour pour son honneur garder: lesquelles choses luy font ymaginer qu’il ne peult estre, que une teile per- sonne, si süffisant et de teile ex- cellence, ne soit franche et piteu- se et amyable et doulce de sa droite nature: en laquelle chose, ainsi consideree, son desir se con- ferme et son esperance croist; si Et tant de merveilleuses choses Qui sont sur Teschechier encloses, Qu’oncquez puis je n’os soing d’entepdre A moy revengier, ne deffendre. Dresd. ibid. ff. Pour le doulz penser, qu’ä moy mirent Les choses, qui adont se mirent En ce bei mireoir concave, Ne me chaloit de mat ne d’art , — Ains m’vert toute chose noyens, Fors que de moy mirer lavens. Dresd. Fol. 26*" Col. 2 Z. 4. | Si mV suy melancolyes I Tant, que tout me suy oublyes, Ainsy que le tigre s’oublie Au mireoir, par sa folie. Digitized by c^ooQle 20 3 5 5 v " se delitte et resiovst cn ce tres gran- C°I. 2 dement, et luv est lors ad vis qu’il n’esj: dame ne damoiselle ou monde, qui se peust a cellc compa- rer, — ne eur si grant, ne delit si parfait qui cn pourroit joyr. Et, a la verite, s’il ne semble a Fa- mant que s’amye soit teile qu’il ne vouldroit avoir l’amour, ne l’accoin- tance de nulle aultre que d’ellc, — ce ne pourroit estre proprement bien aymc par amours. — Et pour ce faint l’acteur, qui en tel point estoit), et dit aussi pour luv excuser, que ce n'est pas merveille, se il se amusoit aux choses dessus dites, que Souvenir lors luv ramentait, — et qu’il en devoit bien estre aussi excuse, s’il y prenoit matiere d’estre mate et de perdre le jeu, aussi que s’il voulsist dire, que nulz de ce doit merveiller. Et pour ce aussi dit il finablement que, par ainsi muser trop affi- chement, le jeu fu ramene a ce qu’il ne luv demoura de sa partie que trovs eschez tant seulernent : c’est assavoir son rov et son senestre alphin et le paonnet, dessus dit, au myreoir: c’est ä dire qu’il ne luy demoura que le eueur amou- reux qui a en luv franchise et li- berte de luy du tout octroyer ä amours, ou de luy en eslongier et retraire, — corae il fut dit devant. Et pour ce fut il dit que le euer est le droit rov et doit estre des a- moureux eschez. Son roy demoura pour attendre le mat et son senes- tre alphin, c’est Esperance et Sou- 356^ venir aussi: Et ce n’est pas ain- Col. 1 si faint sans raison ; car amours ne peult estre en ce propos, se le euer de fait ne ayme — et s’il aussi ne desire estre amez et s’il n’a esperance qu’il y puist advenir fina- blement, — come il a este dit. Et si seroit aussi tost l’amour oblyee, se Sou- venir ne la ramentevoit. Et pour ce sont ces deux esc he z du moins Dresd. Fol. 26 v " Col. 2 Z. 35. Se nies cuers dont y entendoit Songneusement, nulz ne s’en doil Ksmerveiller, selon raison ; Et se j’y prendove achoison, D’estre matez tr^s durement, S’en dov estre, mon jugement, Escusez aussi de legier. ibid. ff. Finablement, — pour abregier, — Li jeux ä ceste fin ala: Je musav tant, et chä et Iä, Com honis qui mal son jeu regarde, Que je ne me donne de garde, Pour certain, qu’il ne me demeure De mes eschez, en petit d’eure, Que trois seulernent, en la fin: Mon Rov et mon senestre aulphin; Et li paorinez fu li tiers, Oü je musay si voulentiers Pour le mireoir, qu’il portoit, Qui plaisamment me confortait. NB. Zwei Figuren (hier, der linke Alphin und ein Paonnet) müssen also dem matt zu