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LIBRARY 1925
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ANTOINE LACENE,
NAl URALISTE.
Nf à Lvim li^ <'-^0 (ipi:cmbrt?,176'3, M'I dnns ia nieiiiR ville le 14- avril 1859.
f/l-ys \OPTJSCULES
ENTOMOLOGIQUES
E. MULSANT,
Sous - Bibliothécaire do la ville Je I-yoïi ,
Professeur d'Histoire naturelle au Lycée ,
Correspondant du minislcrc dt! l'Inslrudioii publique.
Président de la Société Liiinéenne de Lyon,
Membre de l'Académie des Sciences , des Sociétés d'A,i;rii'ul!'ire
< t Liltérairo de la même ville , etc.
DOUZIÈME CAHIER.
PARIS.
MAGlNliN ET BLA^CHARD , I.IBIUIRES ,
nie Honoré Clicva'.ier , ô.
iSGi.
A MONSIEUR KRAATZ ,
PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE BËBLIN , ETC., ETC.
Monsieur,
En cherchant à mettre ces pages à l'abri de votre nom, mon hommage aurait pu s'adresser exclusivement au savant dont les écrits sont connus de tout le monde entomologique. Mais j'aime à me rap- peler avec quelle complaisance vous avez été, pour mon compagnon
(le voyage et pour moi , uii guide aimable, pendant notre récenl séjour à Berlin. Puissent ces lignes vous redire toute ma recon- naissance et vous renouveler l'assurance des sentiments affectueux avec lesquels
.l'ai l'honneur d'êlre
Votre tout dévoué
E. MULSANT.
Lyon, le 16 octobre 1861
TABLE DES MATIERES.
Description d'un Coléoplère nouveau consliluant un nouveau genre dans la tribu des Opatates , par MM. Mulsant et E. Revelière 1
Description d'une espèce nouvelle de Coléoplère Angustipenne,
par MM. Mulsant et Godard 6
Description d'une espèce nouvelle de Coléoptère du genre
i)flsyto, par MM. Mulsant et Revelière ....... 10
Note sur l'Hannonia lyncca (Coccinellide) 13
Description d'une espèce nouvelle de Coléoplère de la tribu
des Mollipennes 25
Notice sur Antoine Lacène 20
Description d'un genre nouveau de la famille des Anobides,
par MM. Mulsant et Cl. Rey . 40
Description de quelques Coléoptères nouveaux ou peu connus,
par MM. Mulsant et Cl. Rey 47
Description de quelques Brachélytres nouveaux ou peu con- nus, par MM. Mulsant et Cl. Rey 93
Description de quelques Coléoptères nouveaux ou peu connus
et de deux genres nouveaux, par MM. Mulsant et Cl. Rey . 120
Description de quelques Coléoptères nouveaux ou peu connus,
par MM. Mulsant et CI. Rey 139
Description de deux Coléoptères nouveaux ou peu connus,
par MM. Mulsant et Cl. Rey 189
Description d'un Longicorne nouveau par MM. MulsanI el Cl. Rey
FIN DE LA TABLE.
\ i
DESCRIPTION
D UN
COLÉOPTÈRE NOUVEAU
coNsnruAM u> nouveau geiMib DANS LA TRIBU DES OPATATdfil.
E. miIiSAUT et E. REVELIERE.
(Prétentée k li Société Liiiiiéenne de Lyon, le 9 juillet 1860.)
Genre Si?ionis, Sinore.
Caractères. .</nfe/mes insérées au-devant des yeux, sous le rebord de la tête formée par les joues; voilées à la base par ce rebord ; de onze articles ; plus grosses sur les cinq derniers : le troisième, le plus long, à peu près égal aux deux suivants réunis : les quatrième à dixième moins longs ou à peine aussi longs c^ue larges. Yeux non saillants ; entamés par les joues : celles-ci formant au côté externe des yeux un canthus prolongé jusqu'à la moitié de ces organes, et obliquement coupé d'avant en arrière, pour permettre au côté interne des angles antérieurs du prothorax de venir s'appliquer contre le bord postérieur de ce cantîms. Epis- tome Tpi'ofondément entaillé au milieu de son bord antérieur, et cachant une partie du labre logé dans cette entaille et échancré en devant. 3Iandihules voilées par l'épistome. Palpes maxillaires à dernier article sécuriforme. 3fenton un peu élara;! d'arrière en avant , arqué à son bord antérieur ; plus long que large. Prothorax tvânsverse ; avancé jusqu'aux yeux, qu'il
1
"2 COLÉOPTÈRE NOUVEAU.
enclôt un peu extérieurement; à deux sinuosités ù la base. Ecusson apparent; plus large que long. Elytres un peu plus larges en devant que le protliorax à ses angles postérieurs ; un peu obliquement coupées sur le côté de leur base; ciliées sur les cotés ; à repli marginal fiiiblement plus large que les postépisternums, sur les côtés de ceux-ci; assez brusquement terminé un peu après Textrémité du quatrième arceau ven- tral. Pro5/er/m;?i large; séparant les hanches; rétréci gra- duellement et déclive, après celles-ci. f entre de cinq arceaux ; partie antéro-médiaire de celui-ci, obtusément tronquée. Hanches antérieures globuleuses. Tibias antérieurs droits, comprimés, graduellement et médiocrement élargis de la base à l'extrémité; granuleux; subdenticulés. Tarses simples; garnis en dessous de poils raides : dernier article des posté- rieurs plus long que le premier. Cor/îs ovale-oblong ; convexe.
Obs. Ce genre appartient h la famille des Opatraires et au rameau des Gonocéphalates.
L'insecte sur lequel il est fondé semble fiiire le passage des Trichopodus aux Hadrus. Il s'éloigne des premiers, par le troisième article des antennes à peine aussi long que les deux suivants réunis; par son menton plus long sur son milieu qu'il est large en devant. Il se distingue des seconds par ses elytres ciliées sur les côtés ; par son menton graduellement et assez faiblement élargi d'arrière en avant jusqu'aux angles antérieurs ; par le repli des elytres moins large que le tiers de la moitié du médipectus, etc.
iSiuoras ciliarlis.
Ovale-oblong ; lon^itudinalcmp.nt arqué', convexe; d'un noir matou grisâtre, en dessus. Protliorax et elytres ciliés sur les côtés, chargés en dessus de points granuleux, donnant chac un postérieurement naissance à une soie couchée, d'un fauve livide : le prothorax élargi en ligne courbe jusqu'au^ deux tiers, rétréci ensuite ; siniié vers chaque sixième externe de sa base, avec les deux tiers vv'diaires arqués en arrière : les elytres élar-
Sinorus ciliaris. 5
giei jusque vers la moitié, rélrécies ensuite jusque vers V angle suturai; à huit ou neuf sillons assez faibles, séparés par des intervalles plus larges et très-médiocrement convexes.
Long. 0,0090 à 0,01 05 (4 ^/2 h 4 3/4). Larg. 0,0059 à 0,0067 (2 2/3 à 2 314.) à la base des élytres; 0,0071 à 0,0078 (3 -1/4 à 3 1/2) vers le milieu de
celles-ci.
Corps ovale-obloiig ; obtusémcnt arqué longiludinalemeut; convexe; d'un noir gris; mat ; cilié sur les côtés. Tête d'un noir mat ou grisâtre ; marquée de points contigus, donnant chacun naissance à une soie courte, livide, couchée, souvent indistincte : ces points séparés par des espaces étroits, un peu râpeux; suture frontale creusée d'un sillon. Joues glanes. Epislome entaillé presque juscju'au milieu de sa longueur. Labre échancré ; fauve ; garni de poils courts. Palpes bruns . Antennes prolongées environ juscpi'à la moitié des côtés du prothorax ; d'un brun rougeâtre ; garnies de poils assez fins ; subfiliformes juscju'au sixième ou septième article, avec les quatre ou cinq derniers grossissant graduellement un peu ; le çleuxième court ; le troisième deux fois à deux fois et de- mie aussi long que large, presque aussi long que les deux suivants réunis : le quatrième, ovalaire, aussi long c[ue largo : les cinquième à septième , moniliformes : les huitième à dixième plus larges que longs : le onzième turbiniforme, ré- tréci dans sa seconde moitié. Prothorax échancré presque en demi-cercle, obtus à son bord antérieur; à angles de de- vant prononcés , avancés ; élargi en ligne courbe jusqu'aux deux tiers, assez faiblement rétréci ensuite en ligne courbe jusqu'aux angles postérieurs, qui sont vifs; bissinué à la base, avec les deux tiers médiaires de celle-ci arqués en ar- rière; à chaque sinuosité assez régulière, vers chaque sixième externe de sa largeur, avec les angles postérieurs dirigés un peu en arrière et beaucoup moins prolongés que la partie médiane de la base; de deux tiers au moins pins large à
h coléoptèrb nouveau.
celle-ci qu'il est long sur son milieu ; subsillonné en devant des deux tiers médiaires de la base, qui forme lui léger bour- relet obtus; sans rebord, trancliant et subarrondi sur les côtés ; garni à ceux-ci de cils d'un fauve livide ; convexe ; lé- gèrement relevé sur les côtés, depuis les angles de devant et d'une manière graduellement affaiblie jusqu'à la moitié de ses bords latéraux ; d'un noir mat ou grisâtre ; granuleux ou chargé de points tuberculeux, donnant chacun naissance, à leur partie postérieure, à un poil d'un fauve livide. Ecusson presque arqué postérieurement ou en triangle trois fois aussi large que long ; finement granuleux ; d'un noir grisâtre. Elytres un peu plus larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs; près de trois fois aussi longues que lui sur son milieu ; un peu élargies en ligne courbe jusqu'aux deux cin- quièmes ou un peu plus de leur longueur, rétrécies ensuite jusqu'à l'angle suturai, et d'une manière un peu sinuée avant ce dernier qui est un peu obtus ; un peu obliquement cou- pées en arrière chacune sur les deux septièmes externes de leur base, c'est-à-dire sur la partie correspondant au côté ba- silaire des angles postérieurs du prothorax ; à peine munies d'un rebord marginal denticulé et cilié; convexes; convexe- ment déclives sur les deux cinquièmes postérieurs de leur longueur ; d'un noir mat ou grisâtre ; granuleuses ou char- gées de points tuberculeux, donnant chacun naissance, à leur partie postérieure, à un poil d'un fauve livide ; marquées chacune de huit ou neuf sillons ou stries sulciformes assez faibles : le quatrième sillon, à partir de la suture, correspon- dant au point le plus avancé de la sinuosité du prothorax. Intervalles T^\u^ larges que les sillons; subconvexes : le cin- quième interne, y compris le suturai, le plus court, enclos postérieurement par les quatrième et sixième. Repli d'un noir mat; finement granuleux; assez faiblement rétréci de- puis la base jusques un peu après l'extrémité du quatrième
Sinorus ciliaris. 5
arceau ventral, où il se termine assez brusquement. Dessous du coiys noir ou d'un noir brun ou brunâtre ; garni de soies ou poils grossiers, couchés, d'un fauve livide ; granuleux sur les parties pectorales, marqué de points un peu râpeux sur le ventre. Prosternum granuleux. Postépisternums subparal- lèles. Pieds médiocres; noirs ou d'un noir brun, avec les tarses moins obscurs ; grossièrement ponctués sur les cuisses ; aspèrement granuleux sur les tibias : les antérieurs compri- més, graduellement élargis de la base à Textrémité, aussi larges à celle-ci que les deux tiers de leur longueur ; subden- ticulés à leur tranche externe. Tarses simples ; d'un brun rougeâlre ; garnis en dessus de poils rigides : premier article des postérieurs aussi long que les deux suivants réunis, moins long que le dernier.
Celte espèce se trouve dans les environs de Porto-Vecchia (Corse).
DESGKIPTION
D IJÎNE
ESPÈCE NOIVELLE DE COLÉOPTÈRE ANGISTIPEI^^E,
ta. HBCEilSAlKT et CiOa»ilE&B.
( Présenlcc à le Société Linaéenne de Lyon , le 9 juillet 1S60. )
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^aaitifiocliroa Stayssiondi.
Allongé; subparallèle; pubescent. Tête, antennes^ prothorax, êcusson^ élylres^ poitrine et pieds, cVun flave testacé un peu nébuleux; une tache sur le front, côtés des élytres jusqu'à la troisième nervure, et souvent côtés du prothorax, noirs. Ventre ordinairement d'un brun noir, avec l'extré- mité d'un brun testacé, parfois entièrement d'un fauve lestacé. Elytres à qualité nervures prolongées presque jusqu'à l'extrémité : la troisième faible, très raccourcie en devant ; fi^ont plus large (■/'2) que le diamètre trans- versal d'un œil-
f^ Antennes de douze articles distincts ; prolongées environ jusqu'aux trois quarts du corps. Ventre à cinquième arceau d'un quart environ plus long que le cjuatrième ; rétréci en ligne presque droite de la base à l'extrémité ; fendu ou étroi- tement entaillé sur la moitié postérieure au moins de sa lon- gueur et divisé en deux lobes en forme de triangle à côtés peu curvilignes. Partie sous-pvgidialc munie de deux lames dépassant le cinquième segment de toute la longueur de Ten- laille : ces lames, arrondies à l'extrémité et moins fortement sur le côté externe, en ligne droite à rintcrne. Pygidium en cône subarrondi à rextrémité.
Xanthochroa Rayniondi. 7
j Anleniies de douze articles : le douzième moins distinc- tement séparé du précédent que les autres ; prolongées envi- ron jusqu'aux trois cinquièmes de la longueur du corps. Ventre à cincjuième arceau cVun quart plus long que le pré- cédent, faiblement rétréci cVavant en arrière, largement tron- qué à Textrémité. Pygidium dépassant le cinquième arceau de la moitié de la longueur de celui-ci.
Etat normal.
«/" Tête d'un flave teslacé nébuleux, avec le front paré d'une taclie noire, ovale ou en losange, étendue à peu près jus- qu'aux yeux, dans sa partie la plus large. Mandibules noires à l'extrémité. Palpes d'un flave testacé un peu nébuleux. An- tennes d'un flave testacé nébuleux. Prothorax d'un flave tes- tacé nébuleux, avec les cotés noirs. Ecusson d'un flave testacé un peu nébuleux. Ely très d'un flave testacé nébuleux, avec le côté externe d'un noir brûlé, depuis le bord marginal jusqu'à la troisième nervure. Poitrine et repli du protliorax d'un flave testacé un peu nébuleux. Ventre d'un brun noir, avec le cinquième arceau d'un brun testacé. Pieds d'un flave testacé un peu nébuleux.
Variations (par délaiit).
Obs. Quelquefois la tache frontale est peu obscure ; la bordure noire des côtés du prothorax a disparu ; le ventre est entièrement d'un fauve testacé.
Ces variations se sont montrées chez la seule 2 c[ue nous avons eue sous les yeux ; peut-être ont-elles plus de constance chez ce sexe que chez l'autre.
Long., 0,0140 (4 l'2); larg., 0,02o (7;8.)
Corps allongé ; subparallèle ; peu convexe ; garni en dessus de poils très-courts, fins, peu apparents, d'un cendré flaves-
8 COLÉOPTÈRE ANGUSTIPENNE.
cent. Tête peu tlensement et finement ponctiie'e; paraissant presque glabre; notée d'une fossette sur le milieu du front; chargée d'une ligne élevée courte, au côté interne de la base des antennes ; d'un flave testacé, marcjuée sur le front d'une tache noirâtre en losange ou ovalaire, occupant souvent dans son milieu toute la largeur de la partie précitée : cette tache parfois peu marquée. Yeux noirs. Parties de la bouche et palpes d'un flave testacé, avec l'extrémité tles mandibules, noire. ^nfe?ine5 prolongées jusqu'aux trois cinquièmes (î)ou deux tiers (d") de la longaieurdu corps ; filiformes; d'un flave testacé nébuleux. Prothorax faiblement arqué en devant ; élargi jusqu'aux deux septièmes de la longueur de ses côtés, offrant dans ce point sa plus grande largeur , rétréci ensuite jusqu'au rebord basilaire, tronqué à la base; moins large à la base qu'il est long sur son milieu; au moins aussi long qu'il est large dans son diamètre transversal le plus grand; très- peu convexe ; déprimé transversalement après le bord anté- rieur qui, par là, se trouve légèrement relevé ; déprimé ou presque plan sur la partie longitudinalement médiaire du dos; finement ponctué; garni de poils fins et courts; d'un flave testacé ou d'un flave testacé un peu nébuleux, avec les côtés ordinairement bruns ou brunâtres, e't moins étroite- ment dans la partie angideuse, c'est-à-dire vers les deux sep- tièmes. Ecusson d'un flave testacé un peu nébuleux; rétréci presque en ligne droite d'avant en arrière, tronqué posté- rieurement. ÉIftres près de cinq fois aussi longxies que le prothortix ; subparallèles jusqu'aux neuf dixièmes, rétrécies ensuite en ligne courbe ; à rebord marginal à peu près vi- sible, quand l'insecte est examiné en dessus; peu convexes; finement et denscment ponctuées ; garnies de poils d'un cen- dré flavescent, fins, courts et peu apparents; chargées chacune de quatre nervures longitudinales : la deuxième se terminant postérieurement vers les neuf dixièmes ou un peu plus de la
Xanlhochroa Rapnondi. 9
longueur clés e'tuis : la troisième, la plus faible, naissant aux deux cinquièmes tic la longueur des étuis : la quatrième nais- sant en dehors du calus humerai, vers le milieu de la lon- gueur de celui-ci, prolongée presque parallèlement au bord externe dont elle s'éloigne un peu vers son extrémité ; d'un flave testacé un peu nébuleux, avec le côté externe d'un noir brûlé, jusqu'à la troisième nervure ou à peu près. Dessous du corps pointillé ; garni de poils fins et soyeux ; d'un flave testacé un peu nébuleux sur la poitrine , brun ou d'un brun noir sur le venlre, avec le dernier arceau d'un brun roussâ- tre ou testacé. Pieds d'un flave testacé im peu nébuleux.
Cetle espèce a été prise dans le midi de la France par l'en- tomologiste zélé M. Raymond, à qui nous l'avons dédiée. Elle a été également trouvée en Corse par M. Revelière.
Obs. Elle se distingue du X. carnioUca par ses antennes d'un flave testacé nébuleux; par ses élytres noires à leur côté externe. Le c/" a le cinquième arceau beaucoup moins large et seulement fendu longituclinalement, au lieu d'avoir cette fente plus large et arrondie à son extrémité basilaire.
Dans son état de coloration le plus complet, elle s'éloigne du X. gracïlis par les côtés de son prothorax noirs, par son ventre d'un noir brun, avec le cinquième arceau d'un brun ou fauve testacé.
Dans ses variations par défaut, qui semblent plus particu- lières à la ^ et qui peut-être sont en partie son état normal, du moins pour la couleur du ventre, le X. Raymondi se dis- tingue encore du X. gracilis par ses élytres noires ou brunes sur les côtés, par ses antennes d'un flave testacé nébuleux, par sa taille moins avantageuse, par son corps plus étroit. La ^ a le cinquième arceau du ventre peu rétréci d'avant en arrière et beaucoup plus largement tronqué à rextrémité.
DESCRIPTION
d'une
ESPÈCE mwnill M COLÉOPTÈRE
DU GENRE DASYTES,
l'An
K. ilULSAMT et REVELIÈRE.
( Lue à la Société Linnéeiine de Lyon , le 9 juillet 1S()0. )
Dasytefs tiliialis.
Oblong ; d'iin noir luisant ou brillant ; hérissé en dessus de poils noirs sur le prothorax, mi-couchés et concolores sur les élytres : celles-ci parées chacune de deux taches d'un orange testacé : Vantérieure, presque en triangle transverse^ rapprochée du bord externe, prolongée dans ce point du septième au tiers de la longueur, étendue transversalement pi'esque jusqu'au quart interne : la seconde, de largeur presque égale, obliquement dirigée, presque des deux tiers de la largeur des étuis, vers le bord suturai qu'elle n'atteint pas , des huit aux neuf dixièmes de la longueur de celui-ci. Dessous du corps et cjiisses d'un noir luisant : trochanters ,. tibias et tarses, d'un flave testacé. ^
Long. 0,0033 (1 -1/2 1.). Larg. 0,OOH (1/21.)-
Corps oblong ; médiocrement convexe , luisant et garni de poils. Te^e inclinée ; peu convexe ; d'un noir luisant; marquée de points assez grossiers et médiocrement rapprochés , don- nant chacun naissance à un poil noir, hérissé; marquée, près de Tépislome, de deux légères fossettes : parties de la bouche d'un noir luisant, avec les mâchoires fauves, antennes prolon- ;<^ées à peine jusqu'aux angles postérieurs du prothorax ; noires;
Dasytes tihialis. 1 1
grossissant faiblement et graduellement à partir du troisième article : celui-ci plus long que large : les quatrième à di- xième plus larges que longs , subdentés au côté interne : le onzième ovalaire, renflé dans son milieu, rétréci en pointe vers l'extrémité. Prothorax tronqué en devant; subarrondi ou arqué sur les côtés , mais un peu plus rétréci dans sa seconde moitié que dans la première ; subarrondi aux angles de devant et plus arrondi aux postérieurs ; un peu en arc dirigé en arrière , à la base ; rebordé dans sa périphérie ; de moitié plus large que long ; convexe ; d'un noir luisant ou brillant ; marqué de points grossiers, médiocrement rappro- chés, donnant chacun naissance à un poil noir, hérissé ; rayé de deux lignes longitudinales un peu sinueuses , naissant chacune dans la direction du côté de Tœil et prolongée jus- qu'aux angles postérieurs. Écusson en tri cingle , à côtés cur- vilignes, au moins aussi large à la base qu'il est long sur son milieu ; déprimé transversalement ; noir ; luisant ; poin- tillé; peu hérissé des poils. Elytres un peu plus larges en devant que le prothorax dans son diamètre transversal le plus grand; deux fois et demie à trois fois aussi larges que lui ; subparallèles et graduellement et faiblement élargies jusqu'aux trois quarts de leur longueur, obtusémcnt arrondies à l'extré- mité, prises ensemble ; peu convexes sur le dos, convexemenl déclives sur les côtés ; munies à ceux-ci d'un rebord invisible en dessus et s'effaçant postérieurement ; munies d'un rebord suturai presque nul en devant; d'un noir luisant, parées chacune de deux taches d'un orangé tcstacé : la première, presque liée au bord externe , oii elle est prolongée du sep- tième aft tiers de la longueur de l'étui , transversalement étendue au côté interne jusqu'au tiers ou presque au quart de la largeur, en ligne courbe à son bord antérieur, échancréc en arc à son bord postérieur, graduellement moins dévelop- pée en longueur do dehors en dedans , terminée à son côté
V2 COlioPTERE NOUVEAU.
iiilcriie cil poinle un peu arquée : la seconde, oblique, presque parallèle au bord postérieur, ordinairement de lon- gueur uniforme, quelquefois plus développée près de la su- ture : dans ce premier cas , une fois et quart plus longue que large, naissant vers les deux tiers de la largeur et un peu plus avant que les deux tiers de la longueur, obliquement dirigée vers le rebord suturai qu'elle ne touche pas ou qu'elle atteint à peine, des cjuatre cinquièmes ou plus rarement (quand elle offre plus de développement près de la suture) presque des deux tiers aux neuf dixièmes de la longueur des étuis; un peu moins grossièrement ponctuées que le prothorax; garnies de poils concolores , mi-hérissés ; souvent déprimées près de la suture, vers le tiers ou les deux cinquièmes. Repli étroit sur les côtés de la poitrine, réduit postérieurement à une tranche. Dessous du corps noir; luisant, finement ponctué ; garni de poils fins. Pieds médiocres ; garnis de poils fins ; noirs sur les cuisses , d'un fauve testacé sur les trochanters , les tibias et les tarses.
Cette espèce habite la Corse ; elle se trouve sur le Cakile marithna.
NOTE
SUR LllARMONlA LYNCEA.
( COCCINELIIDE ),
PAR
E. IMULSAMT.
(Préscutéo A la Sociclô Linnécniic de Lyon , le 14 mai 18G0. )
L'espèce de Coccinellicle désignée par Olivier sous le nom de lyncea^ dont je n'avais eu sous les yeux qu'un seul exem- plaire, celui de la collection Dejean, a beaucoup d'analogie avec VHarmonia 1^-piistiilata ; mais elle doit constituer une espèce particulière. Elle se distingue de cette dernière, ainsi que je l'avais dit , par son prothorax orné sur la ligne mé- diane de la partie noire, d'une ligne blanche prolongée jus- qu'aux trois quarts de la longueur du segment prothoraci que; par le réseau noir des élytres plus étroit ; par les taches ou mailles de ce réseau conséquemment plus développées ; par la deuxième tache juxta-suturale réniforme, entaillée dans le milieu de son bord antérieur ; par la postérieure, transverse, en espèce de parallélogramme, une fois plus large que lon- gue ; par ses tibias et tarses et parfois la totalité des pieds, d'un flave ou livide testacé. Ces caractères se sont trouvés constants sur un certain nombre d'individus que j'ai eu Toc- casion d'examiner.
Cette espèce est exclusivement méridionale. L'exemplaire d'Olivier provenait du Portugal; celui de la collection
iH Harmonia lyncea.
Dejean, cFEspagne. Elle a été prise à Hyères par M. Cl. Rey
et par feu M. Fondras.
Elle peut donc êlre caractérisée ainsi :
Harmouia lyncea, Omvier.
Brièvement ovale. Prothorax noir, paré d'une ligne médiane postérieu- rement raccourcie, d'une bordure antérieure ét7'oite, d'une bordure laté- rale large,, formant une tache irrégulièrement quadrangulaire prolongée jusqu'aux angles postérieurs^ flaves. Elylres ornées d'un réseau noir^ étroit,, enclosant six taches d'un jaune pâle : trois marginales ou liées au bord externe qui reste flave ; (la postérieure ou apicale une fois plus large que longue) : trois,, internes ou juxta-suturales en quinconce avec les pré- cédentes {la deuxième réniforme). Trochanters,, tibias et tarses, et parfois tous les pieds,, d'un flave testaeé.
Coccinella lyncea, Ouv. Enlom. t. YI, p. -105C, ^104, pi. 7, lig. 145. Harmonia lyncea, Mcr.s. Spéc. des Coléopl. Irim. sccurip. p. 92, 10.
DESCRIPTION
ESPÈCE NOUVELLE DE COLÉOPTÈRE
DE LA TRIBU DES MOLa^IPEMMiES ,
Par £. SIIIIiSAIVF.
Telepliovtis illyrîciis.
Noir;pubescent : partie antérieure de la tcHe, deux premiers articles des antennes et partie des trois suivants^ côtés et extrémité du ventre, pieds, moins le dos au moins des cuisses et partie des tibias et tarses posté- rieurs^ et prothorax, d'un roux testacé : celui-ci élargi jusqu'aux trois cinquièmes, au moins aussi large dans ce point que les élytres, rétréci ensuite en ligne droite ; paré de cJiaque côté de la ligne médiane d'une tache noire, plus rapprochée du bord antérieur que de la base : partie noire de la tête tronquée dans le milieu de son bord antérieur.
</' Antennes un peu plus longues que la moitié du corps ; à deuxième article c'gal aux trois cinquièmes du suivant. Ventre de huit arceaux : le septième, e'chancre' en arc à son bord postérieur : le huitième en cône, d'un tiers ou de moi- tié plus long qu'il est large à la base. Premier article des tarses antérieurs notablement dilaté, élargi de la base à Tex- Irémite, de moitié environ plus long qu'il est large à celle-ci, un peu plus large à cette dernière que l'extrémité du tibia : le deuxième une fois moins large à la base que le premier à son extrémité, à peine plus large que les deux suivants.
Obs. Les parties testacées sont ordinairement d'un orangé testacé plus jaune; le bord postérieur des quatre premiers arceaux du ventre est d'un roux orangé : la partie noire du cinquième et surtout celle du sixième est réduite ordinaire- ment à deux taches : les septième et huitième sont d'un fauve ou roux testacé.
j. Antennes à peu près égales à la moitié de la longueur du corps ; à deuxième article à peine plus long que les trois
10 MOLLIPENNES.
cinquièmes du suivant. Ventre de sept arceaux : le septième deux fois et demie aussi long sur son milieu qu'il est large à sa base, sinuc à son bord postérieur près de chaque angle postérieur, avec la partie médiane dudit bord plus prolongée en arrière que les angles et entaillée dans son milieu. Pre- mier article des tarses antérieurs, de moitié plus long qu'il est large à son extrémité, à peine aussi large à celle-ci que l'extrémité du tibia, peu élargi de la base à l'extrémité, à peine plus large à celle-ci que les trois suivants.
