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HISTOIRE GÉNÉRALE
ET ICONOGRAPHIE
DES LÉPIDOPTÈRES
ET
DES CHENILLES
DE L'AMÉRIQUE SEPTENTRIONALE, PAR M. jfA^^OISDUVAL,
Membre de plusieurs Sociétés savantes;
ET M. JOHN LECONTE, DE NEW-YORCK,
Membre de plusieurs Académies.
fjf^%i^vamn.
PARIS,
LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET,
KTIE BAITTEFECILLE, AU COIN DE CELLE DU BATTOIB.
Imprimerie de Jules Didot l'ainé, rue du Pont-de-Lodi , n° 6.
OUVRAGES D'HISTOIRE NATURELLE
QUE PUBLIE LE LIBRAIRE RORET,
RUE HAUTEFEUILLE, N° lO bis , A PARIS.
ScHOENUEnn. Synonymia insectorum CURCULIONIDES. Ouvrage com- prenant la synonymie et la description de tous les Curculionites connus ; par M. ScaoENUERR. 4 vol. in-8°. (Ouvrage latin,) Prix, 9 fr. chaque partie. La i"^ partie a paru en juin i833.
On trouve chez le même éditeur un petit nombre d'exemplaires restant de la Synonymia insectorum , du même auteur. Chacun des trois volumes qui composent cet ouvrage est accompagné de planches coloriées, dans lesquelles l'auteur a fait représenter des espèces nouvelles. Un demi-vo- lume, consacré à des descriptions d'espèces inédites, est annexé au troi- sième tome , sous forme d'appendix. Le prix de ces trois volumes et demi est de 3o francs pris à Paris.
Icônes historique des lépidoptères d'Europe , nouveaux ou peu con- nus ; par le docteur Boisdi3V.\i,.
Cet ouvrage, en faisant connaître les nouvelles découvertes, forme un supplément indispensable à tous les auteurs iconographes. Il contiendra environ trente livraisons. Chaque livraison se compose de deux planches coloriées et du texte correspondant, imprimé sur papier vélin. — Prix de la livraison pour les souscripteurs , 3 francs.
Collection iconographique et historique des chenilles d'Europe, avec des applications à l'agriculture. — Par MM. Boisduval , Rambcr et Graslin.
Cet ouvrage dans lequel toutes les chenilles seront peintes d'après la nature vivante , à leurs différents âges, par les premiers artistes ou par les auteurs, sur les plantes dont elles se nourrissent, formera environ soixante à soixante-dix livraisons, composées chacune de trois planches coloriées, et du texte correspondant, imprimé sur papier vélin. —Prix de chaque Uvraison pour les souscripteurs , 3 francs.
Ces deux ouvrages sont parvenus à la 1 6' livraison (juin i833), et MM. les souscripteurs ont été à même de comparer avec ce qui avait été fait jusqu'à présent, et déjuger par la haute perfection de la partie iconographique, que nous ne sommes pas restés au-dessous des promesses faites dans notre prospectus.
Faune entomologique de Madagascar, Bourbon et Maurice. — Lépidop- tères ; parle docteur Boisduval; avec des notes sur les métamorphoses, par M. SoANZiN.
Cet ouvrage, traité avec la même perfection et le même soin que les deux précédents, contient un grand nombre d'espèces nouvelles, la plu- part fort remarquables , ainsi que la description des espèces anciennement connues. Il se compose de huit livraisons grand in-8° vélin , et chaque li- vraison contient deux feuilles de texte et deux planches coloriées repré- sentant chacune un grand nombre d'individus.
Le prix de la livraison est de 4 francs. Toutes les livraisons sont en vente.
Iconographie et histoire des lépidoptères et des chenilles de l'Amé- liiQUE septentrionale; par le docteur Boisduval et parle major John Lb- conte de Nevv-Yorck.
Cet ouvrage, dont il n'avait paru que huit livraisons, et interrompu par suite de la révolution de i83o, va être continué avec rapidité. Les livrai- sons 9 et 10 sont en vente, et les suivantes paraîtront à des intervalles très rapprochés.
L'ouvrage comprendra environ quarante livraisons. Chaque livraison contient trois planches coloriées, et le texte correspondant. Prix pour les souscripteurs , 3 francs la livraison.
N Y M P ri A LIS.
97
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GENRE NYMPHALIS.
Nympiialis. Lai. , God.
Chenilles cylindriques, à tête un peu bifide; munies sur le dos de tubercules plutôt hispides qu'épi- neux ; portant ^r le second anneau deux tuber- cules beaucoup plus développés que les autres et souvent alongés en forme de cornes tronquées dirigées en avant; les poils ou petites épines des tubercules, renflés en massue à leur extrémité. Chrysalide anguleuse non métallique, à tête non bifide, munie sur le milieu du dos d'une protubé- rance très saillante. Insecte parfait : tête un peu plus étroite que le corselet ; yeux gros, saillants ; palpes médiocres , un peu écartés , un peu plus longs que la tête ; leur dernier article beaucoup plus court que le précédent , obtus ; antennes à- peu-près de la longueur du corps, renflées insensi- blement en massue alongée ; ailes larges , assez robustes , dentelées, toujours dépourvues d'yeux et de prolongements en forme de queue.