setzenden Könige gelassen werden! Digitized by CaOOQle 21 Necessaires au mat faire. Mais la damoiselle, ce dit, demoura au contraire garnve de deux rocz, c’est a dire de Doulx Regard et de Bel Acueil, et de pluseurs aultres eschez aussi, tant qu’elle le peust raater quelque part qu’elle voulsist, assez legierement, sicome il faint, es quatrc poms de Teschequier mes- mes. Ce qu’il faint oultre aussi, que quant il veit qu'il ne pouvoit eschapper d’estre mat, il se sentit fremir et frissonner et tel leinen t le euer et le corps transmuer, que il en perdit la parolle et l’advis, — briefment ce signifie, que les jeunes amans sont aucunesfoiz en leur nouvellete si entreprins d’amour et si fort appressez, qu’ilz ne scevent souvent, qui leur advient, — ains sont aussi come tous alterez et tous raviz, pour la forte pencee exces- sive et nouvelle, qui ainsi les distrait et les estrange de toutes aultres choses, que, de penser, sans plus, a leurs amours, tant ont en ce grant soing et grant solieitude. -- Et ja a il este dit, par devant, que, par ainsi penser trop curieusemcnt a leurs amours, aucuns en ont este 356^ faitz meleneolieux et tous a- Col. 2 lienez. Et pour ce peult bien dire celluy, qui est en tel point, celle chan<;on qui dit: „Je suis entre en pensee nouvelle; au euer me point ung amoureux desir!“ Et pour ce dit aussi le Romani de la Rose \ sicome il a este devant ramenteu, que Nouvel Penser est une des cinq sayetes doulou- reuses, dont le Dieu d’amours trait. Par ce nous est aussi assez signifie la grant vertu et la grant efficace (jue amours a sur nature humaine qui ainsi a pou- oir de transmuer non mye Ta- rne seulcment mais mesmes le coqis. Et jiour ce dit lacteur que nul ne scel nouvelle de la mutacion qui luv advint en Dresd. Fol. 27^ Col. 1 Z. 1. Mais celle demoura garnie De deux rocz et d’aultre mesnie, Si qu’elle mater me peuist, En quelque lieu qu’il luv pleuist, — Es quatre poins l ), ou aultrement, A sa voulente purement. Das nun folgende Endspiel der Dame löst die sehr einfache Aufgabe, den durch die beiden rocz und den rechten alfil auf 2 Felder in seiner linken Ecke beschränk- 1 len König des Spielers mit ihrer fierge | und ihrem ersten paonnet in fünf Zügen, ! von vorgerückter Stellung aus, matt zu | setzen. — ! - - •) Auf einem der 4 Mittelfelder des ' Brettes; s. v. d. Lasa S. 129. Digitized by VaOOQle — 22 pensant a la damoiselle, qui jou- oit contre luy, et aux eschez pre- cieux et plaisans, dont eile es- toit garaye, — fors Amours et Nature pour ce que Amours estoit cause du mal que Nature sentoit. Apres ce faint l’acteur que celle damoiselle, qui n’avoit riens scßu de son aventure amoureuse, entendoit a parfaire son mat et fist ses rocz approcher: c’est assavoir Doulx Regard et Bel Acueil, — et par dire eschec le contraint de retraire son Roi jusques en l’angle senestre, et la le tint si court qu’il n’avoit que ung seul point oü son Roy peust traire, — c’est ä dire qu’il fut ä ce point meuz qu’il ne pouvoit plus resister au mat: et pour ce faint il oultre, que ses rocz 356 v ° dessusdit et son dextre alphin Col. i (c’est a dire que Doulx Regard, Bel Acueil et Franchise) et son paonnet prenterain qui portoit le Croissant, (c’est k dire Jeunesce qui fait bien au propos) et Moniere Avenant, qu*il faint estre sa fierge feirent principalment le mat. Nous