Obs. Les cinq premiers arceaux du ventre sont ordinaire- ment noirs à leur bord postérieur , le sixième est paré d'une bordure d'un roux testacé ou orangé, avec la partie noire souvent presque réduite k deux taches : le septième, entière- ment d'un roux testacé ou orangé.
Etat normal. Jntennes noires, avec les quatre premiers articles testacés : les troisième et quatrième brièvement noirs à l'extrémité : le cinquième plus ou moins longuement tes- tacé à la base : le sixième noirâtre ; les autres noirs. Pro- thorax paré de deux taches rétrécies d'avant en arrière, une fois environ plus longues que larges. Ventre coloré suivant les sexes, comme il a été dit. Pieds : les antérieurs, d'un roux testacé, avec l'arête antérieure des cuisses, et une bande transverse ou demi-anneau, en dessous, près du genou, noirs: les intermédiaires : cuisses noires, avec les genoux, les tibias, parfois les tarses ou partie des tarses, testacés : les posté- rieurs : cuisses noires, genoux, base et plus brièvement l'ex- trémité des tibias, et quelquefois partie des tarses, testacés. Cantharis illyrica (Dejean) Calai. (1837), p. -118. Variations (par défaut).
Quand la matière colorante noire n'a pas été aussi abon- dante, le cinquième article des antennes est testacé : le sixième moins obscur que dans l'état normal. Les taches du
Telephorus illyricus, 17
protliorax se modifient dans leur forme en se raccourcissant, se montrent réniformes ou subponctiformes. Le ventre du ^ n'offre parfois point de taches noires sur les cinquième et sixième arceaux. L'arête des cuisses antérieures est quelque- fois testacée : les cuisses intermédiaires et postérieures offrent à la base un trait longitudinal testacé : les tibias postérieurs sont parfois testacés ou avec un trait noir près de Tare te in- férieure et les tarses postérieurs sont testacés.
Variations (par excès).
Quand la matière colorante noire a abondé, le troisième article des antennes est noir ou noirâtre sur sa seconde moi- tié; le quatrième plus longuement et le cinquième pres- que entièrement noir : les taches du prothorax plus grosses, ont plus du tiers de la longueur de ce segment : les tibias intermédiaires obscurs ou noirâtres sur l'arête extérieure; les postérieurs presque entièrement noirs.
Long. 0,0^35 à 0,0157 (6 à 7 I.). Larg. 0,0033 à 0,00^2 (I Ml à \ 7/8 1. )
Corps allongé , pubescent. Têle à peine aussi large , dans son diamètre transversal le plus grand , que le prothorax à ses angles de devant; d'un noir peu luisant sur sa moitié postérieure , d'un roux ou orangé teslacé sur l'antérieure : la partie noire, presque avancée jusqu'au bord postérieur de la base des antennes, sinuée ou échancrée deri'ière chacune de ces bases, tronquée ou à peine échancrée dans le milieu de son bord antérieur et aussi avancée dans ce point que le bord postérieur des antennes : la partie testacée , plus luisante , parcimonieusement pointillée , hérissée de poils d'un cendré testacé, mi-relevés, convexe ou subcarénée. Mandibules d'un roux livide ou testacé à la base , brunes ou noires à l'extré- mité. Palpes d'un roux testacé , avec l'extrémité du dernier
article noire, ylnlennes prolongées environ jusqu'à la moitié * i)
18 MOLLIPENNES.
(?) OU un peu plus {d") de la longueur du corps; atténuées à partir du troisième article : le deuxième , égal aux trois cinquièmes (c/"} ou un peu plus (î) du suivant : d'un roux testacé sur les deux premiers articles et sur la majeure partie ou du moins à la base des trois premiers articles, noires sur les autres : les deux premiers garnis de poils concolorcs, mi-couchés : les autres très - brièvement pubescents. Pro- thorax faiblement et obtusémcnt arqué en devant ; arrondi aux angles antérieurs; irrégulièrement arqué sur les côtés, c'est-à-dire élargi en ligne un peu courbe jusqu'aux trois cinquièmes ou deux tiers de sa longueur, rétréci ensuite en ligne droite ou h peine sinuée jusqu'aux angles postérieurs ; peu ou point émoussé à ceux-ci ; sensiblement arqué en ar- rière, sinué au devant de l'écusson et moins sensiblement près des angles postérieurs , à la base ; d'un quart ou d'un tiers plus large à la base qu'il est long sur son milieu ; inégalement convexe ; transversalement déprimé après le bord antérieur qui, par là, est sensiblement relevé, et offrant vers les deux septièmes de sa longueur la partie la plus profonde de cette dépression; relevé sur les côtés en rebord presque aplani, depuis le bord antérieur jusqu'aux cinq septièmes ou deux tiers de sa longueur : ce rebord, aussi large vers les deux sep- tièmes de la longueur du segment, cjue le cinquième de la largeur totale de celui-ci , graduellement rétréci jusqu'à sa partie postérieure : étroitement relevé en reboid à la base; rayé, sur la ligne médiane, d'un sillon linéaire, depuis la dépression transversale jusqu'au rebord basilaire; luisant; d'un roux testacé ou d'un fauve orangé , ordinairement plus pâle et parfois d'un testacé livide sur les côtés; parc, de chaque côté de la ligne médiane , d'une tache noire , ordi- nairement rétrécie d'avant en arrière , plus rarement réni- forme ou subponcti forme, un peu plus rapprochée du bord antérieur que du postérieur, couvrant, dans son développe-
Telepîwnis illyrîcus, 19
ment normal , le tiers presque mécliairc de sa longueur , quelquefois presque réduite au cinquième ou au sixième de cette longueur ; pointillé ou finement et parcimonieusement ponctué ; garni de poils cendrés ou cendrés testacés , assez courts et médiocrement apparents. Ècussoji en triangle sou- vent peu émoussé ; noir; pubescent. Èljtres un peu plus larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs , un peu moins larges ou à peine aussi larges que lui dans son développement transversal le plus grand ; trois fois et demie à trois fois et trois quarts aussi longues que lui ; parallèles ; très-obtusément arrondies à leur extrémité; presque planes sur le dos; creusées d'une fossette humérale; ruguleusement ponctuées ; garnies d'un duvet cendré assez épais , fin et couché; noires, mais paraissant d'un noir cendré; offrant ordinairement les traces de trois nervures ; la deuxième nais- sant de la fossette , souvent prolongée jusque près de l'ex- trémité : la première , entre celle-ci et la suture , plus rac- courcie postérieurement: la troisième, près du bord externe, variablement prolongée. Ailes brunes. Dessous du corps pu- bescent ; d'un orangé testacé sur la partie antérieure de la tête , sur le repli thoracique et sur l'antépectus , noir sur les médi et postpectus. Kentre coloré, comme il a été dit. Pieds pubescents ; colorés , comme il a été dit. Ongles testacés ; munis à la partie inférieure de la base de chacune de leur branche externe d'un dent prolongée avec ladite branche jus qu'aux deux cinquièmes de la longueur de celle-ci et con- fondue avec la branche presque jusqu'à son extrémité.
Cette espèce n'est pas très-rare , au printemps , dans les parties méi'idionales de notre ancienne Provence.
NOTICE
SUR
ANTOINE LACÈNE
Par E. »ilJL!B»A:%'T.
(Lue à la Société Linnéenne de I.^on. )
Il est des hommes dont la vie fut toujours si admiraJile et si pure , dont toutes les actions eurent si visiblement pour mobile Famour du bien et le bonheur de leurs semblables , qu'on est heureux d'avoir à retracer le souvenir de leurs vertus et de leur dévouement. Ces pensées naissaient natu- rellement dans mon esprit, au moment oii je prenais la plume pour vous parler de l'homme vénéré auquel ces pages sont consacrées.
Antoine Lacène naquit h Lyon le 50 décembre 1769, au sein d'une famille riche et honorée. Il fut le fils unique de Salve Laccne et de MagdeleineMagnieunin. Son père, homme instruit, après avoir trouvé, dans l'une des branches de l'in- dustrie qui ont la soie pour objet, les moyens d'accroître sa fortune patrimoniale, s'était retiré des affaires, pour consa- crer son temps à l'étude et aux arts. Il mit ses soins et ses complaisances h former une collection de tableaux que son fils, héritier de ses goûts, devait un jour augmenter encore. Ce dernier l'avait enrichie , entre autres objets , du Laocoon
NOTICE sua A-NTOINE LACiÈNE. 21
de Chinard, qui avait valu à cet artiste le grand prix de Rome ; et le Musée de notre ville doit à sa générosité la possession de ce chef-d'œuvre.
Le jeune Antoine, unique objet des espérances de ses pa- rents, se vit entouré, dès le berceau, des attentions les plus délicates et des affections les plus tendres. Sa mère, surtout, avait pour lui cet amour idolâtre dont Taveuglement conduit à la faiblesse. Incapable d'avoir la force de se séparer de cet enfant, objet principal de ses pensées, elle apporta un assez long retard au commencement de ses études. Il n'entra au collège qu'à l'âge de douze ans ; mais grâces à son intelli- gence , il répara bientôt le temps perdu, par son travail et par son application.
A la fin de sa dernière année scholairc , il eut la dou- leur de faire une de ces pertes irréparables, qui laissent pour toujours dans notre âme des regrets plus ou moins amers, mais dont l'adolescent ne comprend pas aussi bien toute l'étendue que celui qui avance davantage dans le chemin de la vie : la mort lui enleva son père le 6 septembre 1789.
Au nfoment oîi il quittait les bancs de l'école, et oii il ar- rivait à la jeunesse, les idées nouvelles qui devaient conduire à une révolution, parurent d'abord sourire h son cœur noble et généreux; mais dès qu'il s'aperçut qu'au lieu de songer seulement à réformer les abus, on voulait faire table rase du passé, pour édifier à nouveau ; quand il vit surtout le trône menacé , ses illusions ne tardèrent pas à s'évanouir ; il s'attacha au drapeau de noire antique monarchie , à laquelle son cœur resta fidèle jusqu'à son dernier soupir.
Indigné bientôt des excès de la Convention, il fut un des premiers à s'enrôler dans les rangs de cette milice lyonnaise qui devait combattre dans nos murs , contre le pouvoir qui pesait sur la France. Il fit partie de la garde à cheval ; ei quand M. de Précy convia ses concitoyens à prendre les ar-
22 NOTICE
mes , il eut seul le courage cV accompagner le tambour chargé de proclamer cet appel dans tous les quartiers de la ville.
Il n'en fallait pas tant pour attirer l'attention du comité révolutionnaire ; aussi , après le siège , fut-il obligé de se cacher, pour soustraire sa tête à Téchafaud. Il trouva d'abord un asile assez rapproché de la cité ; mais sa mère craignant de voir sa retraite découverte , profita de la première occa- sion pour le faire passer à l'étranger. Elle le confia à l'un de ces hommes cjui , dans ces temps difiiciles , se chargeaient moyennant une récompense honnête, de faciliter la fuite des émigrants. Arrivé à Carouge , muni d'un faux passeport, il courait le risque d'y être arrêté : la prudence de son guide le sauva de ce danger. Donnez-moi vos papiers, lui dit -il , et au lieu de vous présenter, allez m'attendre dans le village voisin. En y arrivant , aux abords de la nuit , Lacène vit la porte de l'église ouverte ; il se glissa dans le lieu saint, et se blottit dans un confessionnal, oii il ne tarda pas à s'endormir, S'étant éveillé de grand matin, et trouvant alors l'église fer- mée , il essaya de grimper sur le confessionnal, pour tâcher, de là, de s'esquiver par l'une des fenêtres ; mais au moment où il allait atteindre son but , l'objet auquel sa main s'était cramponnée cédant à la traction, se détacha toul-à-coup , et le fit rouler assez lourdement h terre. Après s'être remis de son émoi , une seconde tentative fut plus heureuse, et lui permit de sauter dans le cimetière qui entourait l'église du hameau. Dans sa chute, il tomba près d'une vieille femme , qui était là, priant sur la tombe de l'un de ses proches. Celle-ci croyant à l'apparition d'un revenant , s'enfuit épou- vantée , en poussant des cris qui causèrent dans le village une émotion bien naturelle. Cette circonstance permit au guide de trouver les traces du jeune émigrant, qu'il avait en vain cherché durant la nuit, et, tous les deux, ils purent, sans autre encombre, franchir les frontières et arriver à Fri-
SUll AiNTOllNE LACÈiNE. 25
bourg. Lacène habita cette ville hospitalière , en compagnie de divers ecclésiastiques, jusqu'au moment ou les temps de- venu moins orageux, par suite de la mort de Pxobespierre , il leur fut donné de revoirie ciel si doux.de la patrie. Toutefois, après avoir embrassé sa mère , il crut prudent de se sous- traire pendant quelque temps encore aux regards ombra- geux des hommes du pouvoir.
Pour charmer les moments de sa retraite , il se livra à l'étude avec une ardeur toute nouvelle. Un peu plus tard , c[uand il put, en toute assurance, jouir de sa liberté^ il suivit les cours de physique et de chimie expérimentales , profes- sés à l'Ecole-Cenlrale (*) par M. Mollet.
Lacène, dans son jeune âge, était tombé d'une escarpo- lette mise en mouvement. On a depuis attribué à cette chute, qui semblait d'abord sans gravité, l'altération qu'il éprouva dans l'un de ses sens les plus précieux, dans celui de l'ouïe. Son oreille commença, vers ce temps, à se montrer moins sensible à l'impression des ondulations sonores. Cette incom- modité naissante lui donna des inquiétudes et éveilla en lui le goût de la campagne. Il délaissa un peu son appartement de la ville pour habiter davantage sa propriété de Sainte-Foy. Il s'y livra h la taille des arbres, et particulièrement h celle des pêchers, si imparfaitement pratiquée jusqu'alors, et il contribua à faire connaître les méthodes nouvelles destinées h en accélérer le perfectionnement.
(«) L'École-Centrale était placée au Palais Saint-Pierre. Les professeurs étaient MM. Déranger, pour les Belles-Lettres ; Cogell, pour le Dessin ; Brun , pour la Grammaire générale-, Roux, pour les Mathématiques; Besson, pour les Langues Anciennes ; Mollet, pour la Physique; Gilibert, pour l'Histoire naturelle-, Delandine, pour la Législation. Ces Professeurs étaient déjà nom- més depuis deux ans, par un jury spécial des citoyens de la ville, quand ils furent installés, en présence des autorités constituées, le premier jour com- plémentaire de l'an IV. Les cours s'ouvrirent presque immédiatement.
24 KOTICE
Il goùlait, au milieu de ses beaux jardins, et dans l'étude des œuvres de la nature , ces jouissances délicieuses et cette douce quiétude, qui s'harmonisait si bien avec le calme de son ame.
Mais il lui était difficile, avec son imagination si vive et si facilement inflammable, avec ses aspirations naturelles vers le beau, de vivre au milieu des fleurs, de respirer les suaves parfums exhalés par leur corolle, sans éprouver un vif attrait pour ces gracieuses filles de la terre. Aussi, ne tarda-t-il pas à s'éprendre pour elles d'une passion qui devait , jusqu'à la lin de ses jours, faire la douceur de son existence.
Cet amour, toutefois, ne fut pas assez exclusif, pour empê- cher à son cœur d'être captivé par d'autres attraits. Le 16 avril 1798 , il épousait sa cousine, mademoiselle Louise Magnheunin, charmante personne, joignant aux grâces et à la plus séduisante beauté, les qualités du cœur et de l'esprit qui devaient être pour lui le gage du bonheur de sa vie.
Cet événement, qui a toujours sur notre destinée une in- fluence si grande, le fit sortir un peu de la solitude dans la- quelle il semblait se complaire. Il fallait nécessairement faire connaître sa jeune épouse à ses amis , et la produire ainsi dans le monde, dont elle était l'ornement. Un peu plus tard, il suivit, avec elle, les leçons de botanique de M. Mouton- Fontenille, et prit part aux excursions matinales que le maître, accompagné de quelques disciples, se plaisait à faire aux alentours de la ville. Au retour, ces amis de Flore venaient chez Lacène, près d'une table convenablement servie, se re- poser de leurs fatigues, et goûter, dans répanchement d'une gaîté libre de contrainte, tous les charmes de Famitié.
Plusieurs années se passèrent ainsi, au sein des plus douces occupations et des plus aimables jouissances, et son bonheur ci*it été complet, s'il avait pu voir sa maison animée par un enfant au berceau ; mais ce désir bien légitime , pour lequel
SUR AINTOliNE LlCEMil. 25
rcspërance semblait lui sourire dans ses rêves, ne devait ja- mais être rempli.
Un événement douloureux, la mort de sa belle-mère, le mit, en 1811, en possession de la campagne d'Ecully. A par- tir de ce moment, il Thabita, pendant la belle saison, avec son beau-frère, Camille Jordan (^). Les dispositions de cette charmante villa sont, comme on le sait, l'œuvre du célèbre Morel (*), dont le génie, en cherchant à imiter la nature, a su trouver le secret de Tembellir et de lui prêter des char- mes nouveaux, en créant Part du jardin paysagiste.
Dans la même année, cette retraite d'Ecully vit se reposer, sous ses ombrages, trois personnages dont l'histoire a retenu
(') Jordan (Camille), orateur et publicisle, cousin de Casimir et Augustin Périer , né à Lyon le H janvier -1771 , avait épousé mademoiselle Julie Magnieunin, sœur de madame Lacéne.
(') Morel ( Jean-Marie), architecte, peintre et musicien, est né à Lyon en 1728, et mortdans lamème ville, en 1810. M.Dumas, ancien secrétairede l'aca- démie de notre ville, a consacré, dans le tome II des Archives du Rhône, quelques pages à sa mémoire. M. de Fortair avait précédemment publié : Notice sur la vie et les œuvres de Jean-Marie Morel. Pam, 1813, in-S", ^0 pages. On a de Morel :
1" L'art de distribuer les jardins suivant Içs usages des Chinois. Londres^ 1757, in-S".
2" Théorie des jardins, ou l'art des jardins de la nature. Paris, 1776, in-8".
3° Tableau dendrologique. Lyon , an VIII , in-8^
4° Mémoire sur la théorie des eaux fluantes, appliquée au cours du Rhône depuis la pointe de la Pape jusqu'à la Mulatière. (Archives du Rhône, tome I, p. 441-46()). Ce mémoire avait été lu à l'Académie en Tan xii.
Il a laissé, en outre, deux ouvrages inédits : l'un, sur la composition de la musique, l'autre, sur V architecture rurale.
On se rappelle les vers suivants, de Delille, dans son poème des Jardins :
Ainsi, malgré Morel, dont l'éloquente voix, De la simple nature a réclamé les droits. J'aime ces jeux où l'onde, en des canaux pressée, Part, s'échappe, jaillit, avec force élancée, etc.
2G NOTICE
les noms dans ses annales : madame de Staël (^), le vicomte, qui devait être plus tard le duc Matthieu de Montmorency (^), et madame Rc'camier (^), et voici à cjuelle occasion :
L'auteur de Corine ('*), retirée dans le Blaisois, chez M. le comte de Salaherry, y avait reçu la nouvelle de la mise au pilon, de tous les exemplaires tirés, de son ouvrage sur TAlle- magne, et Tordre de Savary, alors ministre de la police, de quitter la France sous trois jours. Elle ne voulut pas traver- ser Lyon, en se rendant à Coppet, sans consacrer quelques heures h Camille Jordan, vivant alors à la campagne. Celui-ci donna, à cette occasion, dans sa maison de ville, un diner auquel furent conviés bon nombre d'amis. Au dessert, on vint à parler des Martyrs de M. de Chateaubriand, dont le succès occupait encore beaucoup les esprits, dans le monde littéraire. Madame de Staël fit l'analyse de cet ouvrage, avec une supériorité d'esprit, une élévation de pensées et une magnificence de langage telles, qu'elle laissa dans l'ébahisse- ment ceux mêmes qui avaient de ses talents la plus haute idée.
La fille de Necker n'avait pas, comme on l'a dit, cette dé- licatesse et cette régularité des traits, cjui prêtent parfois à la figure des grâces si attrayantes (^) ; mais cjuand son cœur
(*) Slaël-Holslein (Anne-Louise-Germaine Necker, baronne de), née le 22 avril -1776, à Paris, où elle est merle le 14 juillet 1817.
(-) Montmorency (le duc Matthieu de), pair de France, etc., né le -10 juil- let 1760, à Paris, où il est mort le 24 mars 1826.
(3) Récamier (Jeanne-Franooise-Julie-Adéiaïdc Bernard, épouse de M.), née cà Lyon, rue de la Cage, le 3 décembre -1777, morte à l'aris le -11 mars -1849.
(*) La première édition de cet ouvrage parut en -1809, en deux volumes in-8; la deuxième, en -1809, en trois volumes in-18 ; la troisième, en -1810, en trois volumes in-8°.
{^) Madame de Staël, douée d'une si noble intelligence, soufl'rait, dit-on, singulièrement de n'être pas aussi bien partagée sous le rapport des agrc-
SUil AiSTOLNE LVCÈJSE. 27
OU son esprit se sentaient excités, son visage s'illuminait d'une beauté intellectuelle; le génie y brillait de tout sou feu, et, de ses yeux doués d'une rare magnificence, jaillis- saient comme des éclairs , qui annonçaient Téclat de sa parole.
Le vicomte de Montmorency, attaché depuis longtemps par la reconnaissance à madame de Staël, qui avait été poiu' lui un ange de salut, dans les jours périlleux de la révolu- tion, avait voulu aussi serrer la main à Camille Jordan et à Lacène, en allant h Coppet, consoler dans l'exil sa malheu- reuse amie. Le même motif avait, peu de temps après, con- duit à Ecully madame Récamier, cette femme célèbre, dont la beauté du caractère se reflétait sur la gracieuse et sédui- sante perfection de sa figure.
Combien d'autres personnages, plus ou moins célèbres, n'ont pas, depuis celte époque, pris le chemin de la même villa? Les Ballanche {*), les de Gérando (^), les Ampère (^),
ments de la figure. Si elle Tavait pu, elle aurait demandé à la nature de lui en- lever ce qu'avaient de supérieur ses facultés intellectuelles, pour lui donner en retour le don de la beauté; et, par un sentiment bien naturel chez une femme, elle se sentait blessée de la moindre allusion capable de lui rappeler qu'elle manquait de cet avantage. Un personnage, dont il est inutile de redire le nom, lui donnait un jour le bras, ainsi qu'à madame Ilécamier : Combien je me sens heureux, dit-il à ces dames, de me trouver placé dans ce moment entre l'esprit et la beauté- Monsieur, répartit vivement madame de Staël, et avec un ton qui confondit l'interlocuteur, vous êtes le premier qui m'ayez dit que j'étais belle.
(') Ballanche (Pierre-Simon), de l'Académie française, né à Lyon, le 4 août 1776, mort à Paris le 12 juin 1847.
(2) Gérando (Joseph-Marie Mottet, baron de), pair de France, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, né à Lyon le 29 février -1772, mort à Paris le -10 novembre -1842.
(") Ampère (André-Marie), membre de l'Institut, etc., né à Lyon le 20 jan- vier 1775, mort à Marseille le ^0 juin -1830.
28 JNOTICE
les Dugas-Moiitbel (*), ces amis de longue date, venaient dans ces allées embaumées se délasser de leurs travaux, ou s"y livrer aux doux épanchements d'une réciproque affection. Les Menoux (^), les Thomas Dugas (^), les Martinel (*), les Bourgeois (^), les Balbis (^), les Grognier (J), et une foule d'autres, aimaient à visiter ces beaux jardins, à jouir de la conversation de Lacène; ils ne quittaient jamais cet homme aimable et bon, sans être émerveillés d^ l'habileté du prati- cien expérimenté, et souvent sans avoir appris quelque chose de nouveau, dans la science de l'amateur des jardins.
Les connaissances horticoles de Lacène l'appelaient natu- rellement à prendre place parmi les membres de la Société d'agriculture : en 1815, il fut admis dans cette compagnie.
Quelques mois après, les dernières guerres de l'Empire se terminaient par le retour des Bourbons. Lacène, dont le cœur n'aimait pas à demi, salua la restauration de toutes les joies de son âme. Il ne tarda pas à se mettre en rapport avec Fiévée [^), et, pendant plusieurs années, il entretint avec
(*) Dugas-Montbel (Jean-Baptiste) , membre de rAcadémie française, etc., né à Saint-CIiamond (Loire) !e 11 mars 1776, mort à Paris le 30 novem- bre 1834.
(2) Menoux (Louis-François-Marie), conseillera la Cour, etc., né à Lyon le 28 octobre 1769, mort le 31 juillet -1833, dans la même ville.
(^) Dugas (Thomas), adjoint au maire de Lyon, durant la Restauration, né à Saint-Chamond (Loire) le 27 mars -1773, mort dans sa maison de campagne de Caluire le 17 novembre -1837.
{*) Martinel (le chevalier Joseph-François-Marie de), directeur de la pépi- nière départementale, né en Piémont vers t763, mort à Lyon le 3 avril i829.
(^) Bourgeois (Alexis-André), né à Guise (Aisne) en 1770, mort à Lyon le 1" octobre -1843.
C^) Balbis (Jean-Baptiste, directeur da jardin des plantes de Lyon, né à Moretta (Piémont) le 17 novembre -1765, mort à Turin le -13 février -1831.
C) Grognier (Louis-Furcy), professeur à l'école vétérinaire, né à Aurillac le •1" avril 1774, mort à Lyon le 7 octobre 1837.
(") Né ver» 1770, à Paris, où il est mort en 1839.
SUR ANTOINE LACÈiNE. '20
ce célèbre publiciste une correspondance assez suivie. Leurs idées semblaient puisées aux mêmes inspirations ('). Aussi, son ami lui écrivait-il (^) : « Il est entendu, entre nous, que ce l'accord des opinions el des sentiments remplira linter- c( valle de nos lettres , » et , deux ans après (^), il lui disait : ce Oui, certainement, vous étiez pour beaucoup dans la note ce que j'ai mise à la onzième partie (*) de ma Correspon- cc dance (^). 33
Ceux qui ne partageaient pas la manière de voir de Lacène,
(') Dans la malheureuse année -1816, où Tinlempérie des saisons venait occasionner la clierté des subsistances, aggraver les lourdes charges du bud- get de l'Étal , et créer ainsi des embarras pour le gouvernement du Roi , Lacène adressa à la Chambre des députés une pétition ayant pour but de faire adopter le généreux projet émis par Fiévée, dans la cinquième partie de sa Correspondance politique, p. 41. Plan de finance français.
Voici comment s'exprimait à ce sujet le Journal politiqtœ et littéraire du département du Rhône , dans son n® 23, du 4 mai -1816.
« M. Lacène, dans sa pétition , fait un appel au patriotisme français , et « propose, d'après M. Fiévée , la création d'une décoration , pour tous ceux « qui verseraient 5,000 fr. ou même 2,300 fr. , dans une caisse particulière, « et dans un temps déterminé. Il offre, lui, de verser 5,000 fr. sans délai. « Il déclare qu'il ne recherche ni distinction ni récompense. Accoutumé , « dit-il , à aimer le Roi, pour qui il donnerait volontiers sa fortune et sa vie, K il n'a d'autre ambition que le salut de la France. Mais il voudrait cepen- « dant que son offre se rattachât à une institution royale , qui ayant tout à la « fois pour but, l'intérêt de la royauté et le soulagement des malheureux , « déterminerait d'autres Français à suivre son exemple. Tout est possible, « ajoute-t-il, au nom du Roi et de l'honneur. L'n grand nombre de Lyonnais « se joindraient bientôt à lui 5 et ceux qui, en 1793, combattaient pour la cause » du Roi martyr, s'estimeront heureux de donner , à son auguste frère, de « nouvelles preuves de leur dévouement et de leur amour. »
(2) Le 6 novembre 18^6.
(3) Le 23 mars -1818.
(*) Concernant la conspiration de Lyon,
(5) Correspondance politique et administrative, commencée en mai 1814. Paris, -1813-1819, -13 parties, in-8".
50 NOTICE
110 pouvaient (lu moins s' empêcher tic rendre justice à la sin- cérité de ses convictions , à la droiture et à la pureté de ses intentions.