Les Nymphales se rapprochent beaucoup des Li- menitis , des Diadema, et d'un nouveau genre que nous avons formé avec quelques espèces propres au Mexi- que et à la Colombie. Elles sont toutes d'assez grande
I. "24
198 NYMPHALIS.
taille, et habitent les grands bois de TEurope et de l'Amérique septentrionale. Nous n'en connaissons pas des autres parties du monde.
Remarque. Dans mon Index methodicus, ] axais classé le Papilio populi d'Europe dans le genre Nyynphalis. Depuis la publication de cet ouvrage , j'avais engagé M. Cantener, lorsqu'il fit paraître ses Lépidoptères Rhopalocères de ï Alsace, à le réunir aux Limenitis, en lui disant que je n'étais pas certain que cette espèce fut identiquement du même genre que les Nympha- lis Ursula et Arthemis de l'Amérique septentrionale. Mais , ayant eu occasion de comparer cette année la chenille et la chrysalide de notre Populi avec celle <ï Ursula que j'avais reçue dans de l'alcool, je rétablis avec certitude notre espèce européenne dans le genre Nymphalis , dont elle a tous les caractères.
NYMPllALIS. 199
N. URSULA. Pi. Lin.
Alis dentatis fusci's ïitrinque cœrulescenti - micantibus ; postîcis ad extiinum fascia post'ca lineisquc duabus cceruleis ; singulis subtus maculis basilaribus fascin- quc vostica maculari aurantio-fulvis.
Papilio Ephestion , GoD. , IX , p. 42 , 11° 5 i .
Stoll, suppl. à Cr.\m. , pi. XXV, fig. i .
Papilio Ursula, Fab. , En t. Syst., III, I, p. 82,11° 257.
Smith-Abbot, Lepid. of Georg. , 1 , tab. X.
Nymphalis Ursula , GoD. , op. cit. , p. 3 80, 11° 101.
Elle varie pour la taille, qui quelquefois égale à peine celle de Po/jm// d'Europe, et qui souvent est notable- ment plus grande.
Les quatre ailes sont légèrement dentées , d'un brun noirâti-e en dessus, glacées d'une teinte bleuâ- tre , beaucoup plus prononcée vers l'extrémité des in- férieures. Ces dernières ailes ont parallèlement à leur bord terminal une double ligne noire en feston , pré- cédée d'une raie courbe transverse de la même cou- leur, ce qui forme trois rangées de lunules bleuâtres , dont les intérieures sont beaucoup plus grandes. Chez la femelle, le bleu occupe moins d'espace, et les lu- nules qui forment la première rangée sont tronquées, mieux marquées , plus petites , et appuyées chacune eu arrière sur un point fauve.
Les ailes supérieuies ont le sommet plus brun que
200 NYMPHALIS.
le restant de la surface et marqué d'une ou deux petites taches blanches. Leur bord postérieur offre deux rangées de lunules bleues ou ardoisées, plus ou moins bien prononcées , précédées intérieurement d'une ran- gée de points fauves souvent peu marcjués , et n'exis- tant quelquefois que sur la moitié de. Taile la plus voisine de la côte.
Le dessous des ailes est d'un brun un peu roux , glacé , dans le mâle , d'une teinte bleue violâtre , excepté au sommet des supérieures. La base de ces dernières est marquée , dans la cellule , de deux taches fauves entourées de noir et environnées de bleu ; la base des inférieures offre trois taches à-peu-près semblables ; l'o- rigine de la côte des unes et des autres est anssi d'une couleur fauve; le bord terminal des quatre ailes a deux rangées de lunules bleues , précédées intérieu- rement d'une rangée de taches fauves bordées de noir en arrière. Le corps est noirâtre avec le dessous du ventre blanchâtre.
La chenille est blanchâtre ou d'un blanc roussâtre, avec des nuances vertes qui couvrent une partie du dos ; le second anneau est armé de deux longues cor- nes ferrugineuses, un peu arquées ; le cinquième porte deux tubercules arrondis, de la même couleur; les autres tubercules sont verdâtres et peu saillants.
La chrysalide est roussâlre, avec le ventre nuancé de blanchâtre, et une bosse très saillante sur le milieu du dos.
La chenille vit sur les saules, salix, et , selon Abbot,
NYMPHALIS. 20I
sur le vacciniwn stramineum et quelques cerasus, dans plusieurs parties des États-Unis.
L'insecte parfait est assez commun en avril et juin.
S),02 NYMPHALIS.
N. AUTHEMIS. Pi. LIV.
Alis dentatis, fuscis , utrinque fascia communi alba stri' gisque duabus liinularuni cœrulescen dum ; subtus fiilvo maculatis.
Popilio ayHhemis. DnuiiY, /«5. , II, pi. X, f. 3, 4- Nymphalis lamina. GoD., Enc. , IX, p. 58o, n° loo. Papilio lamina. Far. , Ent. Syst. , III , I , i 1 8 , 89 1 .
Elle a le port de notre Nymphalis populi d'Europe , mais elle est ordinairement un peu plus petite.