devons scavoir donc, pour myeulx la chose entendre et ramener aux droit z traitz et au droit jeu des eschez, ainsi que l’acteur dessus dit le faint et ymagine, — que le jeu dessus dit, apres plusors traitz faitz et plusors eschez prins, d’une partie et d’aultre, dont il ne convient ja plus faire mencion, — finable- ment fut ramene a ce que le jeune amant, dont nous parlons, avoit son Roy, come dit est, par force cai- che 014 senestre angle , c’est assavoir 014 poiut aq et son alphin senestre, c’est a dire Esperance, en son point premerain, c*est a dire en c q (combien qu’il eust ja trait par devant plusors foiz) et le paon aussi de Souvenir estoit trait et as- sis en fm (Sans faille il v a vait ung paon contre luy si qu’il ne pouvoit traire). La damoiselle ibid. ff. Z. 28. Toutes foiz li cuers me revint Assez tost et si bien m’avint Que nulz n’apperchut m’aventure, Fors li Dieux d’amours et Nature. (Ces deux-lä, ce n’est mie doubte, Sorent bien m’aventure toute.) Mes, quov que mes cuers adont sente, Riens n’en savoit la dame gerne. Ains entendoit au math parfaire, Oü il n’ot pas puis moult ä faire. ibid. ff. Z. 46. Elle fait les rocz approuchier, Pour mon Roy plus fort accrochier, Adfin qu’il n’issist de la voye: Et, par dire eschecq, tel Parroye, Qu’assez tost et ä pou de j angle Elle me chasse au senestre angle, — Et si court me tient (c’est li fins). A l’ayde de ses aulphins, Que mon Roy n’ot, pour luy retraire, Qu’un seul point, 0C1 il peuist traire. Dresd. Fol. 27^’ Col.. 2 Z. 1. Quant j’y fu ainsv enanglez Et plus fort encloz, qu’ä la clez, — Tost fu de moy rendre ä mat preste. Et la fourme du math fu ceste: Sen deu.r rocz et s cs aulphins destres (Dont moult gracieux fu li estres) Et le bei paonnet po iss ans (Oü figurez fu li croissans) Et sa fierge principalment Firent le math finahlement. ibid. ff. Son destre rocz deffent et garde, Par sa vertu qui loingz regardc, Digitized by ^.ooQle 28 aussi a l’autre lez, qui le tcnoit si court, avoit son dextre roc , c’est a dire Doulx Regard, en gp ra- mene, lequel gardoit cnme dit est quo le Rov de son adversaire ne peust vssir de sa voye. Et le senestre roc c’est a dire Bel Acueil estoit assiz en fq , lequel l’avoit, pour dire eschec, contraint de luy couvrir de ralphin dessus dit ; sa ßerge 356'° de l’autre part fut en bn assise. Col. 2 Laquelle fierge come dit est Belle Ma- iniere et plaisant represente. Et le paonnet dessusdit c’est a dire Jeunesce estoit derriere luv en am et son dextre alphin c’est a dire Franchise en cn , d’encoste, estoit aussi assis; son Roy aussi qui ne s’estoit bougies, estoit en son Pre- mier point demoures c’est a dire en ei. Le jeu donc dessusdit estant en tel party, il estoit tout evident que celluy qui est ainsi attrappez et tcnus ne peult fouyr, qu’il ne soit a cinq traitz de necessite matz, tnais qu’il vueille attendre. Pour ce fist celle damoiselle de son paon- net dessusdit, qu’elle avam;a, deux traitz, dont le premier fut de am en an et le second fut de an cn ao et le tiers apres fut de sa fierge de bn en co. Et pour ce que le Roy qui est ainsi encloz n*a point ou il puist traire, si ce n’est de aq en bq et de bq en aq retoumer, et il convient qu’il traye quant il n’y a aultre eschec qui puist traire, come il est en ce cas: se nous considerons dont* bien, il est necessite que le paonnet