Un accident affreux qui pouvait avoir les suites les plus fâcheuses, mit fin en 1818 à cet échange de lettres politiques. Lacène avait voulu monter un de ses chevaux de voiture. L'animal, sans doute trop lourd pour la selle, glissa sur le pavé, devant la façade du Rhône, et tomba sur son cavalier. Dans la chute, l'étricr porta sur la cuisse de celui-ci, et y fit une blessure si profonde, qu'on craignit un moment d'être obligé de recourir à famputation. Une consultation des hommes de fart les plus habiles eut lieu quelques moments après, et h la suite d'un examen attentif de la plaie, le docteur Bouchet put calmer les inquiétudes de la famille et donner des espérances au blessé. Mais le système nerveux trop im- pressionnable du malade avait été frappé : de là, des trans- ports au cerveau , qui donnèrent des craintes sérieuses pour sa vie. Après divers essais, la musique eut seule le pouvoir de calmer son imagination délirante. Des amis s'entendirent aussitôt pour venir tour à tour , exécuter au pied de son lit des quatuor ou des symphonies , dont la douce mélodie en- dormait et calmait ses souffrances morales. Souvent l'orgue de barbarie arrêtée sous ses fenêtres eut le pouvoir de pro- duire ces effets salutaires.
Cette maladie affreuse dura trois ou quatre mois. Elle servit du moins à montrer de combien d'estime et d'affection Lacène se trouvait entouré ; on faisait foule chaque jour pour venir s'enquérir de ses nouvelles. Il put enfin sortir de son lit et marcher h l'aide de béquilles. Les eaux d'Aix , aux- fuielles il se rendit durant plusieurs saisons de suite, achevè- rent de le guérir.
Dans la même année 1818, le docteur GouUard eut l'heu- reuse idée de fonder une Société, ayant pour but de donner
SUR ANTOINE lACILNE. 51
à domicile et graluilement, tous les secours de la médecine aux indigents. Il en parla à M. Rcgiiy, trésorier de la Ville, et à Lacène, dont la bourse était toujours ouverte pour toutes les bonnes œuvres. MM. les docteurs Comarmond, Gubian, Jandard et Terme voulurent s'y adjoindre, et, au commen- cement du mois d'août, le dispensaire fut établi»
Les voyages de Lacène aux eaux d'Aix, voyages qu'il poussa jusqu'à Genève, le mirent en rapport avec des horticulteurs distingués, avec des naturalistes plus ou moins renommés, parmi lesquels MM. De Candolle , le comte de Loche et lïuber, le célèbre historien des Abeilles. De là, datent ses goûts pour l'éducation de ces insectes. Il y vit une source de prospérité pour nos campagnes, et dès ce moment il se fit le missionnaire des Abeilles. «J'accepte, a-t-ildit('), cette cjuali- cc fication : cette mission pacifique ne sera le prétexte d'aucun ce trouble, d'aucune division, et n'élèvera, je l'espère, contre ce moi aucune récrimination, tout au plus dois-je m'attendre ce à cpielques coups d'aiguillon, w
La mort de Camille Jordan, arrivée à Paris le 19 mai 1821,. lui fit aussitôt prendre, avec son épouse, le chemin de la ca- pitale, pour aller porter des consolations à la veuve du dé- funt. Durant son séjour dans cette reine du monde, il eut l'occasion d'y faire des connaissances variées. Dans les salons de M. Augustin Perrier, parent de son beau-frère Camille, il rencontrait les amis politicpies de ce député du centre gau- che ; chez M. Fiévée et dans quelques hôtels du faubourg Saint-Germain, il aimait à causer avec des personnes d'une opinion plus sympathique à la sienne. Ses goûts le portaient surtout à fréquenter les horticulteurs renommés, et, plusieurs fois, pendant les mois passés dans la capitale, MM. Soulange-
(*) Mémoire sur les Abeilles, pag. -15.
Ôâ NOTICE
Botliii('), Berlèse (^) et le jardinier en chef du Luxembourg reçurent ses visites intéressées. Il s'y lia avec M. Lombard (^), savant praticien, qui faisait un cours public d'apiculture. Il suivit ses leçons et avec un tel succès que le maître, forcé^un jour, de s'absenter, put se reposer sur lui pour le suppléer. Quelque temps après son retour de la capitale, il présenta à la Société d'Agriculture de Lyon son Mémoire sur les abeilles, imprimé aux frais et par les soins de cette Compa- gnie (*). Ce travail , dans lequel sa modestie se plaisait à rendre à M. Lombard toute la part du mérite qui lui reve- nait , valut à l'auteur de nombreuses et unanimes félici- tations (^). Lacène ne se contenta pas d'avoir traité l'his- toire des abeilles avec autant de méthode que de clarté; il voulut concourir par d'autres moyens à la propagation de l'é- ducation de ces insectes, et, dans ce but, il offrit à la Société d'Agriculture une somme de cent francs, pour encourager ce genre d'industrie, presque inconnu alors dans notre dépar- tement.
(') Soulange-Bodin (Etienne), fondateur et directeur de l'Institution Horti- cole de Fromont, à Ris (Seine-et-Oise), né en Touraine en 1774, mort à Fro- raont le 23 juillet 1846.
(-) Berlèse (l'abbé) , à qui Ton doit une monographie du genre Camellia.
(') Lombard (C. P.), procureur au parlement de Paris, avant la révolution, né en -1741, mort en l82/i.
(*) Mémoires de la Société d'Agriculture, Histoire naturelle et Arts utiles do I.yon, du -1" avril -1821 au -{"avril 1822, Lyon, 1822, p. 145 à 224, fig.
(5; Une main restée inconnue à sa famille, lui envoya le billet suivant :
0 grand chancelier des abeilles, Du livre qui peint leurs merveilles, Je le rends grâce en faux bourdon. Je sens tout le prix de ce don, Puisqu'en retour de ton hommage, Ces charmantes filles du ciel Ont répandu dans ton ouvrage Toutes leurs fleurs et tout leur miel.
SUR ANTOINE LACENE. 30
Les honneurs qu'il avait toujours fuis, vinrent bientôt, mal- gré lui, le mettre un peu en relief. La voix publique le dé- signait pour être le maire de la commune tlEculIy ; l'auto- rité , cédant à ce cri de Topinion, l'appela à ces fonctions municipales, cju'il lui fut impossible de refuser. La mort récente de sa mère ne lui permit pas, dans le moment d'expri- mer à ses administrés combien il était sensible aux témoi- gnages de leur affection ; mais à l'expiration de son année de deuil, il leur donna une fête dont le souvenir n'est pas encore éteint.
Le 15 juin 1822, La Société Linéenne de Paris, qui venait de prendre naissance, lui envoyait le diplôme de membre correspondant. L'établissement de ce corps savant, destiné à propager le goût de l'histoire naturelle, donna à divers Lyon- nais ridée de créer dans notre ville une réunion ayant le même but. Lacène, avec son ardeur accoutumée , mit tout son zèle à faire germer cette pensée, et le 28 décembre sui- vant, il figurait au nombre des fondateurs (') de celle Com- pagnie.
Cependant sa dureté d'oreilles toujours croissante , lui rendant plus difficiles ses rapports avec son conseil et ses administrés, le porta, en 1828, à donner sa démission de maire. En vain, les instances les phis vives lui furent-elles faites ; en vain fautorité voulut-elle le renommer, il persista dans sa détermination (^). Et quand le vent d'une révolution nouvelle emportait, cjuelque temps après, dans l'exil, la royale
(') Ces fondateurs furent : Madame Lortet, MM. Aunier, Balbis , Cap, Cliampagneux, Chancey, Dei'iard, docteur Dupasquier, Fauché, Filleux, Pou- dras, Grognier, Lacène, Madiot, de Martine!, l'abbé Pages, Roffavier, Ta- bareau.
(-) En installant son successeur, M. Royé-Vial, il fit à son conseil des adieux
dans lesquels se peignait sa modestie et toute la bonté de son cœur. « Avant
« de quitter le conseil municipal, que j'ai eu l'honneur de présider pendant
5^ NOTICE
famille à laquelle il avait voué ses aftcclions : « Ah ! dit-il^ eu se félicitant de la mesure qu'il avait prise, j'ai donné ma démission à temps ! >3
Sa retraite des fonctions municipales le rendit à ses goûts favoris. Depuis plusieurs années (*) il avait étudié les habi- tudes des Courtillicres , insectes d'une vie souterraine , et essayé les divers moyens proposés pour la destruction de ces Orthoptères, qui causent à nos cultures des dommages souvent si considérables. En 1835, il présenta à la Société linnéenne un Mémoire sur ces insectes fouisseurs, et il fit les fonds d'un prix de six cents francs, qui devait être accordé, par cette Compagnie, à l'auteur d'un procédé pour la destruction de ces animaux nuisibles.
Le 7 avril 1857, il lut, à la Société d'Agriculture, une notice sur le marché aux fleurs de notre ville. Il rappelait cequ'é-
« six ans, j'éprouve le bien vif désir de lui adresser encore quelques paroles. « Ce sont les adieux d'un ami. Qu'il me soit permis de rappeler à mes chers « collaborateurslestravauxauxquels uousavonsétéassociés, de leur témoigner <c en même temps les sentiments d'attachement qu'ils m'ont inspirés et le regret « bien amer de me séparer d'eux. Lorsque je fus appelé à la mairie d'EculIy, « par le choix et la confiance de M. le préfet, j'hésitai longtemps à l'accepter ; « les dispositions amicales des habitants de celte commune en ma faveur m'y « déterminèrent par dessus tout. Si par la suite, j'ai pris un peu de confiance, « je la puisais dans la bienveillance dont j'étais entouré, et dans votre attention
« déhcate à me faire oublier une cruelle infirmité Je n'ai garde d'oublier
(1 ce que je dois à M. Chipier, mon adjoint ^ voiis avez pu, dans vingt circons- » tances différentes, apprécier son intelligence et sa capacité »
11 énumère les travaux faits pendant son administration : les chemins ré- parés sur une longueur de plus de six mille mètres, et leur largeur portée de 8 ou 9 pieds à 14 ou -tS. — Les opérations du cadastre terminées. — La recons- truction de l'église arrêtée d'après le plan le moins coûteux; une imposition extraordinaire (de -12,000 fr., payables en cinq années), votée, et des souscrip- tions volontaires souscrites, etc. (Il est inutile d'ajouter qu'il avait été le premier à donner l'exemple de ces souscriptions.)
(1) Voyez: Mémoires de la Société royale d'Agriculture, Histoire ualurclle cl Arts utiles de Lyon, 1825-1827, pag. 20.
SUR ANTOINE LVCÈNE. 55
lait, il y a quarante ans, ce marché sur lequel dix ou douze paysans, véritables planteurs de choux plutôt que jardiniers, apportaient quelques plantes vulgaires à un public indifférent. Cette notice était suivie de la proposition d'une exposition annuelle de fleurs dans notre ville.
La Société d'Agriculture en accueillant ce projet, était loin de soupçonner de quel succès serait couronnée cette tentative ; et quand, le 2 juin suivant, secondée par les propriétaires et les horticulteurs des environs, empressés de répondre à son appel, elle ouvrit sa première exposition dans l'orangerie du Jardin-des-Plantes , la nouveauté du spectacle y attira toute la ville. Les jours consacrés à la visite et à l'admiration de ces produits si variés des jardins et des serres, furent des jours de fête. Un air de bonheur et de satisfaction brillait sur tous les visages, à la vue de ces richesses végétales, dont la plupart des visiteurs ne soupçonnaient pas même Texistence. Lacène, avec sa modestie ordinaire, repoussait les félicitations dont il était l'objet; mais son cœur convaincu du bien qu'il avait produit , dut éprouver dans ce triomphe une joie bien pure et bien douce : il venait en effet d'inspirer à la population lyonnaise le goût des fleurs, et de créer par conséquent pour les horticulteurs , auxquels il portait un si vif intérêt , une source de bien-être et même de fortune.
Le bruit de cette exposition eut au loin du retentissement, et entoura le nom de Lacène d'un nouveau lustre. La Société d'Horticulture de Paris lui conféra, le 25 mai 1858, le titre de correspondant.
Le succès toujours croissant des expositions suivantes, dues aux soins de notre Société d'Agriculture, inspirèrent l'idée de la création, à Lyon, d'une Société d'horticulture (*). Lacène
(^) Celte société, fondée en 1843, a pour but Tamélioration, dans le dépar- tement du lîliône, des pratiques et procédés de l'art horticole dans toutes ses
'»G NOTICE
aurait, sans contredit, etc appelé à !a présider, si ses infir- mités ne Tavaient forcément éloigné du fauteuil (').
Il voulut du moins par son zèle et son exemple répondre au but de cette Société. Il redoubla de soins pour se pro- curer les plantes les plus rares ou les plus brillantes. II eut bientôt la plus riche collection de camellias cpii eut jamais été vue dans nos environs (^).
Les richesses végétales du jardin de Lacène lui valurent, aux diverses expositions, un certain nombre de prix; mais il
liarlies. Elle porte le litre de Société d' Ilorticultxire pratique du dépar- tement du Rhône. Ses statuts furent approuvés le 13 maH844,parM. Du- cliàtel, alors ministre de l'intérieur, et dès lors elle fut constituée,
(') Celle compagnie choisit, pour diriger ses travaux, M. Menoux, conseiller à la cour, l'un des hommes les plus dignes et les plus méritants de la ville. Ce vieillard, qui m'honorait de son amitié, a eu, jusqu'à sa mort arrivée dans la quatre-vingt-sixième année de son âge, le rare privdége de conserver sa haute intelligence, son aménité et jusqu'à !a fraîcheur de son imagination. Quand il dut obéir au décret forçant à la retraite les magistrats arrivant à la soixante et dixième année de leur vie , l'Académie des Sciences dont il était le doyen, l'appela d'une voix unanime au fauteuil de laf résidence , et tes Sociétés d'horliculturc, d'éducation et littéraire, qu'il présidait déjà avec tant de distinction , lui concédèrent à vie les fonctions dont elles l'avaient investi, pour le consoler de la rigueur d'une mesure qui n'était pas faite pour lui. — MAI. Martin-Daussigny et Brun, chacun dans une notice, et !\I. P. Sauzel dans une improvisation admirable, prononcée sur sa tombe cl reproduite par les journaux, ont dignement honoré la mémoire de cet homme de bien.
('^) Une certaine année, au milieu de ces fletirs de toutes nuances qui don- naient à ses serres un aspect enchanté, l'un des pieds étala une corolle offrant d'une manière très-prononcée les trois couleurs de notre drapeau. Les amateurs ne se lassaient pas d'admirer celte merveille. L'un d'eux félicitait chaude- ment le propriétaire de la possession de ce trésor : sans doute cette fleur est remarquable , lui dit ce dernier ; mais, ajoula-t-il en riant, à coup sûr elle s'eâl trompée d'adresse : comment a-l-elle fait de se loger chez un ami exclusif du blanc ?
s un A >, TOI Mi l'vCKm:. 7)7
en reporta toujours sur son jardinier tous les lioiuicurs et tous les avantages.
Notre ami, depuis plusieurs années, ne pouvait plus, en raison de son intirniité, prendre part aux séances de nos di- vers corps savants. Il voulut cependant encore, en décembre IS^.'i, assister à la fête de famille qui nous réunit cliacjue hiver. Au dessert, au moment où la gaîté plus expansive peut faire excuser certaines excentricités, lun de nous, dont la voix vibrante était alors d'une sonorité remarquable, se mit à entonner une chanson, avec une force de poumons capable d'assourdir les oreilles les moins délicates. Dès qu'il eut fini, Lacène vint lui serrer les mains : Ah! mon cher, lui dit-il, quel plaisir vous m'avez procuré ; il y avait plus de vingt ans que je n'avais entendu la romance ! Il rentra chez lui le cœur encore rempli de Témotion qu il avait éprouvée. Hélas! c'était la dernière jouissance cjuil devait avoir au milieu de nous !
On aime à se rappeler encore cet aimable et bon vieillard. Sa taille était moyenne, son corps assez svclte. Sur sa figure brillait une si vive expression d'aftabilité , de douceur et d'honnêteté, que sans le connaître on se sentait attiré à lui par un charme irrésistible, et qu'après Tavoir connu, on aurait voulu être jugé digne de figurer au nombre de ses amis.
Nul ne fut plus philanthrope dans toute l'acception de ce mot; nul ne sentit plus que lui le feu de la charité, de cette vertu divine, sans laquelle toutes les autres ne sont rien. L'amélioration du sort de la classe indigente fut la préoccu- pation de toute sa vie : il ne pouvait voir des infortunés sans sentir ses yeux humides. Les pauvres honteux, les malheu- reux de tous genres, convaincus des bontés de son cœur, Tat- lendaient dans les lieux par lesquels il devait passer, bien certains cju'il laisserait tomber dans leurs mains une généreuse aumône. Les aveugles étaient surtout les objets particuliers de ses soins; il ne manquait jamais de leur offrir le secours
58 NOTICK
(le son bras, quand il les trouvait exposes à des embarras ou à des dangers.
Le 22 janvier 18^7, il passa dans les rangs des vétérans de la Société d'Agriculture. Mais en faisant ainsi ses adieux à cette Compagnie, il voulut lui donner une nouvelle preuve de son dévouement à ses intérêts; il lui offrit une somme de 400 fr. destinée à être donnée en prix (^) à Tauteur du meil- leur mémoire sur une question d'agriculture ou d'histoire naturelle, désignée par la Société.
A partir de 18^19, il se met à tenir un journal quotidien pour suppléera l'infidélité de ses souvenirs. On voit, en feuilletant ces pages, quel plaisir et quelle émotion lui cau- saient encore la visite de ses amis , l'arrivée dans ses serres d'une plante nouvelle pour son jardin, ou Téclosion d'une fleur dont il n'avait pas encore vu la corolle s'épanouir !
Ce journal eut peu d'années d'existence. Laccne voyait s'avancer la vieillesse, et avec elle les infirmités ses tristes compagnes. Toutes ses facultés allaient s'affaiblissant ; son intelligence et sa raison durent même , sur la fin , éprouver des éclipses passagères. Mais à mesure cjue son pied se rap- prochait de la tombe, sa foi se ravivait, comme s'il entrevoyait déjà le prix réservé à une vie toute employée à faire le bien.
Il avait fîiit placer dans diverses parties de sa chambre, pour l'avoir souvent sous les yeux, le nom de M. le docteur Perrin, son médecin ; et quand celui-ci venait lui rendre vi- site, il se prenait à lui baiser les mains : Ma mémoire, lui di*it-il, est assez ingrate pour ne pas me rappeler votre nom; mais mon cœur ne saurait jamais perdre le souvenir de
(') L'auteur auquel ce prix a été décerné est M. Drian, pour sa Minéralogie et pétrahgie des environs de Lyon, imprimée dans le lome XI des Annales de la Société d'Agriculture, p. 205 et suiv. (Voyez Ann. de la Soc. d'Agr. , t. X (1817), pli et LIY).
SUR AiNTOliNE L.VCKNE. ' 59
VOS }3ontés. Ce cœur, en effet, si sensible et si aimant, resta, jusqu'à son dernier battement, ce qu'il avait été toute sa vie : fidèle à son Dieu, à son roi, à son épouse et à ses amis.
Il s'e'teignit, le 1^ avril 1859, dans la quatre-vingt-dixième année de son âge.
On a de lui :
|o Mémoire sur les Abeilles, el principalement sur la manière de faire des essaims artificiels, d'après la méthode de M. Lombard. Lyon^ Barret, 1822, in-8° de 84 p. , fig.
(Imprimé dans les Mémoires de la Société d'agriculture, histoire naturelle et arts utiles de Lyon, du 1" avril 1821 au 1" avril 1822, p. 1-15 à 224).
2" Mémoire sur les Courtillières. Lyon, Louis Perrin, 1835, in-8° de ISp.
(Imprimé dans les Annales de la Société Linnéenne de Lyon , tome I, 1836).
30 Notice sur le marché aux ileurs de r,yon el sur les sociétés d'horticulture, suivie d'une proposition pour une exposition annuelle de fleurs dans cette ville. Lyon, Barret, 1837. in-S" de 40 p.
(tmprimé aux frais de la Société d'agriculture).
i)i:srjm>TiON
D UiN
(iE\KK ^OlVEAl DE LA FAMILLE DES A^OBIUES
lllf. E. iUULISAi\T ci Cl. REIY.
(Prcseiitce à la Sociéic Lianécnne de Lyon , le 1860. \
^M — \ — .f7>ig.-r. rimm--^
Genre Thcca.
(Etymologie , 9r,/.-/;, cHui, gaîne. )
Cvii\cTÈiiES. jfé^Ve transversale , infléchie, se logeant, par eontraction, clans une large cavité sous-prothoracique. Joues séparées du front par un repli ou rainure sinueuse , bien marquée, partant du côté interne des yeux. Chaperon res- serré par les dilatations internes des joues , légèrement échancré au sommet. Ma?icUbules solides , larges , compri- mées, trapézoïdales, terminées par deux fortes dents. Pa/pes maxillaires de trois articles : les deux premiers assez petits : le dernier grand, allongé, subsécuriforme. Labre très-petit, transversal, triangulaire. Feifo? grands, arrondis, peu saillants, en partie voilés par le bord antérieur du prothorax.
Antennes do onze articles : le premier très-renflé , subova- laire, convexe en dessus, subconcave en dessous : le deuxième beaucoup plus grêle, oblong; les troisième à sixième petits, serrés : les septième et huitième petits, prolongés en dedans on angle aigu : les trois derniers très-grands , allongés : les ncuviènu^ cl dixième triangulaires, prolongés en dedans en, flciils de scie obtuses : le dernier elliptique.
COLÉOPlÈllES INOLVJi\UX. ^1
Prothorax transversal, trapéziformc, plus clroit en avant, â cotés déclives d'arrière en avant; creusé en dessous, jusqu'à sa base, d'une large cavité semi-circidaire destinée à recevoir la tcte.
Ecusson petit, semi-circulaire.
Elytres oblongues, assez convexes, arrondies en arrière ; striées, fortement sinuées au milieu de leurs côtés, où l'arête se double et forme inie petite rainure longitudinale , dans laquelle se logent et se meuvent les genoux des pieds posté- rieurs. Lohe humerai écbancré pour recevoir les genoux des pieds intermédiaire.
Dessous du corps faiblement convexe. Prosternuni nul , annihilé par le fait de l'échancrure du dessous du prothorax.
Mésosternum étroit, linéaire, anguleusement dilaté vers le milieu de ses côtés ainsi qu'à sa base. 3Iétastenium court, transversal, très-large, creusé sur son milieu d'une profonde rainure longitudinale. Epimères du métastcrnum linéaires, un peu dilatées postérieurement. Centre de c inq segments : le premier très-court , prolongé en devant en pointe aiguë entre les hanches postérieures.
Pieds assez courts, contractiles, se logeant dans des cavités sternales, destinées à les recevoir. Hanches antérieures pres- que contiguës, séparées par un faible intervalle vide. Tarses assez épais, de cinq articles : les intermédiaires courts, trans- versaux : les premier et cinquième plus longs.
Obs. Ce genre est très-voisin du G. Dorcatoma. Il en diffère par ses hanches antérieures plus développées , plus rappro- chées l'une de l'autre, par son mésosternum étroit et non transversal, par son prosternum plus fortement canaliculé sur son milieu, par ses élytres striées sur tout leur disque, parle dernier article des palpes maxillaires plus sensiblement sécuriforme, et par les derniers articles des antennes plus allongés . moins aiigideusemcnl dilatés en dedans. Enlin le
/|2 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
caractère de la fossette du repli des élytres , destine'e à re- cevoir les genoux des pieds postérieurs, suffit à lui seul pour distinguer ce genre de tous ceux de la même famille.
1. Theca byrrboïdes.
Oblongo-ovalis , convexa , subnilida ^ densius albido-griseo-hirla ^ nigro-brunnea, palpis antennisque testaceis., harum articulo primo, capite pedïbusque rufo-ferrugineis ; capite pronotoque dense subtilité)- punctu- latis , et prœtereà sparsim grosse punctato-impressis. Elytris temdter strialo-punctatis, interstitiis planis, subtilissimè coriaceis. Pronoto trans- verso , apice angustiore.
Long. 0,0023 ; larg. 0,00M.
Corps ovale-oblong , peu brillant , brunâtre , hérissé d'une pubescence blanchâtre, assez longue et assez épaisse, ch et là redressée.
T3te transversale, infléchie, de moitié plus étroite que le prothorax; hérissée de poils fins, blanchâtres; peu brillante ; d'un roux ferrugineux avec le chaperon plus obscur ; très-fi- nement et densement ponctuée, comme chagrinée, et marquée en outre de quelques points épars, plus grossiers, quelquefois convertis en papilles affaiblies. Front faiblement convexe , séparé des joues par un repli ou rainure sinueuse , partant du bord interne de l'œil pour se rendre à Fangle interne des mandibules. Epistome creusé dérides longitudinales, courtes, faibles et sinueuses. Labre transversal, petit, triangulaire» finement rugueux. iJfandibules déi^rïmées , finement chagri- nées, obscures, avec les dents du sommet lisses et brillantes. Palpes tcstacés. Feux grands, arrondis, noirs.
Antennes de la longueur de la moitié du corps ; très-briè- vement pubescentes et ciliées en outre en dedans de quelcjues poils assez longs et droits; testacées, avec le premier article ferrugineux : celui-ci épaissi ; le deuxième , beaucoup plus
Theca byrrhoïdes. kù
grêle, ovalaire : les troisième à sixième petits et assez serrés: le septième faiblement , le huitième pi us fortement prolongés en dedans à angle aigu : les neuvième à onzième grands, ob- longs, subégaux : les neuvième et dixième prolongés en de- dans en dents de scie très-obtuses : le dernier elliptique.
Prothorax transversal , près d'une moitié plus étroit en avant qu'en arrière ; assez convexe; faiblement arrondi au bord antérieur qui s'avance un peu sur le vertex en forme de capuchon; légèrement bissinué à la base ; à côtés déclives d'arrière en avant, avec les angles antérieurs très-infléchis et aigus, et les postérieurs très-obtus, un peu relevés ; d'un noir brunâtre assez brillant, avec le bord ant érieur quelquefois un peu roussâtre; hérissé de poils fins et blanchâtres; très-fine- ment et densement ponctué, et creusé en outre de points plus grossiers, à fond plat, épars, mais plus serrés et comme ru- gueux sur les côtés.
Ecusson déprimé , finement chagriné , noir.
Elytres oblongues , à peine plus larges à leur base que la base du prothorax, trois fois plus longues que celui-ci ; sub- parallèles sur les côtés jusqu'à la moitié de leur longueur , après laquelle elles se dilatent un peu et puis se rétrécissent d'une manière arquée jusqu'au sommet oii elles sont large- ment arrondies; convexes; d'un noir brunâtre assez brillant; hérissées d'assez longs poils blanchâtres, fins, en partie couchés et en partie redressés ; marquées chacune de dix stries cana- liculées, fines, assez lâchement ponctuées, et d'une onzième strie rudimentaire, obliqne, juxta-scutellaire : les suturale et externe postérieurement réunies et enclosant les deuxième et neuvième qui sont aussi réunies en arrière ; les troisième et quatrième se réunissant postérieurement bien avant l'extré- mité ; les cinquième et huitième encore plus raccourcies ,• réunies postérieurement et enclosant les sixième et septiène qui sont aussi réunies en arrière. IiUervaUes plans , assez
''1^ COLÉOPTÈHES ^NOUVEAUX.
larges, Ilnement chagrines, Cahis humerai saillant, gibbeux^ un peu roussatre.
Dessous du corps assez convexe, d'un brun un peu ferru- gineux, finement pubesceut ; assez grossièrement et assez den- sement ponctué, avec le milieu du mésosternum plus lisse.
Pieds assez courts, finement pubesccnts, d'un roux ferru- gineux. Tibias finement ciliés et faiblement arqués à leur tranche externe. Tarses assez forts, ciliés en dehors de poils assez courts et raides.
Patrie. Ile de Porquerolle, en battant les pins. Juin. La même espèce a aussi été capturée aux environs d'Hyères pai' M. Raymond.