Le dessus des ailes est d'un noir brun avec une bande commune, blanche, un peu au-delà du milieu, et une doublé série de lunules marginales bleues , sur les inférieures , et une seule sur les supérieures. Outre cela, ces dernières ailes offrent au sommet deux ou trois petites taches blanches , et les inférieures , chez les mâles, une rangée courbe de sept taches arron- dies , ou gros points d'un fauve roux , situés entre la bande et les lunules bleues.
Le dessous diffère du dessus, en ce que le fond est d'un brun pâle, excepté sur le bord postérieur qui reste noir ; en ce qu'il y a à la base de chaque aile quelques taches bleuâtres accompagnées de gros points roux; et, enfin, en ce que les premières ailes ont une série de points de cette dernière couleur, avant le double cordon de lunules bleues de l'extré- mité.
NYMPHALIS. 2o3
Les échancrures de toutes les ailes sont blanches de part et d'autre. Le corps est noir, avec trois lignes blanches le long du ventre ; les antennes sont noires.
La femelle est un peu plus grande que le mâle : chez elle , la rangée courbe , de gros points fauves , est remplacée en dessus par des lunules formées d'atomes bleuâtres; en dessous, elle offre le même dessin que le mâle.
Elle se trouve aux environs de New- York et de Phi- ladelphie.
ao4 NYMPHALIS.
N. DISIPPUS. PI. LV.
^lis dentatis fulvis , venis Ihnboquc posteriori albo ma- citlato , nigris ; posticis striga nigra recurva.
Nymphalis disippus. God., Enc, IX, p. SgS, iSa. Popilio misippus. Fab. , Ent. Syst. , III , 1 , p. 5o . 1 53. Papilio archippus. Cram. , 1 6 , A. B.
Cette Nymphalis a le même port que les deux pré- cédentes, et ressemble complètement, par son des- sin, à une Danais , particulièrement à XAixhippus. Elle varie pour la taille, qui est tantôt de deux pouces et demi, et tantôt de près de quatre pouces.
Le dessus des ailes est fauve, ou d'un fauve fer- rugineux, avec les nervures et les bords noirs ; le bord terminal est chargé de deux rangs de points blancs, dont les extérieurs plus petits, et placés sur les échancrures ;• vis-à-vis du sommet des premières ailes, où la couleur noire se dilate notablement , il y a en- core trois points blancs, suivis d'une bande macu- laire et transverse de quatre taches fauves.
Les secondes ailes sont traversées , au-delà du mi- lieu et du bord externe à Tangle anal , par une raie noire, courbe.
Le dessous des quatre ailes diffère du dessus , en ce que tout le fond des inférieures et les taches liiuves
Am.B.
PI. 6G.
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PI. G8.
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Jm . 3.
PI. 69.
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NYMPHALIS. 9o5
du sommet sont plus pâles , en ce que les points inté- rieurs du bord terminal sont remplacés par une dou- ble série de lunules blanches; enfin, en ce qu'il y a deux taches de cette dernière couleur à Torigine de la côte des ailes de devant, et souvent un point près de la base de celle de derrière. Les antennes sont noires ainsi que le corps; celui-ci est ponctué de blanc sur la tète et la poitrine.
La femelle est un peu plus grande que le mâle, et la seconde rangée de lunules du dessous de ses quatre ailes est dun blanc un peu bleuâtre; du reste, elle offre le même dessin.
La chenille est verte, variée de blanc, avec les pre- miers anneaux d'une couleur roussàtre.
Le second anneau porte deux cornes épineuses, longues, un peu arquées en avant; les 3% 5% 6% 7^ et lo" offrent chacun une petite éminence épineuse, et le II'', deux épines courtes.
La chrysalide est roussàtre, avec les côtés du ven- tre variés de blanc, et une bosse très saillante sur le miUeu du dos.
La chenille vit sur les saules {salix) et plusieurs espèces de prunus.
L'insecte parfait paraît en avril et juillet dans plu- sieurs contrées des États-Unis.
I- 25
!o6 NYMPIIAI.IDKS.
GENRE APATURA. Fab., Boisd. Nymphalis. God.
Chenille rase épaisse, pisciforme, atténuée postérieu- rement, terminée par deux petites pointes anales conniventes; tête bifide, surmontée, de chaque côté , d'une épine plus ou moins longue , simple , rugueuse ou un peu rameuse ; chrysalide non mé- tallique, un peu bifide antérieurement. 7/i5ecfe ^ar- Jait ' tête à-peu-près de la largeur du corselet , quelquefois un peu plus étroite; yeux grands, sail- lants; antennes assez longues, terminées par une massue cylindrique alongée ; palpes contigus , très rapprochés à l'extrémité , dépassant notablement le chaperon; corselet long et assez robuste; abdomen proportionnellement assez petit; ailes dentelées, souvent à reflet bleu dans les mâles du premier et du deuxième groupe; les inférieures à cellule ou- verte : ces dernières offrant en dessous, au moins un petit œil anal ; les supérieures ayant toujours le bord externe plus ou moins concave; les secondes l'ayant aussi quelquefois un peu concave en dehors de l'angle anal; le dessous des supérieures ayant toujours dans la cellule discoïdale deux ou trois traits noirs transversaux. Un caractère qui est en-
NYMPHALIDES. ?-07
core à noter, c'est que , dans toutes les espèces que nous possédons , le bout de la massue des an- tennes est jaune.