dessusdit, au quart trait qu’il fera le treuve lors en bq et qu’il luv dye eschec', cn trayant de ao en ap. Et lors sauldra la fierge qui traira de co en bp, en luy disant eschec et mal en 1 * angle . Que mon Roy. par nulle manidre, N’ysse de la roye premi£re. — Li aultres dire eschec me vint, Si quez couvrir' le me convint De mon aulphin, qui n’iert pas loing, Qui me secouru au besoing. Et ce fist eile, — en verite, — Pour moy enclorre d ce cost£ Et pour son paon, ensement, Faire passer plus franchement Oultre le point de mon aulphin, Ce qui luy falloit faire en fin. — Son aulphin d’autre part estoit, Qui son jeu forment confortoit, — Comme ce luv est n£cessaire, — Car il devoit, au math parfaire, Le paon, que je dy, garder. ibid. Z. 35. Vous devez savoir toute voye Qu’aussv, cependant, je traioye A mon tour, pour le jeu tenir, Car je vouloye soustenir Et attendre sa voulenttL Plus n’avoient d’utilit£ Mon trait, — ne je ne plus queroie Pourquov plus vous parlongueroie. — Quant la dame ou gent corps par£ Ot bien tout son fait pr£pare, Si qu’elle ne povoit faillir, Elle fist son paon saillir Et sa fierge tres avenant, Pour parfaire le remenant. Quant ordonn£ les ot ä point Elle, dont je ne me plaing point, Du paonnet de bei arroy Me vint dire eschec ä mon Roy, Qui s’estoit vers mon aulphin trais, Fol. 27 v ". Si qu’il convint, qu’il fust retrais En l’angle, sans plus longue attente, Et puis de la fierge escellente, A la fin que tout consommät, Elle me dist: eschec et mat. r Digitized by Google Bemerkungen. 1. Wie eine Vergleichung der nebeneinander gestellten Texte ergibt, findet sich die symbolische Ausdeutung der Figuren mit ihren Wappenbildern und die Erklärung der Züge nur in der Pariser Prosabearbeitung der E. A. (die weiterhin kurz als Pa. bezeichnet werden soll). 2. Die Beschreibung des Schachbrettes und der Figuren stimmt in beiden Darstellungen überein, nur ist sie, wie eingangs bemerkt, in Pa. breiter angelegt. a) Das Schachbrett (l’eschequier), l ) aus Magneteisenstein (pierre d’ayemant), hatte seine regelrechten bq Felder (point), die abwechselnd die Grundfarbe des Brettes, d. h. die dunkle Farbe des Magneteisenerzes und die helle Farbe des Bernsteins, mit dem die Hälfte der Felder eingelegt war, zeigten, (une partie des poins de l’eschequier estoyent de la pierre mesmes et les aultres estoyent fair de ambre qui des medicins est appclle kalabre. Pa. fol. 28(1*° Col. 2). In der Schachbrettzeichnung von Pa. (s. S. 18) sind die Felder mit je zwei Buchstaben bezeichnet. b) Die Figuren (eschecz) heißen: paon oder paonnet (Bauer), fierge (Königin), chevalier (Pferd), roeq (Turm), aulphin (Läufer), le roy (König). Alle Figuren, mit Ausnahme der fierge, die als gekrönte Königin dargestellt war, 3 ) hatten die Gestalt von Kriegsmannen. Sie trugen Schilde mit charakteristischen Wappenbildern. [Lesquelz eschez estoyent faitz de |)ierres prccieuses et de l ) L’cschequier fut fait de quarree figure pour ce, que il repr^sente la cit6 de la grant tiabiloim , en laquelle ce jeu fut fait premi£rement. Vgl. hierzu v. d. Lasa 1 . c. S. 110, wo Xerxes als Erfinder eines Spiels genannt wird. '*) Unter „Eschez“ sind sowohl in Pa. wie in Dresd. sömtliche Figuren gemeint, wie aus folgenden Rubriken hervorgeht: „Des eschez que la damoiselle avoit de sa partie et premierement des