S. Tlieca eIong;ata.
Elongata, Icviter convexa, nitidula^ densiùs albido-jmbescens^ obscure ferruginea^ antennis flavis, articulo primo pedibusque rvfis, ocidis solis nigris. Capile densiiis, pronoto sparsim rugoso-punctalis. Elylris strialo- punclaiis^ interstitiis leviter convexis, siibtiliter r^lgulosis. Pronoio leviter transverso^ apice paulô angustiore.
lor\g. 0,002 . Larg. 0,0008.
Corps allongé, assez brillant, dun ferrugineux plus ou moins obscur; couvert d'une pubescence blanchâtre, assez longue et couchée.
Tête transversale, infléchie , un peu plus étroite que le prothorax ; revêtue d'une pubescence blanchâtre , assez lon- gue , dirigée en avant; assez grossièrement et densement ponctuée; ferrugineuse, avec le chaperon rembruni. Front très-faiblement convexe. Epistome cilié en devant d'assez longs poils blanchâtres, qui voilent le labre et les mandi- bules : celles-ci d'un ferrugineux obscur. Palpes pfdes. Yeux grands, arrondis, noirâtres.
.Intenncs un peu plus courtes que la moilié de la longueur
Theca elongula. 'i5
(lu corps; (rès-finenient pubesccntes, et ciliées, en outre, en «Icdans de quelques poils assez longs ; d'un flave testacé, avec le premier article rousscàtre : celui-ci épaissi; le deuxième beaucoup plus grclc, brièvement ovalaire ; les troisième à sixième petits et assez serrés ; le septième légèrement, le hui- tième plus fortement prolongés en dedans à angle aigu ; les neuvième à onzième grands , subégaux ; les neuvième et dixième prolongés en dedans en dents do. scie obtuses ; le dernier elliptique.
Prothorax légèrement transversal, presque aussi long sur son milieu que large à sa base ; un peu plus étroit en avant qu en arrière ; légèrement convexe ; très-faiblement arrondi au milieu de son bord antérieur qui s'avance un peu sur le vertex en forme de capuchon ; très-légèrement bissinué l\ la base; à bords latéraux déclives d'arrière en avant, avec les angles antérieurs très-infléchis, aigus et arrondis au sommet, et les postérieurs obtus et fortement réfléchis supérieurement; d'un ferrugineux brillant, assez clair, avec le milieu un peu plus obscur; marqué surtout sur les cotés de points épars, circulaires, assez grossiers, à fond plat; revêtu d'une pubes- cence (nie, blanchâtre, assez longue, dirigée en avant et un peu oblicjuement en dehors, assez dense sur les côtés et beau- coup plus rare sur le milieu du disque.
Ecusson déprimé, finement rugueux, d'un brun ferrugineux assez brillant.
Elytres allongées, aussi larges à leur base que la base du prothorax ; trois fois phis longues que celui -ci ; subparal lèles sur leurs cotés jusqu'aux trois quarts de leur longueur, après lesquels elles se rétrécissent d'une manière arquée jus- qu'au sommet qui est fortement arrondi; faiblement con- vexes; d'un ferrugineux assez obscur et assez brillant; revê- tues d'une pubescence blanchâtre, assez serrée , subsériale- ment disposée, couchée et dirigée en arrière; marquées
liG COLl'OPTÈRES NOUVEAUX.
chacune Je tlî\ stries ponctuées, et d'une onzième rudimen- taire, oblique, juxtascutellaire ; les suturale et externe posté- rieurement réunies et enclosant la deuxième et la neuvième aussi réunies en arrière ; les troisième et quatrième se réunis- sant postérieurement bien avant le sommet; les cinquième et huitième raccourcies, réunies postérieurement et enclosant les sixième et septième qui sont aussi réunies en arrière. Intervalles peu larges, faiblement convexes, légèrement ru- gueux. Calus humerai saillant, arrondi, gibbeux.
Dessoîis du corps assez convexe ; finement pubescent ; ferru- gineux ; rugueusement ponctué.
Pieds assez courts ; pubescents ; d'un roux ferrugineux assez clair. Tarses assez épais.
Patrie : Cette espèce a été découverte a Saint-Raphaël par M. Raymond, et nous a été communiquée par M. Godart.
Obs. Elle diffère de la précédente par sa forme plus allon- gée, par sa pubescence plus couchée, et par les intervalles ^les stries plus étroits et légèrement convexes.
DESCRIPTION
DE QDELQUES
COLÉOPTÈRES NOIYEAUX 01 PEU COMS.
l'An
mil. E. mULSAIlT et Cl. REY.
(Préseiilée à la Société Linnéemie de Lyon, le ,. 1360.)
Attiara ovalis.
Ovalis, leviter convexa, nitidula, nigro-aenea , antennarum articula primo rufo-lestaceo, tibiis tarsisqiie nigro-brnnneis. Pronoto brevi, medio sulcato^ basi utrinque leviter rugoso-bi-itnpresso, angulis posticis acutîs, Elytris strialis^ striis sublaevibus^ apice profundioribus.
Long. 0,COG. Lavg. 0,003.
</' Elytres brillantes. Les trois premiers articles des laisses antérieurs fortement dilatés, garnis en dessous d'une brosse de poils serrés.
? Elytres beaucoup moins brillantes. Les trois premiers articles des tarses antérieurs non dilatés, triangulaires, seule- ment ciliés sur les bords de quelques poils courts et raides.
Corps ovalaire, légèrement convexe, glabre, d'un noir as- sez brillant et un peu bronzé.
Tête peu allongée, près d'une moitié plus étroite que le prothorax; non rétrécie derrière les yeux, sensiblement ré- trécie en avant ; d'un noir légèrement bronzé et assez bril- lant; très-finement chagrinée et marquée entre les yeux de deux impressions peu profondes et réunies antérieurement par une strie transversale phis ou moins obsolète. Front fai-
'4 8 COLKOPTÈKES ISOUVEAUV.
Ijlemeiil, verfex assez fortement convexes. Labre transversal, convexe, très-finement chagriné; (Vnnnoir légèrement bronzé; cillé au sommet Je longs poils jaunâtres et raides. Mandi- bules et palpes d'un brun de poix. Yeux arrondis, peu sail- lants, brunâtres.
Antennes à peine de la longueur de la tête et du prothorax réunis ; pubescentes, brunâtres, avec le premier article et quelquefois la base des deuxième et troisième d'un roux tes- tacé : le premier oblong, assez épais : le deuxième beaucoup plus grêle, oblong, ol^coniquc : les troisième et quatrième passablement allongés : le quatrième un peu plus court cjue le précédent : les cinquième à dixième oblongs, subégaux, ob- coniques: le dernier allongé, fusiforme, acuminé au sommet.
Protlwrax transversal, de la largeur des élytres à sa base, d'un tiers moins long que large ; rétréci en avant ; finement rebordé sur les côtés et à la base, avec le rebord de celle-ci souvent interrompu au milieu; largement et faiblement échancré au sommet, bissinué à la base, légèrement arrondi sur les côtés, avec les angles antérieurs peu saillants, émous- sés, obtus, et les postérieurs aigus, sensiblement prolongés en arrière; Rûblement convexe; d'un noir bronzé obscur, assez brillant; très-finement chagriné; creusé au miheu d'un sillon longitudinal, raccourci en avant et en arrière, et plus ou moins sensiblement ridé sur ses bords; marqué, de cha- que côté de la base, de deux impressions assez larges, peu profondes, rugueusement ponctuées, avec le milieu de la base ou Tintervalle entre les deux impressions internes paré de rides longitudinales plus ou moins obsolètes.
Ecusson large, en cœur transversal ; presque lisse ; d'un noir bronzé obscur, brillant.
Elytres ovalaires ; deux fois et demie plus longues que le prothorax; extérieurement rebordées; bissinuées à la base, faiblement arrondies sur les côtés, assez brusquement rétré-
Amara ovalis. ^9
cies à partir du dernier tiers; postérieurement sinuées et obtusément acuminécs au sommet; légèrement convexes; d'un noir bronzé plus ou moins obscur et assez brillant ; creusées à la base d'une strie transversale et faiblement bis- sinueuse, et sur le disque de neuf stries longitudinales, lis- ses ou imperceptiblement ponctuées, beaucoup plus pro- fondes à rextrémité, et en outre d'une strie rudimentaire, située entre la première et la deuxième ; la suturale si- nueuse et recourbée en dehors à sa base, prolongée jusqu'à l'angle apical où elle semble tendre à se réunir à la deuxième; les deuxième à septième plus ou moins recourbées en dedans à leur base ; la troisième réunie postérieurement à la cjua- trième un peu avant le sommet ; la cinquième réunie posté- rieurement h la sixième bien avant l'extrémité; la septième prolongée jusque près de l'angle apical, notée en arrière de deux gros points enfoncés; la huitième prolongée jusqu'au delà du sinus apical, parée de douze à quatorze gros points enfoncés; la neuvième située tout près du rebord latéral avec lequel elle se confond en avant derrière les épaules, et pro- longée en arrière jusqu'au sinus apical. Calus humerai peu marqué, presque nul.
Dessous du corps faiblement convexe ; d'un noir assez bril- lant, presque lisse, avec quelques rides plus ou moins obso- lètes sur les côtés des premiers segments ventraux. Le der- nier de ceux-ci marqué à son extrémité de deux (c/') et quel- quefois de quatre (?) points enfoncés, transversalement disposés.
Pieds peu allongés, d'un brun de poix, avec les trochan- ters, les tibias et les tarses d'un brun ferrugineux. Cuisses sensiblement renflées et latéralement comprimées. Tibias in- termédiaires et postérieurs légèrement arqués, hispides sur leurs arêtes, les antérieurs triangulairement élargis à leur extrémité. Tarses un peu moins longs que les tibias.
7)0 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
Patrie : Grandc-Chartreiise, Moiit-Pilat, Bugey. Juin, juiN Ict. Assez rare.
Obs. Celte espèce ne difFère de VAmara vulgaris^ Linn. que par sa taille moindre, par sa forme plus ovalaire, par ses antennes plus courtes, et surtout par les impressions dé la base du prothorax plus larges et rugueusement ponctuées.
Acnpalpas notatas.
Subelongatus^ leviter convexus, nitidulus, glaber , piceus ; prono tù rufo^ disco stiprà infuscato ; antennarum basi pedibiisque pallidis ; elytris testaceis^ disco macula oblongâpiceâ notatis. Pronoto subquadr-ato, pos- ticè paulà angustiore, medio caniculato^ basi utrinqtie impresso puncta- toque. Antennis elongatis.
Long. : 0,003 à 0,004. Larg. : O,00l5.
</* Les quatre premiers articles des tarses antéineurs légère- ment dilatés.
2 Les quatre premiers articles des tarses antérieurs trian- gulaires, non dilatés.
Corps assez allongé, légèrement convexe, lisse, glabre, assez brillant.
Tête subtriangulaire , à peine rétrécie en arrière ; d'un quart moins large que le prothorax; assez convexe; d'un noir de poix, avec le bord apical plus clair ; lisse, assez, bril- lante ; marquée, entre les antennes, de deux impressions obliques, quelquefois réunies antérieurement par une petite strie transversale, obsolète. ZaZ>re transversal ; d'un roux bru* nâtre. Mandibules saillantes; ferrugineuses, avec l'extrémité rembrunie. Palpes d'un testacé assez pâle. Yeux grands ; sub* arrondis ; médiocrement saillants ; noirs.
Antennes finement pubescentes ; aussi longues que la moi- tié du corps ; d'un roux brunâtre, avec les deux premiers
Acupaipus notaius. 51
articles pâles. Le premier article allongé, un peu épaissi : les deuxième et troisième plus grêles, oblongs, obconiques : le troisième un peu plus long que le deuxième : le quatrième obconique, de la longueur du précédent, mais plus épais : les cinquième à dixième oblongs, subégaux, subcylindriques, de répaisseur du quatrième : le dernier allongé, un peu plus long que le précédent, obtusément acuminé au sommet.
Prothorax presque carré, un peu moins long que large ; faiblement rétréci en arrière ; sensiblement plus étroit que les élytres ; tronqué à la base et au sommet ; légèrement ar- rondi antérieurement sur les côtés : ceux-ci presque rectili- gnes, mais obliques, à partir du milieu jusqu'aux angles pos- térieurs qui sont obtus et légèrement arrondis ; les antérieurs obtus , peu saillants ; faiblement convexe ; finement rebordé sur les côtés ; d'un roux lestacé brillant, avec le disque orné d'une large tacbe obscure, ne laissant quelquefois que les bords latéraux rougeâtres ; lisse; finement canaliculé au mi- lieu; marqué antérieurement d'un faible sillon transversal en forme de-clievron très-ouvert, dont l'ouverture est en avant, et creusé, de chaque côté, à la base, dune impression peu profonde, dont le fond est couvert d'une ponctuation bien distincte qui s'étend jusqu'aux angles postérieurs.
Ecusson subcordiforme, très-finement chagriné, peu bril- lant, brunâtre.
Elytres oblongues, trois fois et demie plus longues que le prothorax; simultanément échancrées à la base; individuel- lement sinuées vers leur extrémité ; subparallèles jusqu'aux deux tiers de leur longueur, après lesquels elles s'arrondis- sent jusqu'au sommet, qui est obtusément acuminé; faible- ment convexes; d'un testacé brillant, avec une grande tache obscure, oblongxic, occupant la partie postérieure du disque, rapprochée de la suture, dont elle n'est séparée que de l'es- pace d'un intervalle; creusées de huit stries lisses, bien mar-
52 COLÉOPTKRES NOUVEAUX-
qiiées, el trun commencement de strie entre la première et la deuxième : les septième et huitième raccourcies ou effacées en avant : celle-ci pare'e d'une série de gros points enfoncés, plus ou moins interrompue au milieu. Calus humerai subdé- primé, peu marqué.
Dessous du corps faiblement coïivexe ; presque lisse, avec les côtés des premiers segments ventraux très-finement cha- grinés ; d'un noir de poix brillant, avec le dessous de là tête et du prothorax et l'extrémité du ventre d'un rougeâtre plus ou moins clair.
Pieds médiocrement allongés; d'un testacé pâle. Cuisseê passablement épaissies et latéralement comprimées. Tibias antérieurs triangulairement élargis à leur extrémité, et forte- ment entaillés en dessous avant leur sommet ; les intermé- diaires et postérieurs ciliés sur leurs arêtes de poils hispides^ Tarses plus longs que la moitié des tibias.
Patrie : Hyères. Avril, mai. Parmi les débris végétaux flot- tant sur Teau des marais saumâtres.
Ohs. Cette espèce, très-voisine de \Ac. dorsalis, Gyl.j semble être intermédiaire entre celui-ci et VJc. exigims, Dej. Elle a la forme allongée de Vy4c. conspectus, Dïïft., mais elle n'en a nullement le prothorax. Elle diffère de VJc. dorsalis par son prothorax beaucoup plus étroit, à angles postérieurs moins largement arrondis; de YAc. exiguus, par sa taille beaucoup plus grande, par son prothorax non relevé aux an- gles postérieurs, à impressions moins profondes , mais plus ponctuées.
Hydroporns flons;uIas.
OblonguSj leviter convexus^ subnitidusy parce subtilissimè griseo pubes- cens, verlice , antennis pedibusque rufo-teslaceis. Capite parce subtiliter « pronoto dorso parcè^ lateribus densiùs , elytris sparsîm fortiùs , punctatis ; liis prœtereà punctis majoribus seriatis^ bi-impressis.
Ilydroporus lo/ujulns. 55
Long. 0,0030. Larg. 0,00^-5.
€orps ol)long, subparallèle ; tVim noir de poix assez bril- lant ; revelii (Vune pubescence grisâtre très-fine et peu serre'e.
Tête transversale ; largement arrondie en avant ; d'un tiers plus étroite que le prothorax ; subde'prime'e ; glabre ; d'un noir de poix peu brillant , avec le vertcx ferrugineux dans presque toute sa largeur ; très-finement chagrinée , marquée en outre d'une ponctuation fine et peu serrée , et creusée en avant de deux impressions arrondies, assez larges. Zaire con- vexe, d'un brun ferrugineux, fortement échancré. Palpes d'un roux testacé. Yeux grands , noirs , subdéprimés , angxdeux à leur côté interne et obsolètement réticulés en dessus , arron- dis à leur bord inférieur et fortement réticulés en dessous.
Prothorax transversal, très-court, près de trois fois moins long que large ; presque aussi large à sa base que la base des élytres; à côtés formant avec ceux des élytres un angle obtus très-ouvert; largement et sinueusement échancré au sommet; fortement bissinué à la base, avec le lobe médian sensible- ment prolongé en arrière et arrondi ; finement rebordé sur les côtés, qui sont faiblement arrondis, avec les angles anté- rieurs saillants et aigus, et les postérieurs droits ; faiblement convexe ; très-finement pubescent sur les côtés , d'un noir de poix assez brillant; très-finement chagriné, et en outre mar- qué d'une ponctuation très-fine et éparse sur le disque , plus forte et assez serrée sur les côtés, en avant et en arrière ; creusé de chaque côté de la base d'une impression transversale obso- lète, souvent seulement apparente près des angles postérieurs.
Ecusson invisible , logé sous le prolongement du lobe mé- dian du prothorax.
Elytres allongées, cinq fois plus longues que le prolhorax ; finement rebordées extérieurement; sinuées à la base ; obtu- sément acivminées au sommel ; Irès-faiblcmcnt arrondies ou
5'l COLCOPTÈIIES NOUVEAUX.
subpaïaUèlcs sur les colés jusqu après leur milieu, à partir duquel elles se rétrécissent d'une manière arquée jusqu'à l'ex- trémité; faiblement convexes; couvertes d'une pubescencc fine, grisâtre et peu serrée ; dim noir de poix assez brillant, avec le rebord latéral un peu roussâtre à sa dernière moitié; très-finement chagrinées, marquées en outre dune ponctua^ lion assez forte, mais peu serrée, et parées c liacune de deux séries de gi'os points enfoncés, assez distincts. Caltis humerai subdéprimé, peu marqué.
Dessous du corps faiblement convexe; d'un noir de poix brillant ; couvert d'une ponctuation peu serrée , assez forte et grossière sur les côtés de la poitrine et du premier segment ventral, fine sur le reste du ventre.
Pieds assez courts, d'un rouge testacé. Cuisses assez épaisses, latéralement comprimées. Tibias allant en s'élargissanl vers leur extrémité, ciliés à leur arête externe. Tarses postérieurs grêles, plus longs que les tibias.
Patrie : Mont-Dore, montagnes du Lyonnais, du Dauphiné et de la Provence. Dans les eaux vives.
Obs. Cette espèce est bien voisine de VHydr. nigrita , F. ; mais elle est un peu plus grande , plus allongée ,' plus bril- lante. Ses élytres sont moins courtes, moins arrondies sur les côtés , presque parallèles , surtout chez les individus de la Provence.
Hydroporn» iguotus.
Elangatus , subdepressus , nitidulus , parce griseo-puhcscens , nigro-. piceus , antennarum basi , pedibus , pronotique lateribus rufo-testaceis. Elytris^ margine exteriore , macula anticâ marginali ^ duabus posticis submarginalibus , duabus oblongis anticis d,orsalibus, iestaceis. Pî^onoto utrinqiie breviter unistriato.
Long. 0,(l(»2.;; larg. 0,001.
Ilydvoporus kjnoliis^ 55
Corps allongé, subdéprimé , assez brillant, couvert d'une pubescence fine, grisâtre, peu serrée.
Tête transversale, largement arrondie en avant; d'un quart plus étroite que le prothorax; faiblement convexe ; glabre; d'un noir de poix peu brillant, avec le bord apical roussàtre ; très-finement chagrinée, couverte en outre d'une ponctuation fine et éparse , et creusée en devant de deux impressions ovales, peu profondes, à fond finement rugueux. Labre et palpes d'un roux testacé, avec le dernier article des maxillaires rembruni. Yeux très-grands, noirs, subdéprimés, obtusément anguleux supérieurement à leur arête interne.
Prothorax court , transversal , trois fois moins long que large ; presque aussi large à sa base que la base des élytres ; largement échancré au sommet; bissinué à la base, avec le lobe médian peu prolongé en arrière, largement arrondi; finement rebordé latéralement; à angles antérieurs très-sail- lants et aigus , les postérieurs un peu obtus ; faiblement ar- rondi sur les côtés, qui forment avec ceux des élytres un angle obtus très-ouvert, mais assez sensible; très-peu convexe; peu pubescent ; d'im noir de poix assez brillant, avec les bords la- téraux largement rougeâtres ; très-finement chagriné ; couvert en outre d'une ponctuation très-fine et peu serrée; paré vers le sommet et vers la base d'une série transversale de petits points enfoncés plus distincts; creusé de chaque côté d'une petite strie longitudinale , raccourcie en avant et en arrière , et limitant la bordure rougeâtre.
Ecusson non apparent , recouvert par le lobe médian du prothorax.
Elytres allongées, près de cinq fois aussi longues que le prothorax ; faiblement bissinuées à la base ; légèrement ar- rondies et finement rebordées sur les côtés; rétrécies en arrière à partir du milieu jusqu'à l'extrémité qui est obtu- sément arrondie ; (rès-faiblemenl convexes ; finement pu-
TjfJ COLÉOPTÈRKS .NOUVEAUX.
bescenles; couvertes trune ponctuation très-liiie cl passable^ ment serrée ; parées chacune en outre de deux séries longitu^ dinales obsolètes de points enfoncés, un peu pUis forts ; d'un noir de poix assez brillant , avec les bords latéraux et cinq taches d'un testacé assez pâle : les trois premières situées transversalement vers le tiers antérieur : l'externe, marginale, grande, irrégulière : la seconde grande, allongée, longitudi- nale, quelquefois extérieurement réunie à la précédente par un trait de même couleur : la troisième petite, oblongue, longitudinale, située non loin de la suture : la quatrième grande , en croissant , submarginale , placée vers les deux tiers de la longueur ; la cinquième de même forme que la précédente , mais un peu plus petite , également submargi- nale , réunie extérieurement à la précédente , séparée ainsi que celle-ci par un trait noir de la bordure marginale : celle-ci n'atteignant ni f angle humerai , ni l'angle apical. Calus hu- merai peu saillant, subdéprimé.
Dessous du corps peu convexe ; obsolètement et rugueuse- ment ponctué ; d'un noir de poix brillant, avec le dessous de la tête et du prothorax et la partie réfléchie des élytres d'un roux ferrugineux.
Pieds assez courts, rougeâtres. Cuisses assez épaisses, laté- ralement comprimées. Tibias médiocrement élargis depuis leur base; ciliés en dehors. Tarses postérieurs très-allongés.
Patrie. Environs de Lyon. Très-rare. Dans les eaux de rizeron et du Garon.
Obs. Celte espèce se distingue de \Hydr. varius Aube, par sa forme beaucoup plus allongée et plus déprimée , par sa ponctuation un peu plus serrée, et par l'angle rentrant, formé par la rencontre des côtés du prothorax avec ceu>^, des élytres, beaucoup plus senti.
Ochtheb'uis subinlegcr. 57
Ochtheltiiis siibinteger.
Elongalus , levitcr convexus , nitidulus , sat crebre rugoso-punctatus., obscîiro-œîieus f anlennarum hasi pedibusque piceo-ferrugineis. Capite medio transversim sulcato, postice bifoveoleato. Labro subintegro. Pronoto transversim subquadrato , paulo anie basim abrupte constrido , mediQ obsolète^ laleribus fortiter sulcato. Elytris punctato-striatis.
Long. 0,0018 -, larg. O.0OC6.
Corps allongd , légèrement convexe, assez brillant, ru- gueusement ponctué, d'un bronze obscur.
Tête en cône tronque, un peu plus large que le prothorax, re'trécie en avant ; subdéprimée ; d'un bronzé obscur et assez brillant ; rugueusement ponctuée ; marquée entre les yeux de deux fortes fossettes, assez larges, arrondies. Epistome grand, transversal ; rugueusement ponctué ; obtusément tronqué au sommet ; largement arrondi aux angles antérieurs ; séparé du front par un sillon transversal , en forme de chevron lar- gement ouvert en avant. Lahre grand, transversal, très-faible- ment arrondi sur les côtés ; d'un bronzé obscur; obsolètement ponctué; brillant; trcs-faiblement échancré ou sinué au sommet. Mandibules et palpes d'une couleur de poix , tirant plus ou moins sur le testacé. FcMa? grands, arrondis, très-sail- lants, brunâtres.
Antennes courtes, à peine plus longues que la tête ; d'une couleur de poix plus ou moins testacée , avec la massue obs- cure. Le premier article très-grand , le deuxième beaucoup moins long, les intermédiaires très-petits et très-serrés , la massue allongée. :
Prothorax en carré transversal , un peu moins long que large, sensiblement plus étroit que les élytres; obtusément tronqué au sommet et h la base; légèrement arrondi sur les côtés , avec les angles antérieurs peu saillants, légèrement
58 COLÊOPTÙIES r<OUV£\U\.
arrondis, et les postérieurs obtus; brusquement rétréci a angle droit et comme entaillé sur ses côtés un peu avant la base : Tentaille profonde, remplie par une petite membrane blanchâtre dont l'arête externe simule et continue exactement lare des bords latéraux ; faiblement convexe ; rugueusement ponctué; à surface inégale , oncluleuse; d'un bronzé obscur, assez brillant ; creusé sur son milieu cVun sillon longitudinal plus ou moins obsolète , et sur les côtés d'un sillon longitu- dinal très-prouoncé, arcjué, naissant derrière le bord interne des yeux , prolongé en arrière , en se recourbant en dehors ; jusqu'au rétrécissement des côtés, et retranchant du reste de la surface comme une large oreillette qui occupe tout l'angle antérieur.
Eciisson très-petit, à peine visible.
Elytres allongées, trois fois aussi longues que le prothorax ; tronquées à la base ; fortement arrondies au sommet ; très- faiblement arrondies ou subparallèles sur les côtés, cjui sont étroitement rebordés , avec le rebord s'efFaçant vers l'extré- mité ; légèrement convexes ; d'un bronzé obscur assez bril- lant ; parées de séries nombreuses de points enfoncés assez forts, en carré long, avec les intervalles finement et obso- lètement rugueux.
Dessous du corps faiblement convexe, peu brillant, obscur, finement pubescent.
Pieds grêles , d'une couleur de poix tirant un peu sur le testacé. Cuisses peu renflées.
Patrie. Marseille. Rare. Contre les roches dans l'eau de la mer.
Ohs. Cette espèce , avec le faciès de VOcth. quadricoUis, MuLS. , s'en distingue aisément par le rétrécissement de son prothorax, par sa ponctuation rugueuse, assez forte et assez serrée, et surtout par son labre presque entier, au lieu d'être distinctement entaillé.
lÀmneh'uis scrïcans, 59
Ijinincblns tscrloaus.
Oblongo-ovatus, modice convexus, nitidus, longhis sericeo-cinereo-pu- bescens, sublœvis, pronoti elytrorumque lateribus, palpis, antennis pedi^ busqué piceo-testaceis. Pronoto brevi, lateribus leviter rotundato, anguUs posticis subobtiisis ; elyù^is pronoto triplo longioribus , postice paido angiistioribus, apice obtuse truncatis^ obsoletissime sparsim pundulatis ; humeris pronoti latera superantibus.
Long. 0,0012; larg. 0,0005.
Corps oblong; assez convexe; brillant; garni de poils cen- drés, assez longs, très-fins, soyeux.
Tète transversale, triangulaire, tronquée en devant; d'une moitié pins étroite que la base du protliorax; faiblement convexe; presque glabre; lisse ou très-obsolètement pointlllée; d\m noir de poix brillant. Epistome très-faiblement échancré, beaucoup plus grand que le front, dont il est séparé par une suture arquée , à peine sensible. Labre très-court , trans- versal, d'un noir brillant, cilié de quelques longs poils à son sommet. Fei<a; grands, déprimés, brunâtres. Palpes maxil- laires testacés.
Antennes un peu plus longues que la tête , d'un testacé de poix assez pâle , avec la massue un peu rembrunie et pubescente.
Prothorax transversal , un peu plus large antérieurement que la tête et les yeux réunis ; assez fortement et bissinueu- sement échancré au sommet, très-faiblement et d'une ma- nière arquée à la base; presque aussi large à. celle-ci que les élytres ; d'un tiers plus étroit en avant qu'en arrière ; une fois moins long que large ; étroitement rebordé et légèrement arrondi sur les côtés , avec les angles antérieurs largement arrondis , et les postérieurs obtus , légèrement arrondis au sommet; assez convexe : presque lisse ; rêvctu d'une pu-
60 COLlioPTÈRliS iNOUVKAUX.
bescencè très-fine, cendrée, soyeuse et couchée ; d'un noir de poix brillant, avec les bords latéraux largement et gra- duellement d'une couleur de poix plus ou moins testacée.