Les Jpatura se rapprochent beaucoup des Satyrides par la forme de leurs chenilles , et par les yeux qui or- nent le dessous des ailes inférieures ; mais ils en dif- fèrent totalement par les mœurs : les uns vivent sur les arbres, et les autres sur les {graminées.
Ce genre est médiocrement nombreux : les espèces qui le composent habitent l'Europe , l'Amérique et les Indes orientales. Nous les partageons en plusieurs groupes ; les deux espèces suivantes font partie d'une petite section propre aux États-Unis, au Mexique et aux Antilles.
2()8 APATUKA.
APATURA CLYTON. Pi. LVI.
jrllis Jùscis , anticis basi fuivis maciiUs dunhus nigris apice flavo maculatis ; posticis ocellatis; liis sublus cine- reo-violacei's slriga undata nigra , ocellisqiie albo-pu- pillatis.
Les ailes supérieures sont d'un fauve roux, avec l'extrémité brunâtre , marquée de deux rangées de petites taches , et d'une raie marginale interrompue d'un jaune d'ocre. La portion fauve offre dans la cel- lule discoïdale deux traits noirs, et est séparée de la couleur brunâtre par une raie noirâtre sinueuse.
Les ailes inférieures sont d'un roux obscur, de- venant insensiblement brunâtre vers l'extrémité. Cette partie est divisée par une rangée de cinq points noirs ocellés de roux , précédés en avant d'une série de taches quadrangulaires un peu plus claires que le fond, souvent peu distinctes, et suivies en arrière d'une raie marginale jaunâtre, faisant suite à celle des premières ailes. Outre cela, il y a, à-peu-près vers le milieu, une raie noirâtre , sinueuse, transverse, bien distincte à son origine sur la côte.
Le dessous des quatre ailes est d'un gris-roussâtre à reflet violet, avec une raie marginale obscure et une raie médiane noire, transverse, flexueuse, corres- j)ondant à celle du dessus , plus marquée sur les supé- rieures , ofi ellf est ])i(''céclée de doux traits noirs, et
APATUIIA. 209
suivie des mêmes taches jaunes qu'en dessus , mais plus pâles. Cette même raie est précédée, dans la cellule discoïdale, des ailes inférieures de deux traits noirs. Les points ocellés du dessus ont la prunelle d'un blanc bleuâtre. Les échancrures de toutes les ailes sont fai- blement lisérées de blanc.
La chenille vit sur plusieurs espèces de prunus, et autres arbres de la famille des drupacées. Elle est verte, avec quatre raies d'un jaune yerdâtre. Sa tête est d'un vert jaunâtre , marquée de deux taches noires, et surmontée de deux épines courtes, rameuses et jaunâtres : les deux petites pointes anales sont un peu relevées.
La chrysalide est verte avec l'enveloppe des ailes , et quelques raies dorsales mal écrites d'un jaune ver- dâtre.
L'insecte parfait se trouve dans les parties méri- dionales des Etats-Unis.
2IO A PATURA.
APATURA CELTIS. PI. LVII.
Jlis cinereo-rufescentibiis , anticis apice fuscis albo punc- tads ocelloque cœco anguli ani; posticis ocellis sex cœcis nigris lineisque duabus marginalibus fuscis; omnibus subtus pallide fuscis , albo sparsis , ocellis pu- pillatis.
Elle a tout-à-fait le port de Clyton. Le dessus de ses ailes est d'un gris-roussàtre pâle. Les supérieures ont la moitié postérieure brunâtre , marquée d'une dou- zaine de petites taches blanches disposées sur deux hgnes un peu sinueuses , dont une ou deux près du sommet sont ocellées de noir et très petites. Le bord extérieur est longé par une ligne d'un gris roussâtre , précédée , tout près de l'angle externe , d'un œil noir , ocellé de roux jaunâtre , et s'alignant avec les taches blanches de la seconde rangée. Outre cela, ces mêmes ailes ont deux traits noirs transversaux dans la cel- lule discoïdale.
Les ailes inférieures sont traversées, vers le milieu, par deux lignes courbes d'un gris-noirâtre , peu ap- parentes , et, près du bord marginal , par deux lignes parallèles ondulées de la même couleur, mais bien marquées. Ces dernières lignes sont précédées d'une rangée courbe de six yeux noirs , dont le second , en comptant du bord d'en haut, est un peu plus gros, et sensiblement rejeté en dehors ; l'anal est très petit et manque souvent
APATUHA. 2 1 l
Le dessous des ailes est blanchâtre, et offre à-peu-près le même dessin que le dessus. Sur les inférieures , les deux lignes courbes du milieu sont précédées , vers la base , de deux ou trois petites taches annulaires brunâtres , et les yeux sont pupilles de blancs et en- tourés d'un petit iris jaune bien tranché.
Le dessus du corps est d'un gris -brunâtre. Le dessous est d'un gris-blanchâtre. Les antennes sont brunâtres, avec la massue jaunâtre.
La chenille vit sur le celtis occidentalis. Elle est verte ou d'un vert-jaunâtre, avec les côtés plus pâles et presque blanchâtres. Son dos est couvert par une raie d'un vert-jaune, bordée de chaque côté par une ligne d'un vert obscur. lia partie blanchâtre est aussi divisée longitudinalement par une raie d'un vert obs- cur. La tête est verte, surmontée de deux petites épines bifides. Les petites pointes anales sont un peu relevées.