paonnez et de sa fierge“ und darnach „Des aultres eschez“. Vgl. im Gegensätze hierzu von der Lasa I. c. S. 110 und in Übereinstimmung damit ibid. S. 68. H ) Diese Auszeichnung der fierge ist bemerkenswert, da sie zu der Bedeutung der Figur im Spiele selbst schlecht paßt. Die fierge steht mit den paonnetz in einer Reihe in dem tabija sowohl als bei der Beschreibung der Figuren (vgl. die vorhergehende Anmerkg.). Sie hat lange nicht die Bedeutung des roeq, wie die folgenden Verse zeigen: Dresd. Fol. 25 i* 1 ' Col. 2 Z. 30 Si me suy adont percheus, due j’avoye est6 decheus Et que trop euisse mespris, Se j’euisse sa fierge pris ; Car eile peuist sans mesprendre Un de nies rocz pour neant prendre. Also: Die Gefangennahme der fremden Königin war mit dem Verluste des eigenen roeq zu teuer erkauft. Digitized by CaOOQle 25 diverses mani&res, entaillees aussi diversement, en forme de gens d’armes, — chacun selon ce qu’il affiert a sa nature, — excepte la fierge, qui come une royne estoit figuree et taillee: et si avoyent figures et enseignes certaines en leurs escuz pourtraictes et gravees, ainsi come pour les recognoistre myeulx . . . Pa. fol. 2 Q i v ° Col. i.] 3. Die Figuren der Spielerin waren aus kostbaren Steinen geschnitten. 1 ) Die Paonnetz bestanden aus Smaragden (estoyent faitz de esmeraudes tres fines Pa. 292*° Col. 1). Der 1., zur rechten Hand der Spielerin, trug als Wappenzeichen in sei- nem Schilde einen Halbmond [une lune nouvelle ou ung croissant] in Pa. mit der Bedeutung Jeunessc, der 2. eine Rose „ »» Beaulte, der 3. ein Lamm [aignel] „ )> Simplesce, der 4. einen Regenbogen [arc du ciel] „ J5 „ Doulx Semblant, der 5. einen Ring [annelet] „ if yy Faiticete, der 6. eine Schlange [serpentel] „ >> yy Sens, der 7. einen Panther [penthere] „ yy Bonte, der 8. einen Adler [aigle] „ » yy Noblesce. Die Königin (la Fierge . . ., c’est a dire la vierge ou la royne des eschez . . . Pa. vol. 302 v ° Col. 1) war geschnitten aus einem kostbaren Rubin (ä la similitude d’une royne couronnee), und trug als Abzeichen auf der Brust das Bild einer Wage. — Die beiden Chevaliers (Pferde) waren orientalische Saphir- steine; die Gestalten trugen im Wappen das Einhorn , als Sinnbild der Honte, — und den Hasen, als Symbol der Paour. Die Rocz (Türme) führten im Schilde die Lerche (kalendre, calandre), als Bild des Doulx Regard, — die Sirene (seraine de mer), als Bel Accueil. Sie waren hergestellt aus kostbaren Topasen. Heliotrop hieß der Edelstein, aus dem die beiden A(u)lphins Läufer 2 ) ge- macht waren, der eine mit einer Taube (un coulombel) als Sinnbild der Franchise, — der andere mit einem Pelikan (un pellican), der von dem Kommentator als Pitie gedeutet wurde. Le Roy (der König), aus einem Diamanten (dyamant) geschnitten, war die einzige berittene Figur und saß auf einem Pferde aus Asbest (abeston). 