Ecîisson en triangle légèrement transversal , lisse ou presque lisse, d'un noir de poix brillant.
Elytres oblongues ; un peu plus larges à leur base que le prothorax , trois fois plus longues que celui-ci ; obtusément tronquées à la base ; à peine élargies à leur tiers antérieur , après lequel elles se rétrécissent presque en ligne droite jusqu'à l'angle postéro-externe , qui est largement arrondi ; munies latéralement d'un rebord qui s'efface un peu avant l'extrémité; obtusément tronquées au sommet, avec l'angle suturai obtus, légèrement arrondi ; médiocrement convexes ; revêtues d'une pubescence grisâtre , fine , soyeuse , assez longue ; marquées d'une ponctuation obsolète , presque im- perceptible, éparse, un peu plus visible en arrière ; d'un noir de poix brillant, avec toute la marge extérieure graduellement et assez largement d'une couleur de poix plus ou moins tes- tacée. Calus humerai peu saillant. Angle humerai débordant un peu l'angle postérieur du prothorax.
Dessous du corps peu convexe, d'un noir de poix, avec les parties réfléchies du prothorax et des élytres, pâles. F^eiitre avec les cinq premiers segments densement et finement ponctués, brièvement pubescents, et les deux derniers lisses, très-brillants, glabres.
Pieds courts , d'un roux de poix lestacé. Cuisses assez épaisses, latéralement comprimées; les intermédiaires pré- sentant à leur surface antérieure deux séries de points en- foncés bien distincts. Tibias ciliés en dehors. Tarses prèles.
Patrie. Grande Chartreuse , collines et montagnes du Lyonnais. Dans les eaux froides.
Obs. Cette espèce, intermédiaire entre les L. papposus^ Mui.s., et alomus. Duft. , est beaucoup plus petite que le
Laccobhis pallidus. Gl
premier et plus grande que le dernier. Elle se distingue de tous ses congénères par ses élytres moins rectilinéairement tronquées , à angle suturai légèrement arrondi , et par la couleur de ses cuisses cjui n'est jamais rembrunie , même chez les exemplaires les plus foncés en couleur.
Var. — Le prôtliorax et les élytres sont quelquefois entiè^ rement dun brun de poix plus ou moins fauve.
Laccoblus pallidus.
Obovatus ^ convexus , parum îiitidiis , fere glaber , dense punctatus^ infra niger^ supra pallidus^ prùnùti disco, scutellû capiteque nigro-vio- laccîs; clypei laleribus pedibusque pallidis. Elytris pallidis, dense confu- seque punctatis, apice subacuminatis.
Long. 0,003; larg. 0,00i7.
tJorps obovale , Un peu rétréci en devant et en arrière ; convexe, peu brillant, densement ponctué, presque glabre.
Tête transversale, subtriangulaire ; d'une moitié plus étroite que la base du prothorax ; faiblement convexe ; glabre; Irès^ finement chagrinée et de plus assez densement ponctuée; peu brillante ; d'un noir un peu violàtre avec une large tache livide sur les joues au devant des yeux. Epistome deux fois plus grand que le front, transversal, plus étroit en devant , légèrement arrondi sur les côtés, largement et circulaire- ment échancré au sommet. Labre transversal , subécliancré au milieu de son bord apical. Palpes pâles avec le dernier article des maxillaires un peu rembruni à son extrémité. Feîfx grands, subovales, peu saillants, brunâtres.
Antennes courtes , h peine plus longues que la tête ; d'un testacé clair, avec la massue un peu moins pâle et pubescente.
Prothorax transversal , un peu plus large antérieurement que la tête et les yeux réunis, fortement et bissinucusement échancré au sommet ; tronqué à la base ; un peu moins
«2 COLKOPTÈllES NOUVEAUX.
large à celle-ci que la base des élytres ; d'un tiers plus élroit en avant qu'en arrière ; plus d'une fois moins lon^ sur son milieu que large à sa base ; très-étroitement rebordé et faible- ment arrondi sur les côtés , avec les angles antérieurs assez saillants j mais fortement arrondis, et les postérieurs obtus, peu ou presque pas émoussés au sommet; convexe ; peu bril- lant ; assez fortement et assez densement ponctué ; d'un livide grisâtre avec tout le milieu du dos occupé par une large bande d'un noir violâtre , plus dilatée en arrière , à bords ondulés et baveux.
Ecusson oblong, triangulaire; peu brillant; ponctué; d'un noir de poix violâtre.
Elytres obovalaires, un peu plus larges à leur naissance que la base du protliorax ; trois fois et demie plus longues (que celui-ci ; tronquées à la base ; très-finement rebordées et passablement arrondies sur les cotés ; offrant leur plus grande largeur vers le tiers antérieur , après lequel elles se rétrécissent d'une manière arquée jusqu'au sommet qui est obtusément acuminé ; convexes; assez brillantes ; d'un testacé livide et grisâtre ; revêtues en arrière de quelques rares poils, courts , pâles , peu apparents ; couvertes d'une ponctuation assez forte, assez serrée, confuse, nullement disposée en série, si ce n'est à la base et d'une manière presque indistincte.
Dessous du corps noir, avec les parties réfléchies du pro- tliorax et des élytres, pâles; finement, densement et ru- gueusement ponctué; peu brillant; revêtu d'une pubescence cendrée, courte, tomenteuse.
Pieds d'un testacé pâle; brillants. Cuisses latéralement comprimées, dilatées à leur base, atténuées au sommet. Les intermédiaires e( les postérieures éparsement ponc tuées à leur face antérieure; les antérieures parées à leur base d'une tache brusque, brunâtre, opaque et tomenteuse. Tibias épineux, surtout en dehors ; les antérieurs courts ; les intermédiaires
Eutheia linearis. C5
de la longueur de la cuisse; les postérieurs grêles, beaucoup plus longs que la cuisse , sensiblement recourbés en dedans vers les deux tiers de leur longueur.
Patrie. Bourbonnais et collines du Lyonnais Dans les eaux, assez vives. ,
Obs. Celte espèce est très-voisine du L. minutus L. , avec lequel on l'a sans doute confondue. Elle en diffère cependant ipar des caractères constants et assez sensibles. Elle est tou- jours moins bémispbérique , plus oblongue, moins convexe ; l'épistome est toujours distinctement maculé de pâle sur ses côtés; le protliorax est toujours plus largement livide latéra- lement; enfin les points des élytres ne sont jamais distincte- ment disposés en séries.
Eafheia linearls).
Elongata, sublinearis, depressa^ nitida^ griseo-puheîcens ^ picea^ pedi- bus anlennisque testaceis, clava paulo ohscuriore. Pronoto subquadrato , postice paulo angustiore^ obsoletissime punctulato^ basi i-foveolato. Elylris elongatis, dislinciius pundulatis^ apice truncalis, basi singulatim bifoveo- latîs. Aniennis brevibiis^ articulis tribus idtimis abrupte crassioribus.
Long. 0,0009 Larg. 0,00035.
Corps sublinéaire ; déprimé ; brillant, d'un brun de poix ; couvert d'une pubescence grisâtre , assez courte et assez serrée.
Tête légèrement transversale, rélrécic au-devant des yeux ; d'un tiers moins large que le protliorax ; obsolètement ponc- tuée ; d'un noir de poix brillant. Front faiblement convexe , obsolètement bi-impressionné. Coi« lisse, très-brillant. Mandi- bules assez fortes ; ferrugineuses. Palpes maxillaires peu déve- loppés , testacés. Yeux grands, arrondis, assez saillants, noirs.
A7ilennes plus comptes que la tête et le protliorax réunis ;
(j^J COLÉOPTÈRES iNOEVÉAUX.
siiljnionlliformes ; pubescentes ; testacées, avec la massue un peu plus obscure ; à premier arlicle oblong, assez épais : le deuxième, subglobuleux, aussi large que le précédent : le troi- sième, sensiblement plus étroit que le deuxième , très-petit transversal * le quatrième , subglobuleux , à peu près de la même largeur, mais beaucoup moins court que le précédent : le cinquième , également subglobuleux , mais un peu plus court et un peu plus large que le quatrième : les sixième à huitième de la largeur du cinquième, mais très-courts et for- tement transversaux : les trois derniers formant une massue brusque : les neuvième et dixième transversaux ; le dernier obovalaire j obtus.
Protliorax presque carré ; tronqué à la base et au sommet ; un peu rétréci en arrière , oîi il est un peu moins large que les élytres ; fiiblement arrondi antérieurement sur les côtés avant leur milieu , avec les angles antérieurs largement ar- rondis et les postérieurs droits; finement pubescent ; d'un brun de poix brillant ; presque lisse ou bien très-obsolète - ment pointillé ; marqué de chaque côté de la base de deux impressions assez sensibles : les internes subarrondies , les externes oblongues.
Ecusson triangulaire; brunâtre; peu brillant ; ruguleux.
Elytres allongées , sublinéaires ou très-faiblement élargies vers leur tiers antérieur ; obtusément et obliquement tron- quées au sommet ; deux fois et demie plus longues que le prothorax ; déprimées ; finement pubescentes ; d'un brun de poix brillant ; distinctement ponctuées, et marquées chacune à la base de deux fossettes arrondies et assez profondes : les internes situées près de Fécusson, les externes en dedans du calus humerai : celui-ci assez saillant , presque droit. Pygidium assez prolongé , en cône tronqué, faiblement con- vexe, éparsement ponctué, d'un brun de poix brillant , plus pâle et presque Icstacé vers le sommet.
Scydmœnus longicollis. 65
Dessous du corps d'un brun de poix brillant , avec le des- sous du pro thorax beaucoup plus pâle.
Pieds médiocrement allongés, lestacés. Cuisses assez sensi- blement claviformes.
Patrie : Beaujolais. Mai. Dans les troncs de chêne , en compagnie de la Formica fuliginosa.
Obs. Cette espèce diffère de YEuth. scydmoenoldes Steph. [ahbreviatella. Er. ) par sa taille inférieure, sa forme plus linéaire et plus déprimée, ses antennes plus courtes, son pro- ihorax plus lisse , et par ses élytres un peu plus densement ponctuées, avec leurs fossettes basilaires un peu moins pro- fondes.
Seydnioenus long;lcollis.
SubelongatuSy convexus^ nitidus, griseo-pubescens^ rufo-testaceus , an- tennis 'pedibusque pallidioribus. Pronoto elongato , subcordato, basi obso~ letè bifoveolato. Elylris oblongo-ovatis^ lœvibus^ basi utrinquè bi-impressis.
Long. 0,0008. Larg. 0,00035.
Corps allongé , assez convexe, brillant, d'un roux teslacé ; couvert d'une pubescence grisâtre, assez longue et assez serrée.
Tête subtriangulaire, un peu rétrécie en avant; d'une moi- tié plus étroite que le prothorax ; lisse ; d'un rouge testacé brillant. Front légèrement convexe. Palpes maxillaires testa- cés, à troisième article fortement renflé. Yeux petits, arron- dis, assez saillants, noirs, à facettes grossières.
Antennes pubescentes , d'un fauve testacé ; un peu plus longues que la tête et le prothorax réunis, allant sensible- ment en grossissant vers l'extrémité, avec les trois derniers articles beaucoup plus épais que les autres ; à premier et deuxième articles assez allongés , légèrement épaissis : les troisième à sixième subégaux, submoniliformes : le septième * 5
(»G COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
un peu plus long et un peu plus épais que le précédent ; le huitième un peu plus épais mais un peu plus court que le septième : les neuvième et dixième assez fortement trans- versaux : le dernier grand, plus long que large, obovalaire, oblusément acuminé au sommet.
Prothorax allongé, subcordiforme ; assez convexe; d'un tiers plus long que large ; largement arrondi au sommet ; tronqué à la base ; assez fortement arrondi antérieurement sur les côtés avant leur milieu ; sensiblement rétréci vers sa base; près d'une moitié moins large h celle-ci que les éî^ires sur leur milieu ; pubescent; d'un rouge testacé brillant; lisse, avec une fossette à peine sensible de chaque côté de la base, près des angles postérieurs : ceux-ci obtus, les antérieurs lar- gement arrondis.
Eciisson très-petit, triangulaire, lisse, d'un rouge testacé.
Elytres oblôngues, obovalaires; doux fois el un tiers plus longues que le prolhorax; un peu plus lai'ges que celui-ci à leur base ; s'élargissant sensiblement jusqu'à leur tiers anté- rieur oîi elles présentent leur plus grande largeu r ; d'un tiers plus larges à cet endroit que le prothorax à sa plus grande largeur; puis se rétrécissant insensiblement juscjue vers leur extrémité, oîi elles sont obtusément et simultanément acu- minées ; pubescentes; convexes; lisses; d'mi rouge testacé brillant; présentant à la base de chaque côté de l'écusson une petite fossette semicirculaire assez profonde et bien distincte, et de plus une impression oblongue et peu marquée le long du calus humerai.^ qui paraît alors légèrement el obtusément caréné.
Dessous du corps d'un rouge testacé assez l)rilla nt.
Pieds assez allongés, légèrement pubescents, dun fauve testacé. Cuisses fortement claviformcs. Tibias intermédiaires légèrement, les postérieurs sensiblement dilatés et comprimés ?i partir de leur milieu.
Scydmœnus carinatus. 07
Patrie : Hyères. Mars. Sous les écorccs des pins. Obs. Cette espèce, encore plus petite que le Scydmœnus exilis. Er., se rapproche du Scydmœnus pusillus ^Mûll.'j mais elle en diffère essentiellement par sa taille moindre , par sa couleur, par sa forme plus allongée, par son prothorax seulement bifovéolé, et par ses élytres lisses et plus con- vexes.
iScydniocnas cariuatas.
Oblongo-ovatus, parum convexiis^ nitidus, parce longiùs griseo-pubes- cens^ piceo-brunneiis, antennispedibusque fulvo-testaceis. Pronoto oblongo- subquadralo^ antice angustiore^ basi utrinque latiùs bi-impresso, medioque carinato. Elytris oblongo-ovatis^ subdepressis^ lœvibns vel obsoletissimè punctatis, basi singulatim bifoveolatis.
Long. 0,001. Larg. 0,0005.
Corps en ovale allongé, peu convexe, d'un brun de poix lirillant; revêtu d'une pubescence grisâtre, assez longue, mais peu serrée.
Tête subtriangulaire, un peu rétrécie en avant; d'un tiers plus étroite que le prothorax ; lisse ; d'un brun de poix bril- lant. Front convexe. Kertex marqué de chaque côté, en de- dans et auprès des yeux, d'une fossette arrondie et profonde. Palpes maxillaires testacés, à troisième article assez fortement claviforme. F<?î«a: petits, arrondis, noirs, saillants, à facettes grossières.
Antennes pubescentes ; d'un fauve testacé ; de la longueur de la tête et du prothorax réunis ; allant sensiblement en grossissant à partir du septième article inclusivement : les premier et deuxième oblongs, assez épaissis : les troisième à sixième submonili formes, pas plus larges que longs, subégaux: le septième sensiblement plus gros que le précédent, sub- Iransversal : les huitième à onzième encore sensiblement plus
08 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
gros que le septième: lès liuilième à dixième très-courts, Ibr- tement transversaux : le dernier obovalaire , acuminé au sommet.
Prothorax en carré long, légèrement rétréci à sa partie an- térieure; d'un tiers plus long que large; obliquement tron- qué à la hase et au sommet; très-légèrement arrondi sur les cotés avant leur milieu, avec les angles antérieurs à peine marqués, et les postérieurs droits; d'un tiers plus étroit que les élytres à leur base; légèrement pubescent; d'un brun de poix brillant; faiblement convexe; lisse, avec deux larges impressions de chacjue côté à la base : les intermédiaires ova- laires, séparées entre elles par une carène bien sentie qui se prolonge jusque vers le milieu du disque ; les extérieures oblongues, situées près des angles postérieurs.
Ecusson très-petit ; triangulaire ; lisse ; d'un brun de poix brillant.
Elytres en ovale allongé; deux fois et demie aussi longues que le prothorax ; troncjuées à la base ; légèrement arrondies sur les côtés ; présentant, un peu avant leur milieu, leur plus grande largeur; obtusément aeuminées au sommet; subdé- primées h leur partie antérieure jusqu'aux deux tiers de Icui* longueur, déclives postérieurement et sur les côtés ; légère- ment pubescentes; d'un brun de poix brillant, quelquefois un peu rougeâtre; lisses; creusées à la base de quatre fos- settes : les deux internes assez grandes, assez profondes^ subarrondies, situées près de la région scutellaire ; les exter- nes oblongues, peu profondes, situées en dedans et le long àwcalus humerai : celui-ci assez saillant, à angle arrondi, dé- bordant sensiblement les côtés du prothorax. Dessous du corps d'un brun de poix brillant. Pieds assez allongés, à peine pubcscents, testaces. Cuisses légèrement claviformes. Tibias assez grêles, très-faiblemeni,
Ihi[ns2is picçus. G 9
les înlermedialres un peu plus fortement dilates, à partir de leur milieu.
Patrie : Avenas, montagnes du Beaujolais. Octobre. Sous les pierres, en compagnie de la Formica brunnea, Latr.
Obs. Cette espèce est bien voisine des Scydmœnus elonga- tulus MûLL. , et rubicundus Sciiaum. Elle diffère de tous deux par ses antennes plus courtes, plus fortement et plus brus- quement épaissies à leur sommet, et à articles intermédiai- res moins grêles et moins cylindriques ; par sa taille moin- dre ; par ses élytres moins convexes, à épaules plus sail- lantes ; et par la carène du protliorax plus prononcée et plus prolongée antérieurement.
Itatrisus piecus.
Elongalus , convexus , nitidus , tenuiter luteo^pubescens , rufo-piceus , antennis pedibusqiie rufis^ abdomine nigropiceo. Sulcis capilis antice con- vergentibus, vertice subelevato, lœvi, hiedio foveolato. Pronoto subcordato, irisulcato , hasi trifoveolalo et angidalim hitubercidato. Elytris obsolète punclidalis, basi singulatim bifoveolatis, disco obsolète dimidialim nnipli- catis. Abdomine gibboso. Antennis validis.
Long. 0,0024. Larg. 0,001.
d^ Antennes atteignant en longueur la moitié du corps ; à dixième article grand, sphéricjue, un peu dilaté en dedans : le dernier allongé, fusiforme, muni cVune petite dent en des- sous à sa base, aussi long que les trois précédents réunis,
9 Antennes plus courtes que la moitié du corps ; à dixième article médiocre , obconique , presque aussi large que long : le dernier ovalaire, acuminé, \\n peu plus long que les deux précédents réunis.
Corps allongé; très-convexe; d'un roux de poix très-bril- lant, avec fabdomen plus obscur ; revêtu d'une pubescence îituiàtre, asse?: courte et peu serrée.
70 COLlîOPTÈFlliS x^OUVEArx.
Tèlc siil)triaiigulaire, rélrécie en avant, un peu plus large (les yeux compris) que le prothorax à sa plus grande lar- geur ; d'un roux de poix ; creuse latéralement de deux sillons obliques, convergeant en avant et terminés chacun en arrière par une fossette ; avec les parties en dehors de ces sillons rugucusement et fortement ponctuées , et fintervalle situé entre eux lisse, brillant, peu élevé et marqué cVune fossette ovale sur le vertex. Mandibules ferrugineuses, avec leur pointe plus obscure. PaZ/^es maxillaires testacés. Cou convexe, lisse, très-brillant, ferrugineux. Yeux petits, arrondis, noirs.
Anteimcs pubescentes , rougeàtres ; allant en s'épaississant vers le sommet ; insérées dans une cavité située au-de vaut des yeux; à premier article épais, allongé : le deuxième plus étroit, obconic|uc, un peu plus long que large : les troisième à septième un peu plus étroits que le deuxième, subcylindri- ques, subégaux, presque aussi larges que longs : le huitième un peu plus court et à peine plus épais que les précédents : les trois derniers graduellement plus grands et plus épais, formant une massue oblongue. acuminée.
Prothorax subcordiforme , dilaté en oreillette arrondie avant le milieu de ses côtés ; fortement rétréci en arrière ; tronqué au sommet et à la base; une fois plus étroit h celle- ci que les élytres ; d'un roux de poix ferrugineux brillant ; convexe; lisse; creusé de trois sillons longitudinaux, termi- nés chacun avant la base par une fossette arrondie , pro- fonde, assez large : le sillon médian fin, les externes plus larges, situés sur l'oreillette; chargé en outre d'un tubercule tlentiformc de chaque côté de la fossette médiane.
Ecusson très-petit, triangulaire, brunâtre , brillant.
Elytres légèrement et simultanément échancrées à la base, tronquées au sommet; une fois et demie plus longues que le prothorax ; pas plus longues que larges ; sensiblement ar- rondies sur les côlés; très-convexes; {inemcnl pul^escentcs :
Bryaxis globidicoUïs. 7 1.
diin roux Je poix, très-brillant; oLsolèlemerit et cpai'scnieiit poncluées ; marquées chacune à la base de deux petites fos- settes arrondies , d'une strie suturale plus ou moins obsolète sur son milieu, et d'un pli dorsal partant de la fossette externe et atteignant à peine le milieu. Caliis humerai assez saillant, angiileusement arrondi.
abdomen très-convexe, gibbeux ; plus court que les élylrcs; finement pubescent; d'un noir de poix très-brillant.
Dessous du corps assez convexe ; d'un noir de poix assez brillant ; finement pubescent. 3Iétastermim largement sil- lonné.
Pieds allongés, grêles, testacés. Cuisses légèrement renflées après leur milieu. Tibias faiblement dilatés à partir de leur dernière moitié.
Patrie. Grande Chartreuse , montagnes d'Izcron. Août, septembre. En compagnie de la Formica ru fa.
Obs. Cette espèce fait la transition entre le Batr. Delaporti AuBÉ et le Batr. venuslus Reiciib. Le verlex est bien moins élevé que dans le premier. Les antennes sosit bien plus ro- bustes que dans le second. La singulière conformation du dernier arlicle des antennes chez le d" empêchera de la con- fondre avec aucun de ses congénères.
Hryaxis globulicollis.
Oblonga, fortiter convexa, nitida^ parce ohsolelissime pubescens^ rufa^ antcnnis pedihimpic concoloribus^ ccidis niî^ris. Pronolo subgloboso, basi Irifo veolalo, foveis externis margine ipso sitis. Elytris sirid suturali forti, plicâque dorsali temil, obliqua, notatis. Antennis elongalis. Capile exserto, collo distincliore.
Long. 0,00J5. Larg. 0,0006.
c/' Premier segment de Vabdomen creusé au milieu de son bord postérieur d'une échancrure ciliée, accompagnée sur les côtés d'une petite enlaillc scmicircuîaire d'où part un pin-
72 COLlioPTÎiimS KOUVEAUX.
ccau (lo poils fauves ; marqué en outre de chaque côté et en ax'rière d'une fossette profonde, oblongne, joignant et refou- lant le rebord late'ral. Deuxième segment abdominal largement fovéolé au milieu de sa base, immédiatement au dessous de Téchancrure du précédent,
2 Premier et deuxième segments de V abdomen simples.
Corps oblong ; très-convexe ; brillant ; rougeâtre ; revêtu d'une pubescence jaunâtre, fine, courte et peu serrée.
Tête oblongue, rétrécie en devant, à peine (les yeux com- pris) plus étroite que le prothorax ; rougeâtre ; brillante ; lisse ; profondément bifovéolée entre les yeux. Kertex con- \exe. Mandibules saillantes, ferrugineuses. Palpes maxillaires roux. Cou toujours bien dégagé, rougeâtre, lisse, brillant. Yeux arrondis, assez grands, noirs, à facettes grossières.
Antennes pubescentes, d'un rougeâtre plus ou moins clair; sensiblement plus longues que la tête et le prothorax réunis; s' épaississant en massue oblongue à partir du neuvième ar- ticle inclusivement ; le premier obconique, assez épais : le deuxième obconiqiie, un peu moins épais : les troisième à septième obconiques, assez grêles, sidjégaux, un peu plus longs que larges: le huitième à peine plus long que large: le neuvième en cône tronqué, plus épais que les précédents, plus long que large : les deux derniers grands, beaucoup plus épais que les précédents : le dixième en cône tronqué, à peine aussi long que large : le onzième obovalaire, obtusément acu- miné au sommet.
Prothorax subgloljuleux ; tronqué à la base et au sommeti fortement arrondi sur les côtés avant leur milieu; sensible- ment rétréci en arrière; avec les angles antérieurs largement arrondis et les postérieurs oblus; près d'une moitié plus étroit à sa base que la base des élytres ; très-convexe ; lisse ; . d'un rougeâtre brillant ; finement rebordé à la base ; creusé en arrière de trois fosscUos libres, arrondies et profondes ;
Bi'faxis (jlohulocollis. 75
les externes situées sur le bord latéral même, quelles inter- rompent au point de le faire paraître échancré. EcussQii très-petit, triangulaire, brillant, brunâtre. Elytres carrées, légèrement arrondies sur les côtés, un peu plus larges postérieurement ; tronquées à la base et au som- met; une fois et deux tiers plus longues que le prothorax ; convexes ; brillantes ; rougeâtres , avec la région scutellaire et le bord apical rembrunis; lisses ; creusées chacune d'une strie suturale bien marquée, et d'un pli dorsal très-fin, par- tant du milieu de la base pour se diriger obliquement, de dehors en dedans en se rapprochant de la suture, jusque vers Textrémité postérieure avant laquelle il s'oblitère. Calus humerai arrondi, peu saillant.
Abdomen convexe; largement rebordé, finement pubescent; d'un rougeâtre brillant ; le premier segment plus grand que tous les suivants réunis, lisse ; les autres très-finement poin- tillés.
Dessous du corps assez convexe, rougeâtre, brillant, lisse, avec les derniers segments ventraux obsolètement pointillés. Pieds assez grêles, d'un rougeâtre plus ou moins clair. Cuisses faiblement renflées après leur milieu. Tibias anté- rieurs et intermédiaires légèrement cintrés en dessous : les postérieurs sensiblement recourbés en dedans avant leur ex- trémité : les antérieurs et les postérieurs faiblement, les inter- médiaires sensiblement dilatés à partir du tiers supérieur.
Patrie : Hyères, au bord des eaux saumâtres, parmi les herbes. Mars à juin.
Obs, Cette espèce est facile à confondre avec les Br. Schûp- peli AuB. et hœmatica Reichenbach. Elle s'éloigne du pre- mier par sa couleur plus claire , sa taille plus grande, sa forme plus convexe , et par ses antennes et ses élytres plus longues; du deuxième, par la fossette latérale du prolhorax s^tuée sur la marge elle-même plus que dans toute autre
llX COLKOPTÈlUiS NOUVEAUX.
espèce ; cl (le tous deux, par son cou toujours pius dégage et par le caractère du premier segment de rabdomcii chez
le c/".
Oblongus, leviter convexus^ nitidus, farce subliUssimè griseo-pubescens., nigro-piceus , antennis pedibusque rufo-testaceis. Pronoto subcordalo^ lœvi^ basi bifoveolalo, ]foveis sulco bissinuato conjundis. Elylris oblongo- subquadratis^ grosse spai'sim pundatis^ stria sidurali d basi utrinque fovcis duabus, impressis.
Long. 0,0013. Larg- 0,0006.
c/" Premier article des antennes oblong, épais , terminé au côté interne par un angle ol^tu^ : le deicxihne épais, pas plus long que large, passablement dilaté en dedans, terminé au côté interne par un angle obtus. Tibias antérieurs obtusé- ment dentés en dessous avant Textrémité.
? Premier et deuxième article des antennes et tibias simples.
Corps oblong; légèrement convexe; d'un noir de poix, bril- lant; revêtu d'une pubescence grisâtre, fine et peu serrée.
Tête oblongue, rétrécie en devant; un peu plus étroite que le pro thorax ; brillante; dun noir de poix; creusée de trois fossettes profondes : une anlérieurc, large et en forme de losange: deux entre les yeux, plus petites et arrondies, ^erfex subdéprimé ; lisse, très-finement sillonné sur son mi- lieu. Zflftre d'un roux ferrugineux. Mandibules saillantes, cou- leur de poix. Palpes maxillaires grands ; d'im roux testacé. Cou étroit, court, d'un noir brillant. Yeux arrondis ; assez grands; très-saillants; noirs ; à facettes grossières.