La chrysalide est d'un vert-jaunâtre, un peu bifide.
L'insecte parfait se trouve en Géorgie.
SATYlî I DES.
SATYRIDES.
Chenilles atténuées à rextrémité et presque pisci- formes; le dernier anneau bifide, terminé par deux petites pointes coniques , contiguës , plus ou moins prononcées, mais toujours sensibles, corps dé- pourvu d'épines, le plus souvent pubescent ; tête plus ou moins arrondie, quelquefois un peu échan- crée en cœur ou même bifide, d'autres fois sur- montée de deux épines aplaties d'avant en arrière , s'élevanten forme d'oreilles de lièvre ( genre Cyllo). Clirysallfle cylindroïde ou un peu anguleuse, ayant quelquefois de petites pointes dorsales avortées formant deux rangées de tubercules peu saillants. Insecte ])arfait : tête assez petite; palpes ascen- dants , s'élevant notablement au-delà du chaperon , hérissés de poils en avant ; antennes terminées tan- tôt par un bouton pyriforme , et tantôt par une massue grêle et presque fusiforme ; ailes médiocre- ment robustes, à cellule discoïdale fermée; les su- périeures ayant ordinairement la première ner- vure , souvent la seconde et même la troisième , dilatées à leur base ; quatre pattes ambulatoires.
Cette tribu est fort nombreuse; elle comprend tout le genre siiiyrus de Latreille [hipparcJtia de Fabricius). Au premier coup d'œil , elle parait d'abord très tran-
Am . B.
PI. 70.
I", udailUIS ? "Iticca-
.Im . B .
PI.
Eti d anna s Lycria
Abhot pti
Jm. B.
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Eudaimis Titvni»
SATYRIDKS. 2l3
chée et former un centre de création à part; mais, lorsqu'on étudie Tensemble des lépidoptères diurnes de notre seconde division ( Siispensi) , on trouve qu elle envoie des rameaux latéraux vers trois ou quatre au- tres tribus à-la-fois. A Tétat de larves , elle a de Taf- finité avec certains genres de la tribu des Nympha- lides , dont les chenilles sont pisciformes , avec la tête surmontée de deux épines. Par les caractères de l'in- secte parfait , elle touche d'assez près à la tribu des Biblides , dont tous les genres ont la nervure costale dilatée à la base.
Une particularité propre à la tribu des Satyrides , c'est que toutes les chenilles que nous connaissons , tant indigènes qu'exotiques, vivent exclusivement sur les graminées. C'est sans doute pour cette raison que l'on trouve ces lépidoptères sur toute la surface du globe.
I. 26
2 14 SATYRim.S.
GHIONOBAS. BoiSD.
Satyrus. Latreille. God. IIipparchia. Fab. Oc/is.
Chenille Insecte parfait; tête un peu moins
large que le corselet, intimement unie avec lui; yeux gros et assez saillants ; antennes se terminant en une massue assez grêle , très alongée , formée insensiblement , et occupant près de la moitié de la tige ; palpes régulièrement écartés , garnis de poils assez fins , médiocrement serrés ; le dernier ar- ticle très court, distinct, à-peu-près aussi velu que les précédents ; corselet médiocre ; ailes arron- dies; les supérieures ayant la nervure costale, longuement, mais faiblement, dilatée; la médiane un tant soit peu plus sensible que les autres.
Les Chionobantes se distinguent de toutes les es- pèces de la tribu des Satyrides par un faciès particu- lier ; leur couleur pâle , terne , livide et comme étiolée , semble annoncer qu ils sont nés là où la nature ex- pire. Ils n'ont , avec les Erebia et les Jrge , que des rapports éloignés ; ils ont, au contraire , déjà quelques points de contact avec les Satyrus par leur port et la distribution de leurs couleurs.
Toutes les espèces, excepté Aello qui se trouve dans les glaciers du centre de l'Europe, habitent laLaponie, le Kamtschatka , le nord de la Sibérie , le Groenland ,
SATYRIDES. 2l5
l'Islande , le Labrador , et les montajjnes rocheuses de rAmërique septentrionale. C'est ce qui nous a engagé à leur donner le nom àeCInonobas, formé de deux mots grecs , qui signifient : qui va à travers la neige.
ai 6 mioiNoiîAs.
C. BALDER.
^lis sub-dentatis cinereo-fuscescentibiis ; anticis ocellis duobus nigris luteo cinctis ; posticis maculis hiteis nnali ocellata ; his subtus fuscis cinereo variegatis , Jascia mcdia extus atigidoso, obseuriori , obsoleta.
BoiSD. , Icônes , pi. XXXIX, f. i — 3.
BoiSD. , in Iconog. du Bègtie anim. , par Guérin, Ins.,
pi. LXXX, f. I. GoD.-Dup., Supvl., pi. XLIX, fig. 4—5.