4. Die Figuren des Spielers unterschieden sich von denen seiner Partnerin nur durch das Material (sie waren sämtlich aus eitel Gold) und durch die Schild- zeichen. Diese letztem stellten sich nach der Auslegung des Kommentars dem Spieler (von links nach rechts betrachtet) dar: beim 1. Paonnet als Oyseuse unter dem Zeichen des dürren Baumes (Arbre sec), beim 2. als Regard unter dem des Schlüssels (cl e), beim 3. als Doulx Penser unter der Getalt eines Tigers ( tigre ), beim 4. als DeKt unter der einer Amsel ( merle ) y beim 5. als Double de faillir , im Bilde des Leoparden (luppart), 1 ) Vgl. van der Linde, Quellenstudien S. 177 Anmerkung, wo ebenfalls ein kostbares Schachspiel erwähnt wird mit Bauern aus „esmeraudes vertes com pr6 herbu“ u. s. w. *) Der aulphins wird nirgends „fou“ genannt, obschon diese Bezeichnung schon in dem altern Rosenroman vorkommt; wohl aber wird hervorgehoben, daß er nach Funktion und Rang im Spiel dem Conseiller und Juge, und ebenso der Rocq dem „Lieutenant et Vicaire d’un roy“ zu vergleichen ist. Vgl. van der Lasa 1 . c. S. 98. Digitized by c^ooQLe beim 6. als Souvenir , da dieser einen Hohlspiegel trug (un mtreoir concave), beim 7. als Beau Maintien, dem ein stolzer Schwan ( cygne ) f und beim 8. als Bien Celler , dem die Eule (ch(te)uette) als Symbol diente. Die Fierge (Königin) des Spielers hatte ihre Brust mit dem Bilde eines Schmetterlings (pappeillon), der Plaisance bedeuten sollte, geschmückt. Der linke Chevalier (Pferd) trug im Wappen einen Löwen (als Harde- ment ), der rechte den Orpheus mit der Harfe, der als Doulx parier gelten sollte. Der Schild des rechten Rocq (Turm) zeigt dem Beschauer als Abzeichen eine Säule l ) (= Patience), der des linken einen Halm (= Perseverance). Der Alphin (Läufer) zur rechten war zu erkennen an einem Feuerstrahl )ray de feu) = Desir, der linke an einem vollständig aufgetakelten Schiffe (une nef, gamie de mas et de tref) als Träger der Esperance. Der goldene König (le Roy) saß auf massiv goldenem Pferde und führte im Schilde einen Pfau. 5. Die Aufstellung der Figuren. Während in Dresd. unter der Rubrik „Comment le jeu se commencha“ [direkt hinter dem die Schachpartie darstellen- den Miniaturbilde, fol. XXI Col. 2] der Autor, als Spieler , nur kurz bemerkt: „Quant nos gens eusmes ordonne, „Si com je vous ay sermonne, 2 ) „Je semons la dame tres gente, „Qui sur toutes yert diligente „Et curieuse d’onneur faire, „ Quelle voulsist premiere traire,“ — wird in Pa ., wie schon bemerkt, eine genaue Bezeichnung der Felder durch je zwei Buchstaben vorgenommen 8 ) und zwar werden (von der Seite des matt zu setzenden Spielers gesehen) links beginnend, die Felder der 8 senkrechten Reihen mit je einem der Buchstaben A — h, ihrer natürlichen Ordnung nach, und ebenso die Felder der 8 wagerechten Reihen von oben nach unten mit den Buchstaben i — q bezeichnet. [Wir haben also 4 ) mit der gewinnenden (weißen) Partie die Felder ai — aq senkrecht übereinander zu unserer Rechten, — und, von rechts nach links, in der untern Reihe die Felder ai, bi, ci . . . hi]. In der eingefügten Schachbrettzeichnung sind die Figuren mit ihren allegorischen Namen eingeschrie- ben. So erhalten wir ein Aufstellungsbild, das mit dem bei von der Lasa, 1 . c. S. 110, gegebenen tabija fast übereinstimmt. 5 ) In der ersten Felderreihe steht J ) Li senestrez en son blason Portoit un lyon tr6s bien fait, — Li destres y ot contrefait (fol. XXIV^ Z. 1) Orpheus qui tient une harpe L’enseigne de mon rocq destre yert A une coulombe semblable, Pour grant fais soustenir ayable; - L’enseigne aussi de l’autre rocq Fu de la figure d’un cocq. (Dresd. fol. XXlVr" u.) *) Gemeint ist nur die Verteilung der gens (Figuren) nach rechts und links. Eine Ordnung nach Felderreihen ist nirgends angegeben, läßt sich jedoch aus der Art der ersten Züge erschließen. 