Antennes pubescentes ; d'un roux testacé ; de la longueur de la tête et du prothorax réunis ; terminées par une mas- sue oblongue; à premier et deuxième articles épais: le pre- mier oblong: le deuxième pas plus long que large: les troi-
Bythinus nujrimis. 75
ôicnic à huitième plus grêles que les préce'tlents, petits, allant graduellement en diminuant de longueur : le troisième pas plus long que large: les quatrième à huitième légèrement transversaux: les neuvième et dixième fortement transversaux, ublenticulaires : le neuvième un peu plus épais que le hui- tième : le dixième sensiblement plus épais que le neuvième : le dernier grand , plus épais que le précédent , obovalairc , acuminé.
Prothorax subcordiforme ; obtusément tronqué à la base et au sommet ; arrondi sur les côtés un peu avant leur milieu; rétréci en arrière et en avant, avec les angles antérieurs ar- rondis, et les postérieurs obtus ; dune moitié plus étroit à sa base que les élytres à leur plus grande largeur; légèrement convexe ; d'un noir de poix brillant ; lisse ; marqué en arrière, sur les côtés, de deux fossettes arrondies, réunies par une strie transversale bissinueuse.
Ecusson très-petit; triangulaire; noir, peu brillant.
Elytres en carré long, légèrement arrondies sur les côtés, un peu plus larges postérieurement; faiblement et simulta- nément échancrées à la base; tronquées au sommet; deux fois plus longues que le prothorax; foiblement convexes ; d'un noir de poix très-brillant, avec le bord apical un peu plus clair; couvertes d'une ponctuation grossière et peu ser- rée 5 marquées d'une strie suturale peu profonde, dont l'ex- trémité se recourbe pour rejoindre l'angle apical ; creusées en outre chacune à la base de deux impressions oblongues. Calus humerai largement arrondi, peu saillant.
Abdomen de moitié plus court que les élytres ; convexe ; rebordé; finement pubescent; prescjue lisse; d'un noir de poix brillant, avec le bord apical de chac[ue segment un peu plus pâle.
Dessous du corps convexe; lisse; d'un noir de poix brillant. f^entre avec les intersections de chaque segment plus pales,
70 COLÉOPTÈRES ^OLVLIVUX.
Pieds assez allongés; d'un roux testacé. Cuisses légèrement renflées après leur milieu. Tibias très-faiblement dilatés à partir de leur premier tiers.
Patrie: Suisse, montagnes dlzeron. Juin. Parmi les mousses.
Obs* Cette espèce diffère du Bylh. hulbifer Reiciib. par sa taille un peu plus grande, ainsi que par la structure des pre- miers articles des antennes des c/'.
Eluplcctns piauc<ata.«.
ElongaUis, depressus^ nitidulus^ ienidter griseo-pubescens^ rufo-testa- eeus , antennxs pedibiisque concoloribus , abdomine paulo ohscuriore. Capite transverso , fortiter dense punclato. Pronoto cordato , subtilius parciusque punctato , basi latins trifoveolato , medio foveolâ oblongâ usqué ad foveam mediam basées porreclâ. Elytris oblongo-subquadratis, singulis basi tri fossulatis ^ et stria sutiirali intégra dorsalique abbreviatâ nolalis. Antennarum arliciilo ultimo breviter ovato.
Long. 0,00t3; larg. 0,0003.
Co 77)5 allongé , déprimé; assez brillant; revêtu d'ime pu- bescence fine, courte et grisâtre; d'un roux testacé, avec labdomen un peu plus obscur.
Tête transversale, déprimée, tronquée au sotnmet, légère- ment rétrécie en devant h partir des yeux ; à peine plus large que le prolliorax à sa plus grande largeur ; rougeâtre ; peu brillante ; fortement et densement ponctuée ; marquée d'une impression transversale le long du bord antérieur, et de deux sillons longitudinaux , subparallèles, assez larges, peu pro- fonds, se réunissant en avant avec l'impression transversale. Labre ponctué. Mandibules falciformes, cVun roux ferrugi- neux. Palpes d'un roux testacé. Cou assez convexe ; court ; ferrugineux; finement cliagriné. Yeux assez grands; arrondis; peu saillants , noirs.
Eupîecius punclaiiis. 77
.antennes pubescentes, d'un roux, testacé; plus courtes que là kète et le prothorax reunis ; terminées par une massue ova- laire; à premier et deuxième articles épaissis: le premier ob- coniquè: l6 deuxième globuleux: les troisième à huitième petits , plus étroits que les précédents , subtransversaux : les neuvième et dixième beaucoup plus épais que les précédents, fortement transversaux, sublenticulaires: le neuvième plus large que le dixième : le dernier grand, en ovale court, obtu- sément acuminé.
Protlwrax cordifornle, obtusément tronqué à la base et au sommet; fortement arrondi sur les côtés avant leur milieu, fortement rétréci en arrière , avec tous les angles largement arrondis; d'une moitié moins large à sa base que la base des élytres ; presque aussi large à sa plus grande largeur que les élylres à leur base; déprimé; d\in rougeàtre assez brillant; couvert d'une ponctuation beaucoup moins serrée et moins forte que celle de la tête; creusé à la base de trois larges fos- settes arrondies , et sur le milieu du disque d'un sillon ou fossette oblongue , bien marquée , ordinairement réunie en arrière avec la fossette médiane de la base.
Ecusson très-petit, presque imperceptible; en triangle très- allongé; brillant, rougeàtre.
Elylres en carré long, légèrement arrondies sur les côtés, à peine ou pas plus larges postérieurement ; obliquement tronquées à la base et au sommet; une fois et un tiers aussi longues que le prothorax; déprimées; d'un rougeàtre bril- lant; très-obsolètement et presque invisiblement pointillées sur leur disque , un peu plus distinctement en arrière ; creusées chacune un peu après la base de trois petites fos^ settes : une interne, donnant naissance à une strie suturale bien marquée et intérieurement recourbée au sommet : une autre externe, en dedans de l'épaule, donnant naissance à une strie dorsale bien marquée , mais atteignant à peine la
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78 COLÉOPTÈRES iNOUVEAUX.
moi lié de la longueur de Télytre : la troisième intermédiaire, isolée, quelquefois en forme de virgule. Calus humerai aSsez saillant, légèrement arrondi.
Abdomen aussi long que les élytres, suljdéprimé à sa base, assez convexe à sa partie postérieure ; largement rebordé ; finement pubescent ; d'un roux ferrugineux assez brillant et plus ou moins obscur; finement et obsolètement pointillé.
Dessous du corps peu convexe ; assez brillant , rougcàtre , avec le bord apical de chaque segment ventral plus obscur.
Pieds médiocrement allongés , d'un roux lestacé. Cuisses passablement renflées. Tibias faiblement arqués, légèrement dilatés à partir de leur premier tiers.
Patrie : Suisse. Juin. Sous fécorce des sapins.
Obs. Cette espèce se distingue de VÉ. Karsteni Reiciib. par sa (aille plus grande , sa forme plus déprimée , et par son protliorax plus dilaté sur les côtés.
Authoconins piilcliellus.
Elôngatus^ siibdepressus, nitidus, metallico-niger ; clypeo^ pronoti late- ribus, elytrorum apice ventreqiie medio ruhris. Capiîe proiiotoque lœviga- tis^ parce pubescentibus ; elytris fusco-hirlis , obsolète undulalis. Pedibus
elougatis.
Long. 0,003. Larg. 0,00^2.
</. Antennes profondément pectinées en dedans à partir du quatrième article. Tête, y compris les yeux, aussi large que le prothorax. Extrémité des élytres chiffonnée, et armée à la suture, un peu avant l'angle apical, d'une épine noire, recourbée en fair et en arrière.
? . Antennes simplement dentées en scie en dedans, à par- tir du troisième article. Tête^ y compris les yeux, un peu plus étroiti; que le prothorax. Extrémité des élytres simple, norme.
Anthocomufi pidchelhis. 79
Corps allongé; siibdéprimé; presque lisse ; tViin noir mé- tallique brillant, avec les côtés du protliora\ rouges.
Tc^e subverticalc; transversale, tronquée au sommet; fine- ment et éparsemcnt pubescente ; presque lisse ; d'un noir brillant un peu métallique. Front fortement déprimé, creusé entre les yeux de deux larges impressions peu profondes, presque obsolètes. Epislomc transversal; rou geâtre; séparé du front par une arête saillante. Parties de la bouche d'une cou- leur de poix assez obscure, et rarement plu s ou moins les- tacée. Yeux assez grands, arrondis, noirs, plus saillants chez le c/' que chez la 9 .
ylïitennes un peu plus longues (y) ou à peine aussi lon- gues (?) que la moitié du corps; pubescentes ; noires, avec les deux premiers articles cfueîquefois obscurément lavés de rouge en dessous : le premier oblong, renflé au sommet : le deuxième un peu plus étroit, beaucoup plus court: le troi- sième oblong, prolongé en dedans en dent de scie sensi- ble (y)-) obtuse (î): les quatrième à dixième profondément pectines (o^), dentés en scie (5) : le dernier allongé, grcle (i/'), elliptique, oblong (?).
Prolliorax à peine transversal, presque aussi long que large; un peu plus étroit que les élytres; obtusément arrondi au sommet et à la base; distinctement rebordé h celle-ci qui est légèrement sinuée sur son milieu au devant de l'écusson; assez fortement arrondi ou comme anguleusement dilaté sur les côtés, avec les angles antérieurs et postérieur s fortement arrondis; subdéprimé; finement et éparsemcnt pubescent ; presque lisse ; d'un noir métallique très-brillant, avec une large bordure rouge sur les côtés.
Eciisson moyen ; subtransversal ; obtusément tronqué au sommet; presque lisse, glabre; d'un noir métallique brillant.
Elytres trois fois et demie aussi longues que le prothorax; subparallèles sur les côtés ; obtusément arrondies au som-
80 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
met (9), cliKFomiéessur ce point, et armées d'une épine obs- cure chez le (/* ; suhdéprimées ; hérissées de poils obscurs, hlspides, redressés et légèrement inclinés en arrière; inégales et comme obsolètement onduleuses à leur surface ; d'un noir brillant et un peu violàtre, avec une grande tache rouge occu- pant Tangle suturai, et le lobe réfléchi des (/rembruni. Caliis humerai peu saillant, arrondi.
Dessous du corps subdéprimé ; éparsement pubescent ; presque lisse ; d'un noir métallique brillant, avec le dessous du prothorax, une tache ponctiforme à la base des trochan- ters, le milieu du ventre, et les intersections des segments ventraux, d'un rouge quelquefois plus ou moins testacé.
Pieds Allongés ; pubescents; d'un noir de poix, avec les ti- bias et les tarses quelquefois un peu brunâtres. Tarses et ti- bias assez grêles : ceux-ci très-faiblement arqués à leur base.
Patrie : Coteaux arides du vallon de Bonnant, environs de Lyon. Juillet, août. En fauchant les herbes sèches. La même espèce a été trouvée par M. Raymond en Provence, sur les fleurs du Peuceda?ium officinale.
Ohs. Elle diffère de VA, cardiacœ L. par son corps plus lisse, et par la couleur rouge des côtés du prothorax.
nryopSiilns raphaclensis ( Ratmokd, in litt)-
Oblongus, convexus^ obscurus . angulo humerali fen'Ugineo , antennis peclibusque ru fis. Capite pronotoque opacis, densius albido-sericeo-pubes- centibus., tenuiter dense rugoso-pundatis ; hoc îongitudinatiter convexOy basi forlUer bissinnato , lobo medio producio ^ antè scutellum truncato. Elylris basi subdepressis^ nilidis, fortius pundàto-striatisy longius seriatim albido-pilosis ^ fasdculatim albido-bifasdatis. Anlennarum arliadis ulti^ mis tribus ma gnis, elongatis^ subœqualibus.
Long. 0,0022. Larg. 0,001.
Cojys oblong; d'un noir de poix, mat sur la tête et le pr6- thorax, brillant sur les élytres.
Dryophilus raphaelensis. 81
Tête plus étroite que le prothorax ; inclinée ; transversale; brusquement rétrécie au devant de l'insertion des antennes ; subdéprimée ; densement et rugueusement ponctuée ; mar- quée au milieu du front d'une petite fossette ponctiforme ; d'un noir brunâtre mat ; revêtue d'une pubescence blancbâ- (re, soyeuse, couchée et dirigée en avant; tronquée à son bord antérieur, qui est cilié d'assez longs poils blanchâtres, voilant en grande partie le labiée : celui-ci transversal. Parties de la bouche d'un ferrugineux obscur. Yeux grands, assez saillants, noirs.
Antennes assez grêles ; insérées dans une échancrure laté- rale des joues, au devant et en dedans des yeux ; aussi lon- gues que la moitié du corps ; finement pubescentes; entière- ment d'un roux ferrugineux assez clair; à premier article renflé : le deuxième beaucoup plus étroit que le précédent, un peu plus long cjuc large : les troisième à huitième oblongs, subégaux : les trois derniers grands, subégaux, plus épais et beaucoup plus allongés que les précédents : les neuvième et dixième presque serri formes en dedans : le dernier subfusi- forme, obtusément acuminé au sommet.
Prothorax d'un tiers plus étroit cjue les ély très ; aussi large que long; largement arrondi à son bord antérieur, qui est faiblement prolongé en forme de capuchon au dessus du front ; fortement et longitudinalement convexe sur son mi- lieu ; assez fortement arrondi sur les côtés ; assez profondé- ment bissinué à la base, avec le lobe médian beaucoup plus prolongé en arrière que les latéraux, et tronqué à son bord postérieur au devant de lécusson ; offrant ses angles anté- rieurs fortement infléchis ou presque nuls, les postérieurs obtus et assez fortement arrondis; densement, assez finement et rugueusement ponctué; d'un brun obscur et mat; revêtu d'une pubescence blanchâtre, soyeuse, assez serrée , couchée et convergeant vers la ligne médiane.
82 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
Ecusson transversal, subcordifornie ; criiii brun obscur et mat; très-finement chagriné.
Elylres trois fois aussi longues que le protliorax ; arrondies à leur angle humerai ; subparallèlcs sur leurs côtés jusqu'aux deux tiers de leur longueur, après lesquels elles se rétrécis- sent d'une manière arquée pour aller sarrondir largement au sommet ; subdéprimées à la base vers la région scutellaire; assez convexes postérieurement ; dun noir de poix brillant, avec le calus humerai ferrugineux; marquées d'environ dix stries sinuées à leur base, formées de points enfoncés assez profonds, postérieurement affaiblis et plus gros à la base et sur les côtés, et en outre d'une strie juxta-scutellairc, oblique et raccourcie; parées sur les intervalles qui sont lisses, d'une série de poils blanchâtres, soyeux, assez longs, redressés, légèrement inclinés en arrière; et en outre de deux bandes transversales, blanchâtres, raccourcies en dedans et n'attei- gnant pas la suture, composées de poils plus courts, plus ser- rés et couchés en différents sens, principalement en arrière et en dehors : la première, à la base et occupant la région humérale : la deuxième, ^'^rs les deux tiers de la longueur et offrant en arrière une transparence d'un ferrugineux de poix.
Dessous du corps obsciir; rugueux; revêtu d'une pubescence blanchâtre, beaucoup plus serrée sur les côtés de la poitrine.
Pieds assez grêles ; finement pubescents ; d'un roux ferru- gineux. Cuisses faiblement épaissies après leur milieu. Tarses à premier article allongé : le deuxième oblong, obconique : les troisième et quatrième transversaux, obcordiformes.
Patrie : Cet intéressant insecte a été trouvé à Saint-Raphaël (Var) par M. Raymond qui l'a capturé en battant des buissons de ronces. Il nous a été communiqué par M. Godart de Lyon.
Ohs. Cette espèce, à première vue, simule assez bien un
Xj'let'miis ferrugineiis. 83
Ptinus ; mais la longueur des trois derniers articles de ses antennes, la forme de son prothorax, de ses cuisses et de ses tarses le font naturellement rentrer dans la famille des /ino- hides.
^yletinus ferrns;inea«.
Subetongatus, suhcylindricus^ convexus , parum Jiilidns , T^ugulosus ; pubescenti-tomentosus , ferrugineus , pedibus rufis , anticis dilutioribus , antennis flavo-testaceis , articula primo ru fo. Pronoto brevi^ inedio pos- tice fortHer convexo , elevato ; elytris hoc triplo longioribus , lateribus nnistriatis. Antennis intus profunde serratis.
Long. 0,0032-, larg. 0,0013.
Corps assez allongé ; cylindrique; assez finement rugueux ; d'un ferrugineux assez obscur et peu brillant ; couvert d une pubescencc tomenteuse, très-courte et assez serrée.
Tête verticale, transversale; un peu plus étroite que le protliorax dans lequel elle est engagée ; brusquement et triangulairement rétrécie au devant des yeux; d'un ferrugi- neux peu brillant; assez fortement et rugueusement ponctuée; parcimonieusement tomenteuse , et garnie à son sommet de poils jaunâtres et brillants. Front faiblement convexe. Man- dibules d'un bnui de poix à leur extrémité. Palpes testacés. Yeux très-grands, subarrondis, noirs.
Antejines un peu plus longues que la tête et le prothorax réunis ; à peine pubescentes ; d'un flave testacé assez pâle , avec le premier article d'un roux ferrugineux assez clair : celui-ci gros , épais , oblong , un peu rétréci à son sommet : le deuxième de moitié plus court , dilaté et obtusément arrondi en dedans : le troisième triangulairement prolongé on dedans : les quatrième à dixième fortement prolongés en dedans en dents de scie : le dernier oblong, elliptique.
Prothorax court, transversal ; de la largeur des élytres à sa
8li COLÉOPTÈRES NOUVEAU^.
base; un peu rélréci antérieurement; bissinueusement éclian- cré au sommet, avec le lobe médian largement arrondi et prolongé en forme de capuchon au dessus du vertex ; bis- sinué à la base , avec le bord médian très-faiblement et les lobes latéraux fortement prolongés en arrière; subrectiligne ou légèrement arrondi sur les côtés, avec les angles antérieurs très-aigus et infléchis, et les postérieurs très-obtus, arrondis, un peu relevés; fortement convexe et comme élevé à la partie postérieure de son disque; d'un ferrugineux assez obscur et peu brillant; couvert d'une pubescence tomenteuse, courte et grisâtre; finement et rugueusement ponctué, et marqué de chaque côté de la base d'une dépression transversale par- tant du sinus de ladite base pour aller mourir un peu au devant de fangle postérieur.
Ecusson subcordiforme ; finement rugueux; tomenleux d'un châtain obscur.
Elytres allongées-, subcylindriques ; trois fois plus longues que le prothorax ; obliquement coupées aux épaules ; subpa- rallèles sur leurs côtés où très-faiblement sinuées vers le milieu de ceux-ci ; fortement arrondies au sommet ; assez convexes ; peu brillantes ; d'un ferrugineux assez obscur ; entièrement couvertes d'une pubescence grisâtre, fine, courte et tomen- teuse ; densement et finement rugueuses, ou comme confu- sément réticulées avec chaque maille du réseau notée d'un petit point enfoncé ; subsillonnées postérieurement à la su- turc , et marquées sur les côtés d'une strie submarginale, raccourcie en avant à peu près vers le milieu. Calus humerai assez proéminent, gibbeux.
Dessous du corps assez convexe; finement tomenteux; ru- gueux; d'un châtain ferrugineux obscur et peu brillant.
Pieds peu allongés ; très-finement pubescents ; d'un roux ferrugineux: les antérieurs d'un testacé assez pâle. Tibias an- teneurs longs et grêles, légèrement flexueux. Tarses courts.
Tropideres curth^osliis. 85
Patrie : Celte espèce u élé prise à Saint-Kaphaël par M. Raymond, en ballant le chêne-liége (Collection Godart). Obs, Elle a de l'analogie , quant à la forme , avec le Xyl. cylindricus Ger3I. ; mais elle est beaucoup moindre ; les an- tennes sont beaucoup plus profondément dentées en scie • les tibias antérieurs sont beaucoup plus longs et plus grêles ; et la ponctuation des clytres est (ine, rugueuse et confuse, au lieu d'être distincte et presque régulière.
Tropideres ciirifirostris.
Elongatus^ suhcylindricus, rugoso-punctatiis, densius albido-pubescenti variegatus^ nigro-opacus,, antennarum articido primo^ tibiis., pronoti apice vittâquehumerali obscure rufescentibus. Rosira perbreviore. Pronoli pli- culâ basali parum elevatâ^ Içviter flexuosâ, Elytris punctato-slriatis .
Long. 0,00^. Larg. 0,0015.
Corps allongé, subcylindrique ; rugueusement ponctué ; d'un noir opaque ; revêtu d'une pubescence blanchâtre, courte, serrée, entremêlée de taches nues.
Tête presque carrée ; rugueusement et densement ponc- tuée ; d'un noir opaque ; revêtue dune pubescence blanchâ- tre, courte, couchée et dirigée en avant. Front très-peu con- vexe. Rostre court; déprimé; aussi large que la tête. Parties de la bouche d'un noir de poix brillant. Yeux grands, arron- dis ; saillants ; noirs.
Antennes assez courtes, atteignant à peine la base du pro- ihorax ; très-peu pubescentes ; noires, avec le premier article plus ou moins rousscàtre : les premier et deuxième ovoïdes, renflés : les troisième à huitième allongés, grêles, graduelle- ment un peu plus courts et plus épais en approchant de l'ex- trémité : les trois derniers formant une massue o])longue, fusiforme, acuminéc.
Prolhorax presque aussi long que large ; plus ctroil en
80 COLÉOPTÈKES NOUVEAUX.
avant; obUiscment arrondi à son bord antcrioiir qui s'avance un peu sur le vertex en forme de capuchon ; légèrement arrondi sur les côtés, avec les angles antérieurs très-infléchis, inappréciables, et les postérieurs très-obtus et fortement ar" rondis; surmonté en arrière d'un repli peu élevé, très-faible- ment flexueux et rapproché de la base j transversalement convexe; densement et rugueusement ponctué; d'un noir opaque, avec le sommet roussâtre; varié d'une pubescence blanchâtre, qui forme çà et là des taches assez distinctes , dont les principales sont : quatre arrondies, transversalement disposées sur le milieu du disque, et une grande, oblongue, triangulaire, au milieu de la base,
Ecusson petit ; arrondi ; couvert d'une pubescence blanchâ- tre et serrée.
Elylres allongées, subcylindriques ; de la largeur du pro- thorax à sa base, un peu plus larges en arrière vers les trois quarts de leur longueur; subrecliligiies sur les côtés, obtu- sément arrondies et subverticales à leur sommet; deux fois plus longues que le prothorax ; faiblement convexes ; dun noir opaque avec une bande longitudinale ferrugineuse, assez large, partant de la base vers les épaules, et prolongée, en se fondant avec la couleur foncière, quelquefois jus- qu'après le milieu ; revêtues d'une pubescence blanchâtre qui forme çà et là des taches dont la principale est oblon- gue, et occupe la base de la bande ferrugineuse ; marquées d'environ dix rangées striales de points enfoncés assez forts, affaiblies et confuses postérieurement, et d'une onzième ru- dimenlaire, juxta-scutellaire. Intervalles plans ; rugueusement ponctués, Calus humerai peu saillant, arrondi.
Pygidiiim fortement et rugueusement ponctué; pubescent; d'un noir opaque.
Dessous du corps fiiiblcmcnt convexe ; rugueusement ponctue; d'un noir opaque ; revêtu d'une pubescence blan-
Uylesinus vestilus. 87
châtre , courte , beaucoup plus serrée sur les côtés de la poitrine.
Pieds assez longs; assez forts; puîjescents; obscurs, avec les tibias ferrugineux. Tarses rembrunis ; forts ; presque aussi longs que les tibias.
Patrie : Cette espèce a été prise à Saint-Raphaël par M. Raymond, en battant les chênes verts (Collection Godart).
Obs. Elle se distingue du Tropideres cinctus Pk. auquel elle ressenible beaucoup, par son rostre plus court, son front beaucoup moins convexe, ses yeux plus saillants et beaucoup plus écartés ; par les stries plus fortement ponctuées ; par ses antennes moins longues, et surtout par le re pli du pro- thorax moins élevé, moins flexueux, et beaucoup plus rap- proché de la base.
Uylesinns vestUas.
Elongatus^ antice attennafus , Icviter convexus , fusco-kirtus^ rugoso- pundatus^ nigro-piceus^ antennis pedibusque rufo-teslaceis. Capile pi'ono- toque subnitidis ; hoc ^ pectore ventreque pruinoso-tomentosis. Elytris sub- cylindricis^ nigris, opacis, bas'i muricatis^ confuse et tetuiiler striatis , macMlâ basali inagnâ^ obliqua^ ferrugineu ; apice sunimo^ sutura , fasciâ subposlicâ inlerruplâ^ maculâque basali densms lutco vcl albido-squamu- latis. Pronolo laleribus muricato. Antennis brevïbus^ clavâ ovatâ , acic- minatâ.
Long. 0,003. Larg. 0,0012.
Corps allongé, atténué en avant; peu brillant; rugueuse- ment ponctué; hérissé de poils obscurs et hispidcs, et revêtu d'une pubescence courte et farineuse.
Tête subverticale ; transversale ; d'un tiers moins large que le prothorax à sa base ; densement, assez fortement et ru- gueuscment ponctuée; parée surtout en avant d'une pu- bescence pâle ou jaunàlre , peu serrée; d'un noir de poix
88 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
assez brillant. Front déprime ; finement cai'éné sur son milieu. J^ertex convexe. Labre court, transversal; cilié de poils jaunâtres. Mandibules courtes, solides; d'un noir de poix. Parties delà bouche testacées. Yeux brunâtres ; tout-à- fait déprimés: très-grands; fortement transversaux , un peu obliques
Antennes courtes, wn. peu plus longues que la tète; pu- bescenles ; d'un roux testacé assez clair ; à premier article allongé, en massue: le deuxième subarrondi, assez épais, pas plus long que large : le troisième beaucoup plus grêle, oblong, obconique : les intermédiaires petits, très-courts et serrés: les trois derniers formant une massue ovalaire , tomenteuse, acuminée au sommet : les pénultième et antépénultième transversaux : le dernier presque aussi grand que les deux précédents réunis.
Prothorax presque aussi long que large à sa base ; un peu plus étroit, à celle-ci, que les élytres; rétréci en avant oii il est h peine plus large que la tête ; près de deux fois aussi large à la base qu'à son sommet; obtusément arrondi à celui-ci ; bissinué à la base ; légèrement arrondi sur les côtés, avec les angles antérieurs nuls, et les postérieurs obtus, ar- rondis, peu marqués ■ hérissé de poils obscurs et redressés ; revêtu en outre d'une pubescence très-courte, comme fari- neuse , un peu moins dense au milieu de la base oii elle laisse comme une grande tache nue, géminée ou interrompue au milieu par un trait étroit; d'un noir de poix un peu bril- lant , avec le bord antérieur ferrugineux ; couvert d'une ponctuation serrée et rugueuse, distinctement muriquée sur les côtés.
Ecusson transversal; subtriangulairc ; ponctué; d'un noir de poix brillant.
Elytres subcylindriques, plus de deux fois et demie aussi longues qne le protJiorax ; largement et individuellement
Hylesituis veslitus. f^O
arrondies à la base; siibparalleles sur les côtés; fortement arrondies au sommet; faiblement convexes; élevées et mûri - quées à leur base ; densement et rugueusement ponctuées ; finement et obscurément striées, avec les deux stries latérales beaucoup plus distinctes ; d'un noir opaque, avec une grande tache ferrugineuse, oblique, occupant toute la base et la ré- gion humérale , partant de la suture un peu au dessous de Técusson et s'étendant jusqu'après le milieu du bord latéral; hérissées de poils hispides , obscurs et sérialement disposés ; parées en outre d'une pubescence courte, squamiforme, pâle ou jaunâtre, couvrant presque toute la surface de la tache ferrugineuse , et formant au sommet et sur la suture luie bordure étroite , et avant l'extrémité une bande transversale , un peu oblique, comme composée de deux taches oblongues et latéralement réunies.