Il se rapproche un peu du Jutta de Laponie. Ses quatre ailes sont en dessus d'un brun jaunâtre-livide , avec une bordure un peu plus obscure. Les supé- rieures ont, près de l'extrémité , trois taches d'un jaune pâle , un peu oblongues , dont celle qui avoisine le sommet et celle qui est vers le bord interne sont mar- quées d'un œil noir un peu oblong. Quelquefois la tache intermédiaire est aussi marquée d'un point noir formant un troisième œil. Les ailes inférieures ont , près de l'extrémité , une rangée de quatre à cinq ta- ches d'un jaune pâle, assez grandes, cunéiformes, plus ou moins nettes, se fondant quelquefois un peu par leur sommet avec la couleur générale. Celle de ces taches qui est près de l'angle anal est ordinairement marquée d'un œil noir.
Le dessous des ailes suj)érieures est plus jaunâtre que le dessus avec le bord de la cote , la pointe api-
CHIONOUAS. 217
cale et une partie de rextrémJté , d'un cendré-pâle pi- qué de brun. Les yeux sont un peu plus petits qu'en dessus , et ordinairement marqués d'une petite pru- nelle blanchâtre.
Le dessous des ailes inférieures est d'une couleur brune pointillée , et variée de gris-cendré un peu bleuâtre. Il est traversé au milieu par une large bande peu distincte de la couleur du fond , dentée régulière- ment sur son côté postérieur, où elle forme une suite d'angles à-peu-près égaux. Le bord de cette bande et l'extrémité de l'aile sont plus grisâtres que le reste de la surface. Les nervures sont brunes , confondues avec la couleur du fond. La frange des quatre ailes est blan- châtre , entrecoupée de noir. Le corps est brun; les antennes sont grisâtres à leur base , et d'un jaune tes- tacé-pàle jusqu'à l'extrémité.
La femelle est plus grande que le mâle, et à-peu- près semblable en dessus.
Il se trouve au cap Nord, au Groenland et au La- brador.
2lb CHIONOBAS.
C. BOOTES.
A lis integris supra griseo-suhfusco-lutescentibus , striga inaculari, rnarginall ,fusca ; postîcis subtus albofusco- que marmoratis , fascia obscura, extiis denti'culata.
BoiSD. , Icônes, pi. XXXVII , f. 4—6. GoD-Dup. , Suppl. , pi. XXII, f. 3—5. OEneis Taygete , Hubn.-Geyer , Exot. Saml.
Il a le port de Borej mais il est plus élégant , et ses ailes supérieures sont moins arrondies. Le dessus des quatre ailes est d'un gris-brun jaunâtre ; les supérieures ont près de l'extrémité une raie marginale noirâtre , in- terrompue et très peu marquée. L'arc qui ferme la cel- lule discoïdale est noirâtre , et suivi d'une empreinte anguleuse brunâtre. Le dessus des ailes inférieures est jaunâtre, avec une empreinte obscure sur le mi- lieu et vers la base , correspondant aux bandes du des- sous. La bordure est du même ton que les ailes supé- rieures , et séparée de la partie jaunâtre par une raie noirâtre , maculaire plus ou moins visible. La frange des quatre ailes est d'un blanc-grisâtre coupé de noi- râtre par l'extrémité des nervures.
Le dessous des ailes supérieures est jaunâtre, avec le sommet et le bord de la côte blancbâtres pointillés de brun. La cellule est traversée au milieu par une raie noirâtre, qui se continue quelquefois jusque près du bord interne. Au-delà de la cellule, il y a une autre
CHIONOBAS. 0.1 g
raie de la même couleur , mais plus marquée, coudée en angle aigu sur la première ramification de la ner- vure médiane.
Le dessous des ailes inférieures est blanchâtre, avec la base fortement variée et piquée de noirâtre , et le milieu traversé par une large bande de la même cou- leur , sinuée , peu anguleuse extérieurement , et beau- coup plus foncée sur ses bords que dans son milieu. L'extrémité est d'un ton un peu roussàtre , vergetée et pointillée de brun , avec une raie maculaire noirâtre plus ou moins prononcée et plus ou moins bien écrite. Les nervures sont blanches.
Le corps est brunâtre , plus obscur eu dessous. Les antennes sont dun fauve testacé, avec la base dun gris blanchâtre.
La femelle est un peu plus grande que le mâle , avec les ailes supérieures un peu plus arrondies.
Il se trouve au cap Nord , au Labrador et au Groen- land.
220 C III OiNOBAS.
C. ()E^0.
^lis intcyris soi^dide griseo-suhfusco- ocliraceis , fusco tenue marginatis irrorntisqite , ad extîmian pallidiori- biis; posticis fusco albidoque marmoratis slrigosiscjue fascia obscwiori; nervis concoloribus.
BoiSD. , Icônes , pi. XXXIX, f. 4 — 6- GoD.-Dup. , Suppl. , pi. XLIX , f. r— 3.
Il a le port et ]e faciès de Bore; mais il en est bien distinct. Ses ailes sont d'une texture mince et assez délicate. Le fond de leur couleur est en dessus d'un gris-brunâtre livide, mêlé de jaunâtre. Les supérieures sont presque transparentes près de l'extrémité , qui est un peu plus jaunâtre que le reste de la surface , avec la pointe apicale et le bord marginal chargés de quelques petits atomes noirâtres. Les ailes inférieures sont à-peu-près du même ton que les supérieures , et leur transparence est telle, que Ton voit à travers tout le dessin du dessous. Leur extrémité est un peu plus claire, avec quelques atomes noirâtres condensés, vers le bord marginal.