8 ) S. Seite 9 u. 18. 4 ) Vgl. am Schlüsse die nach der Drehung des Brettes sich ergebenden Bilder. 6 ) Die Empfindung, daß dies tabija das Ergebnis von 15 beiderseits gleichen Anfangs- zügen sei, macht sich nirgendwo geltend. Dresd. und Pa. sehen diese Aufstellung als erste an. Digitized by CaOOQle 27 der König (auf dem Felde seiner Farbe) und mit ihm die beiden Aulphin; der Platz der Fierge ist leer; vor diesem und dem Könige stehen — in den zweiten Reihe — die Chevalier, daneben, links und rechts, die Rocq. — Die Fierge ist mit den Paonnetz in die dritte Felderreihe gerückt und teilt ein Feld mit dem ehedem vor ihr plazierten Bauern. 6. In bezug auf den Gang der Figuren ist zu bemerken, daß die Rocq (Türme) und Chevalier (Pferde) genau ziehen und schlagen wie heute. Die Alphin (Läufer) jedoch springen zu Anfang drei Felder überkreuz. l ) Die Paonnet (Bauern) rücken nur geradeaus ins nächste Feld und schlagen schräg vorwärts. Die Fierge (Königin) rückt und schlägt schräg um je ein Feld ihrer Farbe; der bei ihr stehende Paonnet (Bauer), der sie ursprünglich schützt, wie sie ihn, 2 ) — und der auch mit ihr gefangen werden kann, 3 ) folgt ihr beim Vor- rücken nicht. 4 ) Der König darf nur immer ein Feld weitergezogen werden. Er darf nicht volistättdig beraubt werden. Bis zum Ende des Spieles verbleiben ihm ein Paonnetz und sein linker Aulphin, obschon der eine Turm (Rocq) der Spie- lerin diesen unter andern Verhältnissen wegnehmen dürfte. 7. Die Aufgabe des Siegers bestand darin, den feindlichen König mit seiner Königin (Fierge) in der Ecke matt zu setzen : en luy disant eschec et mat en l’angle. 5 ) Von n haver u ist in der Prosabearbeitung nicht die Rede, was hervor- gehoben werden muß, weil der Ausdruck „ave“ in dem „Livre ryme“ zweimal gebraucht wird: Dresd. fol. XXIII r ° Col. i Z. 1 „Mais chascun s’est si bien tenu „Qu’il ny a mat ne ave eu; 6 ) l ) Vgl. van der Linde „Quellenstudien . . .“ S. 85. 2 ) . . . celle fierge parfaite Avec le paonnet jolv Qui la gardoit et eile ly, . . . (Dresd. fol. 26^ Col. 2). a ) „Elle n’atendy pas une heure, „Ains prist ma fierge, sans demeure, „Et le paonnet ensement „Qui fu, des le commencement „Assis en ce mei'sme lieu.“ (Dresd. fol. 25 r ° Col. 2). 4 ) Es ist dies wenigstens nach dem sonst regelmäßigen Gang der Paonnet anzu- nehmen. Der schützende Paonnetz kann wohl beim Schlagen schräg mit vorrücken; vgl. Dresd. fol. 26*°. Col 2 Zeile 13 ff. „Car la damoiselle jolie „Boute avant sa fierge polie „Et le paonnet, — si m’assault „Et me fait un nouvel aussault.“ Beim Endspiel der fierge ist von dem begleitenden Paonnet nicht mehr die Rede. Ä ) Der Verfasser des „Livre rym£“ überreicht dieses seinen Lesern und allen Schach- freunden mit den Worten : „Car si trouveront y, comment „Je fus au jeu, n’a pas gramment, „D’une fierge en l’angle matez. — „Par les trais tant fus pr£s hastez „De celle, qui (au bon retraire) „Si gracieusement sot traire „Au jeu, que je dy, des esch£s, „Qu’onques tant n’en sot Ulixes.