Dessous du corps légèrement convexe; d'un noir de poix; finement rugueux ; couvert d'une pubescence tomenteuse et grisâtre. Dessous de la tête convexe ; glabre ; d'un noir de poix brillant; très-finement chagriné et ridé en travers; creusé sur son milieu d'un sillon longitudinal très-fin, mais bien distinct.
Pieds conrts, robustes; latéralement comprimés; pubescents, d'un roux un peu testacé. Tibias fortement élargis à leur som- met; ciliés de poils fins et mous à leur arête externe : les anlérieurs et les postérieurs obtusément denticulés sur le der- nier tiers de leur tranche externe : les intermédiaires plus distinctement et sur une plus grande étendue.
Patrie : Environs d'Hyères. Février. En battant les oliviers sauvages. La même espèce a été aussi capturée à St-Raphaël par M. Raymond sur les lentisque.
Ohs. Elle est beaucoup plus allongée que les Hjd. varius fi vittatus F. , dont clic offre quelque peu les dessins.
Var. Elle varie un peu pour la couleur. Quelquefois le
90 COLÉOPTÈHMS NOUVEAUX.
prothorax et le ventre sont plus ou moins complètement fer- VUgineux.
Cryptoeephalas tuacnlicollls.
Subovalis, nitidus, glaber, ochraceus^ oculis, anlennarum articulis ex- lernis apice summo, pectareque nigricantibus ; capite pronotoque sut dense pariim profunde punclaiis^ ferrugineo-maculatis ; elytris nigro-punctato- striâtis, puncto ferrugineo humerali notatis; pygidio dense rug oso-punc- tato^ pubescentei tibiis anticis suhrectis.
Long. 0,00-i. Larg. 0,002.
^ Antennes dépassant les 5/4 de la longueur du corps. Dernier segment ventral uni.
? Antennes dépassant à peine la 1/2 de la longueur du corps. Dernier segment ventral creusé sur son milieu d'une large fossette arrondie.
Corps subovalaire ; brillant ; glabre en dessus ; cVun jaune d'ocre, avec de grandes taches ferrugineuses sur la tête et le prolhorax.
Tête verticale ; près de moitié plus étroite que la base du prothorax; largement et circulairement échancrée à son bord antérieur ; assez grossièrement ponctuée ; d\m jaune paille brillant, avec une assez large bordure ferrugineuse en arrière sur le vertex , et une large bande longitudinale de même couleur sur le front : celle-ci partant du bord antérieur, oc- cupant en largeur tout Fespace compris entre l'insertion des antennes, se dilatant d'une manière vague un peu au dessus de celle-ci , à la hauteur de l'échancrure interne des yeux , puis se rétrécissant en angle aigu jusqu'à la bordure du vertex ; de sorte que la tête paraît ferrugineuse , avec deux grandes taches obliques sur le front , et une autre arrondie sur les joues au dessous de l'insertion des antennes, d'un jaune paille assez pâle. Lahre transversal; d'un noir brillant. Pompes tes- lacés. Yeux grands; réniformes; noirs.
Ci'fptocephalus maculicollis . 91
Antennes longues ; assez grcles ; légèrement pubescenles ; grossissant un peu vers rextrémité ; testacées , avec les cinquième à onzième articles rembrunis à leur sommet : le premier un peu épaissi en massue : le deuxième plus étroit , courtement ovalaire : les troisième à cinquième grêles, cylin- driques : le troisième oblong ; les quatrième et cinquième allongés, subégaux : les sixième à onzième un peu plus épais, allongés, subégaux : le dernier acuminé au sommet.
Prothorax transversal, près d'une fois plus court que large à sa base; un peu plus étroit que les élytres; très-faiblement et bissinueusement échancré au sommet, sensiblement bis- sinué à la base; légèrement arrondi sur les côtés qui sont infléchis , avec les angles antérieurs presque droits , mais émoussés, et les postérieurs aigus et recourbés en arrière ; très-convexe; finement rebordé à la base et sur les côtés ; sensiblement et arcuément rétréci d'arrière en avant; assez densement et assez grossièrement , mais peu profondément ponctué; d'un jaune cl'ocre brillant, plus pâle vers les angles antérieurs , avec le reliord latéral un peu plus obscur , le rebord basilaire noir , et deux grandes taches ferrugineuses sur le disque , arquées et ne laissant de la couleur foncière que les bords antérieurs et latéraux , un large espace trans- versal au milieu de la base, et une faible ligne longitudinale sur le milieu du dos,
Ecusson triangulaire; presque lisse; d'un jaune d'ocre bril- lant, avec une étroite bordure noire dans tout son pourtour.
Elytres près de deux fois et demie aussi longues que le pro- thorax ; oblongues ; subcylindriques ; subparallèles jusqu'aux deux tiers de leur longueur; fortement et simultanément arrondies à leur sommet; assez convexes; d'un jaune d'ocre brillant, avec le lobe humerai un peu plus pâle , la suture rembrunie et un étroit liseré noir à la base ; parées chacune de onze lignes de points enfoncés, assez forts, obscurs, rangés
92 COLÊOPTÈUES ^NOUVEAUX.
en stries , et également marqués jusqu'au sommet : les stries internes obliques antérieurement : la première s'arrêtant un peu avant le milieu où elle tend à rencontrer la suture : la deuxième tendant, sauf une faible interruption , à se réunir postérieurement à la marginale : les troisième et dixième complètement réunies en arrière : les quatrième et cinquième, les huitième et neuvième postérieurement réunies deux à deux un peu avant le sommet : les sixième et septième rac- courcies et réunies en arrière. Intervalles plans, lisses. Calus humerai assez saillant, arrondi, lisse, ferrugineux.
Pygidmm revêtu d'une pubescence pâle ; densement et rugueusement ponctué.
Dessous du corps légèrement convexe ; rugueusement ponctué , un peu plus fortement sur les côtés de la poitrine ; brièvement pubescent ; d'une couleur lestacée pâle , avec la poilrine d'un noir brunâtre, les épimères et le milieu du ventre d'un ferrugineux plus ou moins obscur.
Pieds robustes; pubescents; d'un testacé roussâtre. Tibias antérieurs presque droits.
Patrie : Cette espèce a été capturée à Saint-Raphaël par M. Raymond, en battant les Cistes. (Collection Godart. )
Obs. Elle ressemble beaucoup à certaines variétés du Cr. signalicollis Suffriain. Elle s'en distingue par une taille plus forte , par la ponctuation de son prothorax et par U couleur de ses antennes.
DESCRIPTION
DE QUELQUES
BR4CflÉL\TRES NOUVEAUX 01 PEU CONî\LS ,
SaSI. E. ?»aftJLSA^T et €B. RDY.
t Présentée à la Société Liiiiiéeniie de [,yoi), le 12 iiovembro 1860. )
ISolitociiai'A flavâcoUts.
Elongata, leviter convexa^ nitidula, lutcopubescens^ lœte rufo-testaceà^ pedibus diluliorïbus^ abdomine. ante apicem capiteqiie nigris^ antennarum medio elytrorumque vittâ obliqua fuscis. Capite grosse pundato. Pronolo suborbiculato, basi obsolète impresso, siiblilius punctato^ angulis posticis ob- hisis. Elytris subœqualibiis , crebre forliter punctatis. Abdomine basi sat dense^ postice siibtiliiis parciusque punctato.
Long. 0,004. Larg. 0,001.
</* Elytres avec un petit pli longitudinal après le milieu, près (le la suture. Sixième segment de V abdomen muni d'une carène longitudinale, postérieurement aiguë, occupant toute la longueur du segment.
î Elytres et sixième segment de l' abdomen simples.
Corps allongé ; brillant ; légèrement convexe ; revêtu d'une pubescence assez serrée, couchée, d'un fauve jaunâtre assez pâle.
Tête subglobuleuse, un peu rétrécie en devant; presque aussi large que le prothorax ; assez convexe ; marquée d'une
9^ COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
ponctuation assez serrée, gi'ossière, mais peu profonde ; d'un noir de poix brillant, avec les -parties de la bouche d'un roux testacé. Yeux arrondis, assez saillants, noirs.
Anleimes de la longueur de la tête et du protliorax réunis ; allant graduellement en s'épaississant vers le sommet ; pubes- centes; obscures au milieu, avec les trois ou quatre premiers articles et le dernier d'un roux testacé, et ce dernier assez clair ; à premier article allongé, un peu renflé : les deuxième et troisième un peu plus grêles, allongés, obconiqucs : le quatrième en cône tronqué, pas plus long que large : les cinquième h dixième transversaux : le dernier obovalaire, acuminé au sommet.
Prothorax subglobuleux, transversal, assez sensiblement moins long que large ; d'un tiers plus étroit c[ue les élytres; très-étroitement et prcscfue imperceptiblement rebordé sur les côtés et à la base ; obtusément tronqué au sommet et au milieu de la base , avec celle-ci obliquement coupée en dehors ; assez fortement arrondi sur les côtés, qui sont fai- blement sinués avant de rencontrer la base ; avec tous les angles infléchis, les antérieurs fortement arrondis et les pos- térieurs obtus ; légèrement convexe ; d'un roux testacé bril- lant; marqué d'une ponctuation assez serrée, peu profonde, assez fine, beaucoup moins forte que celle de la tête et que celle des élytres ; creusé au milieu de sa base d'une impres- sion transversale peu profonde.
Ecusson transversal; triangulaire; ponctué; assez brillant; rougeatre.
Elytres presque carrées , h côtés subparallèles ou très- faiblement arrondis avant l'extrémité ; simultanément et lé- gèrement échancrées à la base ; tronquées au sommet et sensiblement sinuées vers les angles postéro-externes ; près d'une fois et demie aussi longues que le prothorax ; faible- ment convexe*; subégales; couvertes d'une ponctuation ser-
Bolitochara flavtcoUis. 95
rée, assez forte et un peu rugueuse ; d'un roux testacé bril- lant, avec une large bande oblique , obscure, partant de rëcusson, se dirigeant vers les côtés qu'elle rencontre à un tiers de l'angle apical, et quelquefois e'tendue au point de ne laisser que fangle suturai étroitement et l'angle humerai lar- gement d'un roux testacé. Calus humerai assez saillant ; arrondi.
Abdomen subdéprimé ; deux fois et deux tiers plus pro- longé que les élytres; de la largeur de celles-ci sur son mi- lieu; faiblement arrondi sur les cotés; un peu rétréci à la base et au sommet; d'un roux brillant, avec le cinquième segment et la fine base du sixième d'un noir de poix, et toutes les intersections un peu plus pâles ; couvert d'une ponctuation éparse, plus serrée et plus forte à la base, sur- tout des deuxième, troisième et quatrième segments qui sont transversalement impressionnés à celle-ci.
Dessous du corps convexe ; d'un roux brillant ; assez ders- sement ponctué, avec le métasternum lisse.
Pieds médiocrement allongés ; pubescents ; d'un testacé plus ou moins paie.
Patrie : Suisse, environs de Fribourg. Juin. Dans les bo- lets des sapins.
Obs. Cette espèce, moindre que la lucida Gr. , plus grande que la lunulata Payk. , diffère principalement de tous ses congénères par sa couleur d'iui rouge plus vif, par son pi'o- thorax dont la ponctuation est plus fine et plus légère, et dont les côtés sont bien moins sensiblement si nues avant la base, en sorte que les angles postérieurs sont beaucoup moins droits.
y G COLEOPTÈKES NOUVEAUX.
Aleoehara Itetu.
Elûngala^ sublinearis, subdepirssa , nitidula , tenuiter flavo-pubescens , nigra, pronoto piceo^ antennarum basi^ pedibus^ aiioque rufo-testaceis., elytris lœte rubris^ circa scutellum infuscatis. Capite parvo^ lœvi. Pronoto brcvi , siihtililer pundulato , antice angustiore , angulis posticis obtusis. Elytris pronoto vix longiorïbus^ distinctiiis punctatis , angido apicali sub- sinuatis. Abdomine subparallelo , parcius punctato. Anlennis modice incrossatis.
Long. 0,002o. Larg. 0,0008.
Corps allongé, siibliiiéalre ; assez hrillanl ; revèlu d'une pnbescence flave, couchée et assez serrée.
Tête globuleuse, sensiblement rétrécie en devant, une fois moins large que le prothorax ; assez convexe ; lisse ; d'un noir brillant, avec les pairies de la bouche testacées. Yeux ovalaires ; peu saillants ; noirs.
Antennes pubescentes ; à peine de la longueur de la tête et du prothorax réunis; médiocrement épaissies à partir du cinquième article; brunâtres, avec les quatre premiers articles beaucoup plus pâles : le premier oblong, un peu renflé : les deuxième et troisième un peu plus grêles, allongés, obconi- ques, subégaux : le qualrième un peu plus épais, faiblement transversal : les sept suivants assez épaissis, formant une mas- sue allongée, subcylindrique, non renflée sm' son milieu : les cinquième à dixième courts, fortement transversaux : le der- nier obovalaire, tronqué à la base, obtusément acuminé au sommet, aussi long que les deux précédents réunis.
Prothorax coxivt \ transversal ; tronqué au sommet; large- ment arrondi sur les côtés et à la base ; de la largeur des élytres à celle-ci ; sensiblement plus étroit en avant, avec les angles antérieurs obtus et fortement infléchis, et les posté- rieurs très-obtus, presque arrondis ; très -finement rebordé à
Aleochara lœta» 97
la base ; d'un tiers moins long sur son milieu que large en arrière ; faiblement convexe ; finement et légèrement ponc- tué ; d'un brun de poix assez brillant, quelquefois avec des reflets plus ou moins rougeâtres.
Eciisson triangulaire ; noir ; légèrement ponctué.
Élytres en carré transversal ; presque droites ou très-faible- ment arrondies sur les côtés ; légèrement et simultanément échancrées à la base, obliquement et individuellement tron- quées au sommet et subsinuées vers l'angle postéro-externe ; un peu ou à peine plus longues que le prothorax ; déprimées; couvertes d'une ponctuation assez serrée, plus distincte et plus forte que celle du pro thorax ; d'un rouge de brique assez clair et assez brillant, avec la région scutellaire rembrunie. Calus humerai arrondi, peu saillant.
Abdomen subparallèle ou très-faiblement rétréci au sommet «'i partir du sixième segment; à peine plus étroit que les élytres à sa base ; près de trois fois plus prolongé que celles- ci; faiblement convexe; largement et épaissement rebordé sur les côtés ; couvert d'une ponctuation peu serrée, assez forte, râpeuse, plus rare sur le sixième segment ; d'un noir de poix assez brillant, avec le septième segment et le bord apical du sixième d'un roux testacé.
Dessous du corps convexe ; assez fortement et assez dense- ment ponctué; d'un noir brillant, avec le bord apical des segments ventraux d'une couleur de poix testacée.
Pieds médiocrement allongés ; pubescents ; d'un roux tes- tacé assez clair.
Patrie : Morgon (Beaujolais). Juin. Sous les pierres.
Obs. Cette petite espèce, qu'on prendrait à première vue pour \ Aleochara prœtexta Er., s'en distingue nettement par sa tête beaucoup moins large, par sa ponctuation plus forte, par ses élytres d'une couleur plus claire, et par son protho- rax plus court, plus large, plus rétréci en devant et à angles
7
!)8 COLÉOPTKRES NOUVEAUX.
postérieurs plus obtus. Elle s'éloigne de \ Aleochara spissi- cornis Er., par la structure du deuxième article des antennes qui ne paraît pas plus long que le troisième.
Aleoeliara enrynota.
Suhelongata^ leviter cojivexa, nUidiila, dense et brevittr tenuissime pu- hescenSj nigra, antennarum basi^ elytris pedibiisque piceis, geniculis anti- cis et intermediis piceo-testaceis. Capite globoso, lœvi. Pronoto brevi, con- vexo, antice mullo angusliore , subtilissime pimctulato. Elytris pronoto brevioribîis , dense foriius rugoso-punctulatis. Abdomine dense œqualiter reliculalo-punctalo^ apicem versus fort'ms attenuato. Antennis siibelonga- lis, g7'acilibiis.
Long. 0,0026. Larg. 0,001.
Corps assez allongé; légèrement convexe ; assez brillant ; d'un noir de poix; couvert d'une pubescence grisâtre, cou- chée, très-fine, serrée et assez courte.
Tête globuleuse, atténuée en avant; plus d'une fois moins large que la base du protliorax ; fortement inclinée ; légère- ment convexe ; lisse ; d'un noir trcs-brillanl, avec les parties de la bouche couleur de poix. Yeiijc grands ; ovalaires ; peu saillants ; d'un noir opaque.
Antennes finement pubescentes ; un peu plus longues que la tête et le protliorax réunis ; très-faiblement ou h peine épaissies à partir du cinquième article ; d'un noir mat, avec les quatre premiers articles d'un noir brillant, et les premier et deuxième d'une couleur de poix quelquefois un peu rous- sàtre ; le premier article oblong, un peu renflé : les deuxième et troisième un peu plus grêles, allongés, subégaux, obconi- ques: le quatrième à peu près de l'épaisseur du précédent, pas plus long que large : les cinquième h dixième h peine plus épais que le qualrièmc, en cône tronqué, légèrement
Aleochara eurynota. 99
transversaux : le dernier ohlong, un peu plus long que les deux précédents réunis, obtusément acuminé au sommet.
Prothorax transversal, très-court ; tronqué au sommet, lar- gement et bissinueusement arrondi à la base ; de la largeur des élytres à celle-ci ; d'une moitié plus étroit en avant qu'en arrière ; près d'une fois moins long sur son milieu que large à sa base; fortement arrondi sur les côtés, avec tous les an- gles obtus, arrondis à leur sommet ; très-finement rebordé à la base, laquelle est assez sensiblement sinuée de chaque côté à égale distance entre l'écusson et les épaules ; très-con- vexe ; d'un noir brillant ; très-légèrement, très-finement et assez densement ponctué.
Ecusson triangulaire; transversal; noir; finement et rugueu- sement ponctué.
Elytres en carré fortement transversal ; subparallèles ou très-faiblement arrondies sur les côtés ; légèrement et simul- tanément écliancrées à la base, obtusément tronquées au sommet et subsinuées vers l'angle postéro-externe ; sensible- ment plus courtes que le prothorax ; subdéprimées ; d'un brun de poix presque noir; couvertes d'une ponctuation ru- gueuse, serrée, beaucoup plus forte que celle du prothorax. Calus humerai très-peu saillant, arrondi.
Abdomen quatre fois plus prolongé que les élytres, un peu plus étroit que celles-ci à sa base ; se rétrécissant d'une ma- nière sensible à son extrémité , à partir du milieu; forte- ment rebordé sur les côtés ; assez convexe sur le disque ; d'un noir assez brillant; couvert d'une ponctuation réticulée, ser- rée et uniforme : les deuxième et troisième segments faible- ment et transversalement déprimés à leur base : le dernier étroit, très-saillant, en cône tronqué, très-faiblement sinué à son bord apical.
Dessous du corps assez convexe ; d'un noir assez brillant ; densement et finement ponctué.
100 rOLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
Pieds assez grêles ; mcdiocrcment allonges ; finement pii- bescents ; couleur de poix, avec les genoux antérieurs et in- terme'diaires largement d'un brun plus ou moins testacé.
Patrie : Environs d'Arcachon (Gironde). Août. Parmi les mousses.
Obs. Cette espèce ressemble beaucoup à XAUochara mo- rion, Gr. ; mais elle est plus grande, son abdomen est beau- coup plus densement ponctué, et ses antennes sont plus grêles. Ce dernier caractère la distingue de tous ses congé- nères, cl lui donne, ail premier abord, Taspect d'un Tany- gjiathus.
V\R. Quelquefois la base des cuisses et même les tibias entiers des pieds antérieurs et intermédiaires sont d'un tes- tacé brunâtre.
Aleochara senilis.
EUongata, subdepressa^ nitidula^ temiiter albido-pubescens , atra^ an*- tennis pedibusqne rufo-brunneis , illis basi femoribusqiie piceis. Capile grosse punctato, medio lœvi. Pronolo elytris paido angusliore , subtrans- verso, laterïbus leviter rotundalo^ punctulato, medio obsoletissime sulcato. Elytris pronoto paulo longioribus^ dense sat fortiter pundatis. Abdomine parce punctato^ segmento 6» apice meinbranaceo, V granuldto, 8° conS-° picuo.
Long. 0,0028. Larg. 0,0011.
Corps allongé; subdéprimé; assez brillant; noir; couvert d'une pubescence fine et blanchâtre, assez serrée sur le pro- thorax et les élytres, assez rare sur la tête et Tabdomen.
Tête obovalaire , notablement prolongée derrière les yeux, rétrécie en devant ; beaucoup plus étroite que le prothorax ; assez convexe ; d'un noir brillant ; couverte sur les côtés d'une ponctuation grossière, assez profonde, laissant au milieu un espace longitudinal lisse, assez large. Parties de la bn^iche d\\n
Aleochara seiiïlis. 101
roux de poix, avec le dernier article des palpes maxillaires pâle. Yeux assez grands, ovalaires, déprimés, noirs.
Antennes pubescentes ; à peine de la longueur de la tète et du prothorax réunis ; un peu plus épaisses vers Textrémité ; d'un roux brunâtre, avec les deux articles de la base un peu plus obscurs; à premier article allongé, en massue très-fai- blement renflée : les deuxième et troisième allongés, obco- niques, un peu plus grêles que le précédent : le troisième un peu plus long que le deuxième : le quatrième à peine plus épais que le troisième, presque carré : les cinquième à dixième graduellement un peu plus épais, sensiblement transversaux : le dernier aussi épais que le dixième, obovalaire, aussi long que les deux précédents réunis, oblusément acuminé au sommet.
Prothorax légèrement transversal, un peu moins long que large ; un peu plus étroit que les élytres ; tronqué au som- met, sensiblement arqué à la base ; un peu moins large en avant qu'en arrière ; légèrement arrondi sur les côtés, avec les angles antérieurs un peu obtus, très-in/léchis, arrondis au sommet, et les postérieurs très-obtus, assez fortement ar- rondis ; très-faiblement convexe ; très finement rebordé à la base et sur les côtés; légèrement mais distinctement ponc- tué J d'un noir assez brillant ; marqué sur le dos d'un faible sillon longitudinal, très-obsolète, visible seulement à im cer- tain jour.
£cî<s«o;i transversal ; triangulaire; noir; brillant; obsolète- ment ponctué.
Elytres en carré transversal, presque droites ou très-faible- ment arrondies sur les côtés ; simultanément échancrées à la base, individuellement et obtusément tronquées au sommet, et subsinuécs vers l'angle postéro-externe ; un peu ou à peine plus longues que le protliorax ; subdéprimées ; d'un noir assez brillant; assez densement et plus fortement ponctuées que le prolhorax. Calas /minéral peu saillant, arrondi.
10*2 COtÉOPïÈRES iNOUVEAUX.
Abdomen de la largeur des élytïes à sa base ; subparallèlc sur les côtés jusqu'au cinquième segment, à partir duquel il se rétrécit jusqu'au sommet d'une manière très-sensible ; trois fois plus prolongé que les élytres ; légèrement convexe sur son milieu ; fortement rebordé sur les côtés ; marqué de points légers et très-espaces; d'un noir brillant, avec le bord apical du sixième segment pâle et membraneux : le septième en cône transversal , obtusément tronqué au sommet, gra- nuleux et râpeux sur sa surface : le huitième apparent, coni" que, granuleux sur ses bords. Anus avec quelques poils re- dressés, obscurs.
Dessous du corps convexe ; d'un noir brillant ; assez den- sement, râpeusement et légèrement ponctué.
Pieds médiocrement allongés ; pubescents ; d'un roux bru- nâtre avec les genoux et les tarses plus pâles, et les cuisses couleur de poix : celles-ci râpeusement ponctuées, ainsi que les trochanters.
Patrie : Hyères. Juin. Rare. Sous les détritus marins.
Ohs. Cette espèce, très voisine de V Àleochara albipila Muls. et Rey, ne peut pas lui être réunie. Sa taille est constamment moindre ; le deuxième article des antennes est un peu plus court que le troisième, tandis que dans Valbipila il est évi- demment plus long; la ponctuation de la tête et des élytres est un peu plus forte ; enfin, tout le dessus du corps est beau- coup plus brillant, par la raison que sa surface n'est nulle- ment chagrinée dans l'intervalle des points qui la recouvrent.
Oxypoda long^ipes.
Eloyigata, fusiformis^ leviter convexa, subnitida, tenuiter griseo-piibes- cens , nigro-fusca , pedibus abdominisque segmentoruvi maginibus rufo- testaceis ; antennis^ pronoti lateribus^ elytrisque rufo-piceis^ his circa scu- iellum et ad angulum cxleriorem laie infuscatis. Pronolo basi foveolato. Capite^ pronolo elytrisque subtditer, abdominc siibtdissime confertissime-
Oxypoda lomjipcs. 105
que , punctatis, hoc apicc atlenuato. Anlennis grucilibus-, arliculis inter- viediis elongatis.
Long. 0,00^. Larg. 0,0015.
(/■ Dernier segment ventral prolonge eu triangle à son sommet.
5 Dernier segment ventral arrondi au sommet.
Corps allongé, fusiforme ; assez brillant ; couvert d'une pu- bescence fine, grisâtre, soyeuse, serrée.
Tête arrondie, rétrécie en devant; une fois moins large que le prothorax ; légèrement convexe ; très-finement et ob- solètement ponctuée ; d'un noir assez brillant, avec les parties de la bouche couleur de poix. Yeux ovalaires, assez grands, peu saillants, noirs.
Antennes pubescentes ; plus longues que la tête et le pro- tliorax réunis; légèrement épaissies vers leur extrémité ; d'un roux brunâtre, à peine plus claires à la base ; à premier ar- ticle en massue : les deuxième et troisième allongés, égaux entre eux : les cjuatrième h dixième en cône tronqué : les quatrième et cinquième un peu plus longs que larges : les sixième h dixième aussi longs que larges : le dernier fusi- forme, aussi long que les deux précédents réunis, acuminé au sommet.
Prothorax à peine plus étroit que les élytres à sa base ; transversal, plus d'un tiers moins long cjuc large ; tronqué au sommet, rétréci en avant, légèremenl arrondi à la base, plus fortement sur les côtés, avec tous les angles obtus, les antérieurs inflécliis ; légèrement convexe en dessus ; finement et assez densement ponctué ; creusé au milieu de la base d'une fossette assez large, toujours assez marquée ; d'un noir de poix assez brillant, avec les bords latéraux souvent un peu roussatres.
Ecusson trans\crsà\ ; triangulaire; noir; densement cl rii- gueusement pondue.
lO'l COLKOPTÈJIES AOLVEAUX.
Elylres à\n\ tiers environ plus longues que le protliorax ; o}3liquement tronquées au sommet, fortement sinuées près de Tangie postéro-externe ; très-faiblement arrondies sur les côtés; subdéprimées; densement et finement ponctuées ; peu brillantes ; roussâtres, avec la région scutellaire et les angles postérieurs large ment rembrunis.
Abdomen sensiblement atténué au sommet ; deux fois et demie plus prolongé que les élytres ; un peu plus étroit que celles-ci à sa naissance ; fortement rebordé sur les côtés ; très- finement et très-densement ponctué; d'un noir mat, avec les intersections de chaque segment et l'extrémité, d'un testacé plus ou moins roussâtre.
Dessous du corps convexe ; très-densement et très-finement ponctué ; d'un noir mat, avec le bord apical de chaque seg- ment et Va?ms d'un roux testacé.
Pieds allongés ; pubescents ; d'un roux testacé. Cuisses peu renflées. Tarses postérieurs aussi longs ou un peu plus longs que les tibias ; à premier article à peine plus long que les deux suivants réunis : les deuxième, troisième et quatrième allongés, subégaux ou allant insensiblement en décroissant : le cinquième sensiblement plus court que les deux précé- dents réunis.
Patrie : Lyon, Morgon. En compagnie de la Formica fuli- (jinosa.
Ohs. Cette espèce ne diffère de VOxypoda vittata, Mark., que par ses antennes moins obscures, et la forme plus allon- gée des articles intermédiaires des tarses postérieurs ; de sorte que leur premier article, tout aussi long que dans la vittata et la luteipennis, au lieu d'être, comme dans ces espèces, aussi long que les trois suivants réunis, est à peine plus long que les deux suivants réunis : le cinquième, restant aussi le même, au lieu d'ctrc beaucoup plus long que les deux pré- cédents réunis, est beaucoup plus court que ceux-ci.
Oxypoda indiita. 105
Oxypoda Induta.