Le dessous des ailes supérieures est un peu plus jaunâtre que le dessus , avec le sommet et le bord de la côte grisâtres et piqués de brunâtre.
Le dessous des ailes inférieures est varié et marbré de noirâtre et de blanchâtre , traversé au milieu par une bande noirâtre , crénelée sur son côté postérieur,
PL 73.
Eiidanius ( <■llu^
Am.B.
ri- 74-
EuclaimiS llalhvllus.
Borrorref Mr.
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Ani.B.
PI. 75 .
1. Eudauitis ? oiviitliuï
3. Hesj)eria liictius i,i,i/<' .
4. . ii/eni <■// (fiw.ioif.r .
E n/,m,/,<jr,l f.w.r
C H 1 O N O B A s. 3 2 1
qui quelquefois se perd presque complètement dans les marbrures du fond. I/extrémité offre près du bord quelques petits fjroupes d atomes noirâtres un peu plus serrés, et formant comme une raie maculaire plus prononcée. La frange est blanche , entrecoupée de noirâtre. Le corps est brunâtre. Les antennes sont dW jaune-testacé pâle , avec la base d'un gris bru- nâtre.
La femelle est un peu plus grande que le mâle ; ses quatre ailes paraissent plus parsemées d'atomes; leur bordure est plus sensible ; les supérieures sont plus arrondies , et leur sommet offre souvent un très petit œil à peine visible. Le dessous de ses ailes supérieures est plus jaunâtre , plus fortement saupoudré d'atomes noirâtres ; le sommet et la cote sont plus blanchâtres ; la cellule discoïdale paraît traversée par deux traî- nées d'atomes noirâtres , formant comme deux raies très peu distinctes.
Le dessous de ses ailes inférieures offre à-peu-près le même dessin que dans le mâle ; mais il est un peu plus varié de blanchâtre, et la bande transverse est plus nette.
Il se trouve dans la Laponie russe, en Sibérie et à la colonie de Nayn au Labrador.
27
2 2 2 niMONODAS.
C. ALSO.
Jllis sub-integris sordide grisco-subfusco-ochraceis, ofomis aliquot fïiscis irroratis; posticis subtus ftiscis ad exti- mum cinercQ-albidis faaco strigatîs.
BoiSD. , Icônes, pi. XL, fig. i — 2. Sotyrus Eritiosa, Haeris.
Il a le port et la texture, délicate de Bore, et il se rapproche beaucoup di!OEno par son dessin. Les quatre ailes sont d'une teinte grisâtre sale, mêlée de jaunâ- tre, légèrement transparentes , avec quelques petits atomes brunâtres, un peu plus denses près de la frange. Les supérieures sont d'un ton à-peu-près uni- forme , un tant soit peu plus foncées vers la base, avec une ombre oblique sur la nervure médiane , moins ex- primée que dans Bore.
Les ailes inférieures laissent apercevoir , en trans- parence, le dessin du dessous.
Le dessous des premières ailes est plus visiblement saupoudré de brunâtre que le dessus , avec la côte et le sommet variés de grisâtre et de noirâtre.
Le dessous des ailes inférieures est brunâtre jus- qu'au-delà du milieu , avec quelques atomes grisâtres et quelques petites marbrures de la même couleur près du bord externe. Le tiers postérieur est d'un gris blanchâtre qui a quelque chose de violâtre , avec des stries , des atomes et des petites ondulations noirâtres.
cil IGNORAS. 2a3
La bande transverse exisle dans cette espèce comme chez les autres; mais elle est totalement fondue avec la couleur de la base.
La frange est d'un blanc-grisâtre, entrecoupée de noirâtre. Le corps et les antennes sont comme dans les espèces voisines.
La femelle nous est encore inconnue.
Il se trouve dans les montagnes rocheuses de New- ïlampshire. Il habite aussi la Sibérie.
2 9.4 SATYKIDESw
GENRE SATYRUS.
Insecte parfait : Tête un peu moins large que le cor- selet , intimement unie avec lui ; yeux gros , assez saillants; antennes assez longues, se terminant tantôt en une massue forte et peu alongée , tantôt en une massue alongée et peu renflée, tantôt en une massue grêle plus ou moins arquée, et quel- quefois en une massue brusquement en bouton; palpes hérissés de poils roides, assez serrés à leur base ; le dernier article distinct , court , pointu ou en pointe un peu obtuse ; corselet médiocre ; ailes arrondies , plus ou moins denticulées ; les supé- rieures ayant la nervure costale très fortement et brusquement renflée à sa base ; la médiane sensi- blement dilatée ou même renflée ; la radiale tantôt sans aucune dilatation , et tantôt aussi dilatée que la première.
Ce genre , tel que nous Tavons réduit , reste encore 1 un des plus nombreux de la légion des Rhopalo- cères. Il se compose d'une foule d'espèces qui présen- teiit toutes des caractères communs , mais qui souvent diffèrent notablement par \e faciès. Celles d'un même pays , tout eu formant ordinairement des races dis- tinctes , peuvent se classer les unes avec les autres dans luie série assez linéaire ; mais il n'en est pas^de même
SATYP.IDES. 295
lorsqu'on veut coordonner toutes les espèces connues. On trouve alors des groupes , pour ainsi dire isolés , qui ne se rattachent à aucun autre , et qui font des transitions abrutes , peu importe où on les place.