“ ®) Die Worte beziehen sich auf das nur beiläufig erwähnte Spiel der Dame gegen Deduit, das der Partie mit unserm Autor voraufgeht. Digitized by CaOOQie 28 und fol XXVK Col. i Z. 4g „Pour le doulz penser, — qu’ä mov mirent „Les choses, qui adont se mirent „En ce bei mireoir concave, — „ Ne me chaloit de mat ne d*ave“ . . . x ) Diese letzte Stelle ist mit Ausnahme des Wortes „ave“, das durch „descon- fiz“ wiedergegeben ist, annähernd gleichlautend in die Prosabearbeitung über- nommen (s. S. iq). Die geflissentliche Vermeidung des Ausdrucks „(h)ave“ er- klärt sich genugsam aus dem oben festgestellten Verbot, den König völlig zu berauben. — [„Have“ oder „ave“ ist mit W. Foerster (Zfr P. V. 07) offenbar als der (adjektivische) Ausdruck anzusehen, durch den der sog. „roi depouille“ für „matt“ erklärt wurde. Von der Lasa hält das Verbum (h)aver = avertir für ursprünglich, — und dementsprechend „(h)ave“ für einen Wamungsruf, gleich dem späteren „Gardez“ bei der Königin (1. c. S. 55). Diese Auffassung geht jedenfalls zurück auf die bei Francisque Michel zu Vers 7410 des Rosen- romans gegebene Anmerkung, die das Wort mit lateinischem „ave“ zusammen - bringen will. Etymologisch muß indes das afrzs. (h)ave noch als unerklärt gelten. — Vielleicht darf auch die Frage aufgeworfen werden, ob in dem von den Schachautoritäten 2 ) mehrfach erörterten Satze der „lombardischen Spielregel“, — fds. fran<;. 1173, — der nach von der Lasa (Gesch. S. Ö7) lautet: „Et puet on prendre toute le gent et demeure li rois tous sens et li conuient traire traits por trait tant ke il plaist a se contre partie ne nia point daiue“, — das letzte Wort nicht als d'aive (= d’ave), statt als d’aiuc (— Hülfe) zu lesen ist. Der Sinn, den von der Lasa der Regel gibt, würde durch diese Auslegung nur bekräftigt. Der Satz würde dann heißen : „Et puet on prendre toute lc gent, et demeure li rois tous se«s, et li convient traire, trait por trait, tant ke il plaist ä se contre-partie, — ne n’i a point d’aive “ (und es gibt kein aive, ave oder have). Er enthielte also die Bestimmung: auch der vollständig beraubte König muß weiterziehen und kann nicht deshalb, weil er alle andern Stücke verloren hat, durch ein ihm zugerufenes (h)a(i)w 8 > für mat erklärt werden.] 8. Das Spiel selbst wird mit ungleichen Kräften geführt. Der Spieler ist Anfänger in seiner Kunst und wird außerdem durch alle möglichen Nebendinge abgelenkt. Als er seine beiden rocz verloren hat, sagt er selbst, dies sei nicht zu verwundern, da er vom Spiele nur wenig verstanden habe et si n’y savove qu’un poy du jeu.) Er inißt sich selbst die Schuld an seiner Niederlage bei, weil er seine Aufmerksamkeit mehr auf die Figuren seiner Gegnerin als auf seine eigene Sicherstellung gerichtet habe. Dresd. fol. XXVI^* Col. 1 Z. 31. Die Partie erweckt daher im ganzen auch nur Interesse vom kulturhistorischen Standpunkte aus. Ein Schachspieler kann wenig daraus lernen. Die Unkenntnis des „acteur“ ist wohl nicht ganz „faint“ (fingiert), und nur mit Mühe hat er, was er aus andern Quellen entlehnt hat, für seine Zwecke zurecht gemacht. Der Kommentator hat sein Möglichstes hinzugetan. l ) Die beiden zitierten Steilen zeigen das Wort „ave“ als Synonym von „mat“. Vgl. W. Foersters Yvain- Ausgaben und ZfrP. V, 97. ? ) van der I.inde „Geschichte“ I, 286. von der Lasa a. a. O. y ) Ob bei weiterer Forschung nach der Herkunft des Wortes das von Godefroy Dict. aufgeführte nfzs. aive, ave — lat. avia, avus brauchbaren Fingerzeig gibt, vermag ich nicht zu entscheiden. Digitized by Google + Endspiel: Weiß setzt mit der flerge matt in 5 Zügen. Digitized by ^.ooQle Digitized by Digitized by Digitized by ^.ooQle