Toutes les espèces semblent cependant partir d'un même centre , qui irradie et se subdivise en tous sens pour s'anastomoser d'une manière inextricable. Aussi les espèces de l'Inde forment un rayon à part , dont les divisions et subdivisions peuvent être représentées par les Soiyrus de l'Afrique et quelques unes de l'O- céanie : celles de la Nouvelle-Hollande en forment un autre dont les ramifications viennent s'anastomoser avec les espèces d'Europe , et avec quelques unes de la branche indiemie. Celles de l'Amérique du sud forment un autre type qui se lie avec celles de l'Amé- rique septentrionale et du Chili , qui , à leur tour, ont plus d'un point de contact avec nos Satyrus d'Europe.
226 SATYllLS.
S. PORTLANDIA. Pi. LVIII.
A lis dentatis pallide fuscis ; anticis ocellis tribus, posticis sex cœcis; subtus sitbfusco-violacis, strigis fuscis dua- busfasciacjue albida ante oculos.
Vh.h. , Ent. Syst.,\\\,^. joSjSrg.
Cet insecte nous a été envoyé par Abbot, comme le Portlandia de Fabricius ; mais nous ne sommes pas bien certain de l'identité. La description de cet auteur lui convient du reste assez bien , sinon qu'il dit qu'il est petit (parvus) , tandis que tous les exemplaires que nous avons vus sont au-dessus de la taille moyenne.
Il a le port du Girondins de TEncyclopédie, et quelques autres espèces américaines du même groupe, c'est-à-dire que les secondes ailes sont un peu tron- quées. Le dessus des ailes est d'un brun-livide pâle, tirant sur le roussàtre , avec trois gros yeux noirs sur les supérieures , et cinq sur les inférieures. Ces yeux sont dépourvus de prunelle et entourés d'un iris jau- nâtre. Souvent les premières ailes offrent en outre un petit œil intermédiaire entre le premier et le deuxième, et les secondes un sixième petit œil anal.
Le dessous est plus pâle que le dessus , à reflet vio- lâtre, traversé par deux raies sinueuses brunes , entre lesquelles on voit un arc discoïdal de la même couleur. Les yeux sont plus nets et plus noirs qu'en dessus , à iris jaune ; ceux des ailes supérieures sont renfermés
s AT Y Ji us. 2?, 7
dans un anneau blanc oblong , et le premier est sou- vent pupille de blanc ; ceux des inférieures sont pres- que tous pupilles de blanc , et Tanal est double et à prunelles oblongues. Outre cela , les yeux sont précé- dés , sur les quatre ailes , d'une bande blanche sinuée et suivis d'une ligne de la même couleur, qui est double sur les secondes ailes. Le bord marginal des quatre ailes est d'un jaune fauve. Les antennes sont jaunâtres ; le corps participe de la couleur des ailes.
La chenille vit sur les graminées en Géorgie. Elle est verte , avec deux lignes dorsales blanches et une bande latérale de la même couleur. Les pointes anales sont très prononcées et d'un blanc rosé ; la tête est surmontée par deux pointes de la même couleur , qui s'élèvent en forme d'oreilles; le dessous du ventre et les pattes sont d'un vert blanchâtre.
La chrysalide est d'un vert plus ou moins jaunâtre. L'insecte parfait éclôt dans le courant de l'été , et se trouve dans le bois.
228 .SATYKUS.
8. ALOPE. Pi. HX.
A lis inlcgris fiisco-nigricontibus ; anticis iilrinque plaga ochracen ocellis duobus dissitis ; singulis subtiis unda- tis; posticis ocellis sex quatuor minutis.
GOD. , Ejic. IX , p. 624 , 627.
Fab. , Eyit. Syst. ^ III , I , p. 239 , 7 1 5.
Variét. ? P. Pegala. Fab. , op. cit. , p. 280 , 720.
Il a le port et la taille du Phœdra d'Europe. Le des- sus des ailes est d'un brun noirâtre ; le dessous est plus pâle et finement onde de noir. Les supérieures ont de part et d'autre , parallèlement au bord termi- nal, une bande d'un jaune d'ocre, large, courbe en ar- rière , un peu sinuée en avant , n'atteignant ni la côte, ni le bord opposé; cette bande est marquée de deux yeux noirs éloignés , à prunelle bleuâtre , dont l'infé- rieur souvent plus petit ou même nul. Le dessus des ailes inférieures offre le plus souvent, vers 1 angle anal , un œil semblable aux deux dont nous venons de parler. Leur dessous a une rangée de six yeux à iris jaune et à prunelle bleuâtre , dont les deux extrêmes et les deux intermédiaires beaucoup plus petits et par- fois peu distincts. Le corps est de la couleur des ailes ; les antennes sont anelées de blanc et de noir.
Nous croyons que le Satyrus pegala de Fabricius est une variété qui n'a qu'un œil aux ailes supérieures.
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QL Boisduval, Jean Alphonse, 548 1801-1879.
B6 Histoire générale et ico- Ent. nographie des lépidoptères
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