Elongata^ leviter convexa^ confertim, siibtiliter pundulata, pai'umnilida, dense tenuiter sericeo-pubescens^ nigro-picea^ elytris fuscis^ abdominîs basi et apice rufo-piceis ^ antennarum basi pedibusque testaceis. Pronoto obso- lète canaliculato. Abdomine postice leviter angustato.
Long. O.OOa. Larg. 0,0008.
Cojys allongé , un peu rétréci en avant et en arrière ; peu brillant ; couvert (Vune pubescence soyeuse , grisâtre et serrée.
Tête globuleuse, sensiblement rétrécie en devant en forme de rostre; d'un tiers moins large que le prothorax; assez convexe; densement et distinctement ponctuée; d'un noir peu brillant. Parties de la bouche testacées, avec le pénul- tième article des palpes maxillaires rembruni. Yeux assez grands, arrondis, peu saillants, noirs.
^îitennes puhescentes ; de la longueur de la tête et du prothorax réunis ; un peu plus épaisses vers leur extrémité ; obscures, avec les deux premiers articles plus ou moins tes- tacés; à premier acticle renflé : les deuxième et troisième allongés , obconiqiies , subégaux : les quatrième à dixième transversaux et graduellement un peu plus courts en appro- chant de l'extrémité : le dernier, en ovale allongé, acuminé au sommet , presque aussi long que les deux précédents * réunis.
Prothorax transversal , d'un quart moins long que large ; à peu près aussi large que les élytres à sa base ; un peu plus étroit en avant qu'en arrière; tronqué au sommet, faible- ment arrondi sur les côtés de la base , légèrement sinué au milieu de celle-ci ; latéralement comprimé en devant ; assez fortement arrondi sur les côtés , avec les angles postérieurs
100 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
obtus et les antérieurs arrondis et ijiflcchis ; faiblement con- vexe; d'un noir de poix peu brillant; densement et finement ponctué, et creusé sur son milieu d'un sillon longitudinal plus ou moins obsolète , toujours plus large et plus marqué vers la base.
Ecusson triangulaire; assez grand ; finement et rugueuse- ment ponctué ; noirâtre.
Elytres sensiblement plus longues que le prothorax ; tron- quées au sommet , sinuées près de l'angle postéro-externe ; subdéprimées; finement, densement et légèrement ponctuées; peu brillantes ; brunâtres, avec l'extrémité quelquefois un peu plus claire. Calus humerai peu saillant, arrondi.
Abdomen deux fois et demie plus prolongé que les élytres ; légèrement atténué au sommet ; très-finement chagriné ; d'un noir opaque, avec les trois premiers segments d'un roux brunâtre, l'extrémité du sixième et le septième en entier d'un roux de poix.
Dessous du corps assez convexe; très-finement ponctué; d'un noir de poix, avec Vanus roussâtre.
Pieds pubescents; testacés. Ctdsses nssez renflées, latéra- lement comprimées.
Patrie : Lyon , Morgon. Dans les vieux fagots. •
Obs. Cette espèce ne diffère de VOxypoda umbrata Gyl. , que par sa forme beaucoup plus étroite, et par ses antennes plus obscures , plus courtes , à articles intermédiaires plus transversaux.
Var. Dans les individus récemment transformés le pro- thorax et les élytres sont souvent d'un roux ferrugineux.
Ox.ypoda pcrplexa.
Elongata, subnilida, leviter convexa, tenuiter brevissime cinereo -piibes- cens, pundulata^ rufo-castanea, capite piceo^ antennis rufo-testaceisy pe- dibus dilidioribus. Abdomine postice subaltenuato et longiiis pilosello , opaco^ obscurOf apicc segmcntonimcpie marg'me postico rufo-piceis.
Oxypoda pcrplexa. 107
Long. 0,0023. Larg. 0,0007.
Corps allongé ; assez brillant, avec rabdomen mat ; couvert d'une pubescence fine, très-courte et cendrée.
Tête arrondie ; beaucoup plus étroite que le prothorax ; rétrécie en devant ; couverte d'une pubescence fine, cendrée, très-courte et assez serrée; très- finement ponctuée; cVune couleur de poix assez brillante, avec la partie antérieure plus claire. Front assez convexe. Parties de la bouche d'un testacé roussâtre. Fei^x petits ; subdéprimés; obovales ; brunâtres.
Antennes de la longueur de la tête et du protborax réunis; un peu plus épaisses vers l'extrémité ; pubescentes ; entière- ment d'un testacé roussâtre ; à premier article oblong, un peu épaissi : les deuxième et troisième plus grêles et plus courts, subégaux , obconiques : les c[Uatricme à dixième trans- versaux, graduellement un peu plus épais en approchant du sommet : le dernier ovoïde , un peu plus court que les pré- cédents réunis, très-obtusément acuminé à son extrémité.
Prothorax légèrement transversal, un peu moins long que large ; de la largeur des élytres à sa partie postérieure ; tron- qué au sommet, largement arrondi à la base ; très-finement rebordé à celle-ci, quelquefois très-faiblement sinué au des- sus de l'écusson; passablement arrondi sur les côtés, avec les angles antérieurs et postérieurs obtus; faiblement convexe ; couvert d'une pubescence très-fine et assez serrée ; dense - ment et très-finement ponctué; assez brillant; d'un châtain un peu roussâtre, quelquefois un peu plus obscur; marqué au milieu de la base d'une impression obsolète, souvent nulle ou peu visible.
Ecusson très-petit, triangulaire, obscur.
Elytres en carré transversal ; de la longueur du prothorax ; presque droites ou très-faiblement arquées sur les côtés ; for- tement sinuécs près des angles postéro-exlernes; subdépri-
108 COLÉUPTÈRKS iNOUVJiAUX.
mées ; finement pubescentes; très-densement et finement ponctuées j assez brillantes; d'un châtain roussâtre, quelque- fois assez clair, d'autres fois plus obscur, avec la région scu- tellaire toujours un peu plus rembrunie. Calus humerai très- peu saillant, sid)déprimé.
Abdomen un peu plus étroit à sa base que les élytres; trois fois plus prolongé que celles-ci ; graduellement mais visible- ment rétréci à sa partie postérieure, à partir du milieu ; très- finement pubescent ; garni en outre, à son extrémité et à la partie postérieure des côtés, de longs poils obscurs, plus ou moins fascicules ; finement chagriné ; obscur, peu brillant, presque mat, avec les deuxième, troisième, quatrième et cin- quième segments étroitement bordés de roux testacé à leur extrémité : le sixième rembruni à la base, graduellement de plus en plus roussâtre à son sommet : le dernier entièrement roussâtre, arrondi à son bord postérieur.
Dessous du corps assez convexe ; très-finement pubescent ; très-finement et densement ponctué ; peu brillant, obscur, avec Vanus et le bord apical des segments ventraux rous- sâtres.
Pieds peu allongés; finement pubescents; testacés. Cuisses peu épaissies. Tarses assez grêles.
Patrie : Hyères, Marseille. Avril. Sous les débris végétaux accumulés sur les bords des marais saumâtres.
Obs. Cette espèce diffère de YOxypoda exoleta Er. par son prothorax moins rétréci en avant, sa ponctuation plus visible, son abdomen plus obscur, et par sa taille plus grande. Elle est Ijcaucoup plus étroite et moins brillante que YOxypoda exoleta MuLs. et Rey.
Jlomalola suhrecta. 109
Hoinalota subrecta.
Elongata^ linéarisa, subdepressa^ nitidula^ cinereo-'puhescens ^ nigra^ antennis rufo-brunneis basi dilutioribus, pedibus elytrisque teslaceis, his riigoso-punctulatisj circa scutellum angulisque apicis infuscalis. Capile sublœvigato. Pronoto leviter iransverso, basi obsolète impresso, subtiliter punctulato. Abdominis segmentis 2-4 parce subtiliter punctatis, cœîeris lœvigatis.
Long. 0,0032; Larg. 0,0008.
(/* Septième segment abdominal obtasément crénelé à son bord apical.
î Septième segment abdominal largement arrondi à son ^jord apical.
Corps allongé; subdéprimé; brillant; revêtu d'une pubes- cence cendrée, couchée, assez courte et assez serrée.
Tête légèrement transversale ; postérieurement arrondie ; un peu rétrécie en avant des antennes ; un peu plus étroite que le prothorax; faiblement convexe ; légèrement pubes- cente ; d'un noir brillant, avec les parties de la bouche d'un hrun roussàtre ; presque lisse ou avec quelques points obso- lètes sur les côtés, derrière les yeux : ceux-ci plus saillants ; subarrondis ; noirs.
Antennes un peu plus longues que la tête et le prothorax réunis; un peu plus épaisses vers l'extrémité; pubescentes ; brunâtres, avec les deux ou trois premiers articles d'une cou- leur un peu plus claire : à premier article allongé, un peu épaissi : les deuxième et troisième un peu plus courts et un peu plus grêles, allongés, obconiques , subégaux: le qua- trième à peine plus large que le précédent, légèrement trans- versal : les cinquième à dixième plus épais, assez fortement transversaux : le dernier oblong, acuminé au sommet, à peine aussi long que les deux précédents réunis.
110 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
Prothorax un peu plus étroit que les élylres; presque carré; légèrement transversal; un peu moins large postérieurement ; tronqué au sommet, largement arrondi à la base, faiblement subsinué au milieu de celle-ci au devant de l'écusson ; très- finement rebordé en arrière et sur les côtés ; légèrement ar- rondi avant le milieu de ceux-ci qui sont faiblement sinués à la base, avec les angles antérieurs fortement et les postérieurs obtusément arrondis ; faiblement convexe ; finement pubes- cent ; d'un noir brillant ; légèrement, finement, mais assez distinctement pointillé, et marqué à la base d'une impres- sion transversale obsolète.
Ecusson triangulaire; pointillé; d'un noir de poix.
Elytres presque carrées; subparallèles sur les côtés ; un peu pins longues que le prothorax ; obtusément tronquées au sommet ; déprimées ; couvertes d'une pubescence cendrée et coucbée ; densement et rugueusement pointillées ; d'un tes- tacé un peu roussâtre, avec la région scutellaire et l'angle apical rembrunis. Calus humerai assez saillant, légèrement arrondi.
Abdomen un peu plus étroit que les élytres ; deux fois et demie plus prolongé que celles-ci ; subparallèle et assez for- tement reboi'dé sur les côtés ; un peu rétréci au sommet, à partir du sixième segment; cilié sur les côtés et vers l'extré- mité de cpelques poils obscurs ; légèrement convexe ; d'un noir brillant 5 finement mais peu densement ponctué sur les quatre premiers segments, lisse sur les cinquième, sixième et septième : celui-ci concolore ou d'un noir de poix un peu roussâtre.
Pieds assez forts ; pubescenls ; d'un testacé un peu rous- sâtre. Cuisses passablement épaissies, comprimées. Tarses assez longs.
Patrie : Beaujolais. Septembre. Dans les champignons.
Ohs. Cette espèce est facile h confondre avec VHomalota
Jlomalola paradoxa. 111
■sithlmearis, Kraatz. Elle s'en distingue par sa forme encore plus linéaire, sa ponetuation un peu plus forte, ses élylres plus déprimées, ses antennes un peu plus longues, un peu moins épaisses, à quatrième à dixième articles moins trans- versaux, et enfin par le septième segment abdominal des d^ plus obtusément et moins finement crénelé, à dents latérales moins aiguës et moins saillantes.
Hoinalofa paradoxa.
Subelongata^ crassiuscula, leviter convexa^ parùm nitida, densivs bre- vissimè griseopiibescens, tenuiier dense pundulaia, nigro-picea^ pedibus antennisque fusco-testaceis, his basi piceis. Pronoto transverso ^ œquali^ basi utrinque subsinuato, ûngulis posticis obtusis. Abdominis segmentis 2-4 densèf 5° et 6° parciùs obsoletiàsque punctulatis. Antennis validio- ribus, pilosellis.
Long. 0,002-, larg. 0,0008.
Corps passablement allongé ; assez épais ; légèrement con- vexe; d'un noir peu brillant ; couvert d'une pubescence fine, courte, serrée, grisâtre.
Tête transversale ; un peu rétrécie en devant ; d'un tiers plus étroite que le pro thorax ; assez convexe; assez dense - ment , finement et légèrement ponctuée ; d'un noir assez brillant, avec les parties de la bouche d'une couleur de poix un peu testacée , et les palpes maxillaires beaucoup plus pales. Yeux subarrondis; très-peu saillants; cVun noir un peu grisâtre.
Antennes assez robustes ; à peine plus longues que la tête et le prolhorax réunis ; assez fortement épaissies vers l'extré- mité à partir du quatrième arlicle ; distinctement pilosellées ; d'un testacé obscur , avec les trois premiers articles encore plus rembrunis ; à premier article légèrement épaissi, oblong :
112 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
les deuxième et troisième un peu moins épais, oblongs, obco- niques, subégaux: le quatrième un peu plus large que le précédent , assez fortement transversal ; les cinquième à dixième plus épais que le quatrième, fortement transversaux, graduellement et insensiblement plus épais en approchant de Textrémité ; le dernier obovalaire, acuminé au sommet, aussi long que les deux précédents réunis.
Prothorax transversal ; à peine moins large à sa base que les élytres; d'un tiers moins long cpie large; un peu plus étroit en avant ; tronqué au sommet; largement et obtusé- ment arrondi au milieu de la base, et subsinué à'celle-ci près des angles postérieurs au devant des épaules ; très-finement rebordé en arrière, médiocrement arrondi sur les côtés, avec les angles antérieurs fortement arrondis , infléchis , et les postérieurs obtus, mais bien marqués ; légèrement convexe ; d'un noir de poix peu brillant; très-finement, très-légère- ment, densement et rugueusement ponctué ; couvert dune pubescence fine, grisâtre, courte et serrée.
Ecussoji petit; triangulaire; rugueux; noirâtre.
Elytres un peu plus longues cjue le prothorax; en carré transversal ; obtusément tronquées au sommet ; subparallèles ou très-faiblement arrondies sur les côtés; légèrement sinuées près des angles postéro-externes ; subdéprimées ou très-faible- ment convexes; d'un noir de poix peu brillant*, très-finement, légèrement, densement et rugueusement ponctuées; revêtues d'une pubescence fine, grisâtre, courte et serrée. Calus hu- merai peu saillant , arrondi .
abdomen assez épais ; aussi large que les élytres ; deux fois plus prolongé cjue celles-ci ; fortement et largement rebordé sur les côtés ; légèrement arrondi à ceux-ci ; graduellement rétréci vers son sommet à partir du milieu ; subdéprimé à la base, postérieurement assez convexe; d'un noir assez brillant, avec l'extrémité couleur de poix; finement, densement et
Myvmedoiiia excepta. 115
riigueusement pointillé sur les deiixièmo , troisièaie et qua- trième segments et la base du cinquième , éparsemcnl et obsolètement pointillé sur le reste de sa surface ; revêtu d'une pubescence fine, grisâtre, courts et serrée sur les quatre pre- miers segments, plus longue et éparse sur les cinquième et sixième 5 cilié en outre sur les côtés de quelques poils obscurs.
Dessous du corps assez convexe ; finement pubescenl ; obsolètement pointillé; d'un noir de poix assez brillant, avec Vanus un peu peu roussàtre.
Pieds médiocrement allongés ; pubescents ; d'un testacé de poix , avec les cuisses un peu plus sombres, les genoux et les tarses plus pâles : ceux-ci assez grêles.
Patrie: Morgon. Parmi les feuilles mortes et décomposées.
Obs. Cette espèce se distingue de toutes ses voisines par ses antennes plus robustes. Elle diffère de VHomalota subsi- nuata Er. par sa taille moindre et son prolborax égal ; de VHomalota parens Muls. et Rey par son abdomen plus épais, plus large, plus densement ponctué à la base.
B&yrincdonia excepta.
Elongata., leviter convexa, parce cinereo-puhescens^ nitidissiina^ nigra , antennis pedibusque piceo rufis. Capite pronoloque sublœvigalis. Elytris siibtiliter rugoso-pimctatis. Abdomine angusio, siibparaUelo., dorso sublœ- vigalo ^ laleribits parce rugoso-punctaio. Clypco labroquc vicdlo cari- ludatis.
Long. 0,0042; larg. 0,00! 2.
d^ Deuxième segment abdominal muni sur son milieu dun tubercule dentiforme élevé, saillant, dirigé en arrière. Le troisième muni au milieu de son bord postérieur d'un tuber- cule beaucoup plus petit et moins saillant. Le sixième sur- monté sur son milieu d'une carène longitudinale aiguë.
Corps allongé; presque lisse ; très-brillant ; noir;revêlu d'une pubcsccMice cendrée, courte et rare.
* 8
an COLÉOPTÈRES " NOUVEAUX.
Tête Iraiisvcrsale ; un peu plus étroite que le prolhoraK, rélrécie en devant ; tronquée au sommet, arrondie sur les côtés en arrière des yeux ; presque lisse ; très légèrement pu- bescente ; d'un noir brillant, avec la partie située en avant de l'insertion des antennes roussâtre, excavée et longitudinale- ment carénée sur son milieu. Front légèrement, vertex assez fortement convexes. Z«/^re transversal ; couleur de poix; lon- gitudinalement caréné sur son milieu. Mandibules d'un testacé pâle. Palpes maxillaires ciliés; d'un roux testacé. Yeux ova- laires ; peu saillants; brunâtres.
Antennes fortes, graduellement épaissies vers le sommet ; un peu plus longues que la tête et le protliorax réunis ; pu- bescenles ; d'un roux un peu obscur, avec le premier article un peu plus clair : celui-ci allongé en massue : les deuxième et troisième plus courts, oblongs, obconiques : le troisième plus épais cjue le précédent : les quatrième à dixième trans- versaux, graduellement un peu plus courts et plus épais en approchant de l'extrémité : le dernier oblong, aussi long- c]ue les deux précédents réunis , obtusément acuminé à son som- met.
Protliorax court; transversal; près d'iuie moitié moins long que large, un peu plus étroit que les él3'tres ; subtronqué ou très-faiblement échancré au sommet ; très-largement arrondi aux angles postérieurs et à la base ; très-finement rebordé à celle-ci, ainsi cjue sur les côtés ; fortement arrondi à ceux-ci avant leur milieu, avec les angles antérieurs peu saillants, obtus et arrondis ; faiblement convexe ; relevé sur les côtés et h la base, déprimé sur le dos, oîi il paraît à un certain jour comme longitudinalement et obsolètement sillonné sur son milieu, surtout en arrière; presc[ue lisse; légèrement pubes- cent ; d'un noir très-brillant, tirant un peu sur le roux de poix vers les angles antérieurs.
Ecusson-\^e{\\', triangulaire; glabre; lisse; brillant; noir
Myrmedoiiia excepta. 115
Elytres en carré transversal ; à peine plus longues que le prothorax; largement et simultanément échancrées à la base; individuellement et oblusément tronquées ou faiblement ar- rondies à leur sommet ; très-légèrement sinuées près des angles extérieurs ; faiblement arrondies snr les côtés ; légère- ment convexes, avec une faible dépression longitudinale, oblique, derrière les épaides; finement, légèrement et ru- gueusement ponctuées; dim noir brillaîit, et revêtues d'une pubescence fine, cendrée et peu abondante. Cahis humerai assez saillant ; arrondi.
Abdomen allongé, trois fois et demie plus pi'olongé que les élytres ; subparallèle ou très-faiblemeni; rétréci au sommet à partir du sixième segment ; muni latéralement d'un rebord très-élevé ; paré de quelques poils très-rares et courts ; presque lisse ou obsolètement et éparsement ponctué sur le dos, plus distinctement, plus densemcnt et rugueusement sur les côtés, surtout en arrière oh cette ponctuation est plus étendue sur le sixième segment ; peu convexe , avec les deuxième , troi- sième et cjualrième segments transversalement déprimés h leur base; d'un noir brillant, avec les intersections du rebord latéral d'une couleur de poix testacée, et le bord apical du sixième segment garni d'une membrane pale : le septième obtusément tronqué à son extrémité et inégal à sa tranche- posticale.
Dessous du corr>s convexe ; finement pubescent; rugueuse menl ponctué; d'un noir brillant, avec le bord apical des seg- ments ventraux, surtout sur les côtés, d'une couleur de poix testacée.
Pieds assez allongés ; pubescents ; d'un roux ferrugineux un peu obscur. C^ttmes peu épaissies. Tarses assez grêles.
Patrie : Environs de Marseille, entre la station du Pas-des- Xanciers et Marignane. Mai. Au pied d'un arbre, en compa- gnie de fourmis.
tiG COLKOPTKftES NOUVE VIV-
ONS. Celte espèce, dont nous n'avons vaque le c\ est voisine dos Myrmedonia 7'lgidaER. et tubenventris Fairm. ; mais elle en diffère par le dessus du corps beaucoup plus lisse, et par la carène du sixième segment abdominal des c^'.
Brevis, leviter convcxS, mtidula^ parce grisco-puhescens^ nigro picea, atilennarum hasi pcdihusquc testaccis ; pronoti basi et lateribus^ ahdominis basi clylrisque riifo-iestaceis, his angido apicali latè infascalo. Capilc lateribus forlilcr transverso, basi riigoso-punclidato, dorso crebrivs pro- fundè biseriativi punctato. Elytrxs crebrè fortiùs rugoso-ptiuclatis. /ibdo- mine ïœvigalo.
Long. 0,OOIG ; larg. 0,CC07.
(/' Sixième segment ahdominaî surmoulé de sh pelils replis ou carènes obliques,
? Sixième segment abdominal simple.
Corps'assez court; peu convexe; brillant; rouvert d'une pubescence grisâtre et peu serrée.
Tête transversale; sensiblement plus étroite cpic le pro- iborax; faiblement convexe; presque glabre ; lisse au milieu; fortement, grossièrcnienl, mais peu densement poiiehie'e sur les côtes; cVun noir brillant, avec les parties de la bouche d'un teslacé de poix. leifx assez gros; subarrondis; médio- crement saillants; noirâtres.
Ântenjies courtes, de la longueur de la tele et du protlio- rax réunis ; pubescentes et pilosellées; assez fortement épais- sies extérieurement à partir du cincjuième article ; d'un roux brunâtre, avec les trois premiers articles Icstaeés : le pre- mier allongé, un peu épaissi : le deuxième à peine plus court, mais plus grêle, allongé : le troisième oblong, encore plus court et plus grêle que le précédent : le quatrième un peu
Gyropîiœna rugipcnnis. 117
plus épais, mais beaucoup plus court que le troisième, légè- rement transversal : les cinquième à dixième beaucoup plus tapais, fortement transversaux : le dernier brièvement ova- laire, subacuminé au sommet, presque de la longueur des deux précédents réunis.
Prothorax fortement transversal- d'une moitié moins long que large; beaucoup plus étroit que les élytres; très-large- ment échancré au sommet; largement et obtusément arrondi à la base ; assez fortement rebordé à celle-ci, beaucoup plus finement sur les côtés ; subtronqué ou faiblement subsinué au devant dcTécusson; très-légèrement arrondi sur les côtés, avec les angles antérieurs droits, inflécbis, et les postérieurs très-obtus : les uns et les autres arrondis h leur sommet ; fai- blement convexe; presque glabre; brillant; d'une couleur de poix sur le disque, avec les côtés et la base largement et gra- duellement d'un roux leslacé; transversalement déprimé et rugueusement ponctué h la base ; creusé sur le milieu du dos d'une double série de points enfoncés, bien marqués et nom- breux, et sur les côtés d'une autre rangée de points sembla- bles, arquée, raccourcie en devant, située assez loin du re- bord latéral.
Ecusson petit; triangulaire; glabre; lisse; d'un roux testacé.
Elytres en carré transversal; d'une moitié plus longues que le protliorax ; subparallèles sur les côtés; obtusément tron- quées au sommet; légèrement convexes; pubescentes ; den- sement, rugueusement et assez fortement ponctuées ; d'un testacé roussâtre, avec l'angle apical externe largement rem- bruni .
Abdomen assez court, une fois et demie plus prolongé que les élytres; presque aussi Jarge que celles-ci ; épaissement rc- bordé et légèrement arrondi sur les côtés; un peu rétréci en arrière a partir du milieu; subdéprimé; glabre sur le dos, -légèrement pilosellé sur les côtés ; d'un udir de poix J^rillant,
118 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
avec les deuxième et troisième segments d'un roux lestacé, et les sixième et septième un peu roussàtres.
Dessous du cor/;s convexe ; pubescent; d'un noir de poix brillant, avec la base du ventre rouge et Y anus roussàtre.
Pieds assez courts; assez grêles; finement pubescents ; tes- lacés. Cuisses très-peu épaissies.
Patrie : Grande-Chartreuse. Juillet. Dans les bolets.
Ohs. Celle espèce se distingue de la Gyrophœna nana^ Payk., par sa taille moindre, ses antennes plus obscures, ses élylres plus fortement ponctuées, et par son protliorax ru- gueusement ponctué à la base, à séries dorsales beaucoup plus marquées.
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EXPLlCATlOiN DE LA P1,\ÎSCIIE. 119
EXPLICATION DE LA PLANCHE.
Fig. 1. Premiers arlicles des aiiLennes du Bylhinus nigrinus ^^. 2. Derniers articles des antennes du Batrisus piceus ^. 3^ Abdomen du Bryaxis globuUcoUis ç^. 4« llieca byrrhoïdes.
a. Mésosternum.
bb. Hanches antérieures.
ce. Angles antérieurs du prolhorax.
dd. Cuisses antérieures.
5., Dorcatoma dresdense. a. Mésosternum. hb. Hanches antérieures. ce. Angles antérieurs du prothorax. dd. Cuisses antérieures.
6. Repli des élytres du Theca byrrhoïdes.
7. Abdomen du Myrmedonia excepta t/'.
8. Tarse postérieur de ÏOxypoda longipes.
9. Tarses postérieurs de YOxypoda vitlata,
-10. Septième arceau de l'abdomen de ïHomalola clongata ^. 11. Sixième arceau de l'abdomen du Gyrophœna ruglpennis (/'.
DESCRIPTION
DE
QUFXQUES COLÉOPTÈRES NOUVEAUX
ou PLU CON>US
DE DEUX GENRES NOUVEAUX ,
l'An E. IStJLSAI^'T et €1. EtEV.
(Lus à la Société Liniu-enne de î,jon, )
AnSsoiooiiia g'cisîecs9atfa.
Brevilcr ovalis, forlilcr convexa^ iiitida, subglahra, rufotcslacca^ anten- narum clava gcniciiUsque levitcr irifuscalis. Capite pronotoque suhlililcr pvnclulatîs ; hoc basi siihbissinuato, angiiUs posticis obtusis, rolundalis. Elylris fortins piinclalo-striatis , inteisliUis siiblœvigaiis^ alternis se- riatim parce puncialis.
Long. 0,003. Larg. 0,002.
«
çf Tarses anlêrîeurs et mtermédiaires légèrement dilatés. Cuisses postérieures terminées en dessous par nne dent large, comprimée, aiguë. Tibias postérieurs allongés, grêles, forte- ment recourbés.
^ Tarses antérieurs et intermédiaires simples. Cuisses pos- térieures simples, arrondies en dessous à leur sommet. Tibias postérieurs assez courts, assez épais, presque droits.
Corps en ovale court, forlenicnl convexe, presque glabre,
Atiho'o))ia (jenicdala. 121
on avec quelques rares poils obsolètes, jaunâtres, sur les co- tés des clylres; entièrement d'un roux testacé plus ou moins clair, avec la massue des antennes et les genoux le'gèrement rembrunis.
Tête transversale, presque trois fois moins large que la base du prolhorax ; le'gèrement convexe ; glabre ; d'un roux tes- tacé brillant; couverte d'une ponctuation assez visible et as- sez serrée. Froiit marqué de tjuatre gros points disposés transversalement, deux h deux. Parties de la houcJie d'un roux testacé, avec le sommet des mandibules rembruni. Lahrc transversal, assez fortement échancré au milieu de son bord apical. Yeux assez gros, légèrement saillants, subarrondis, noirs.
Antennes finement pubescentcs, atteignant le milieu du protliorax ; d\in roux testacé, avec la massue légèrement rembrunie; à premier article un peu épaissi, oblong : les deuxième et troisième obconiqucs : le troisième h. peine plus long que le précédent: le quatrième à peine plus long que large : les cinquième et sixièine transversaux : les septième, neuvième, dixième et onzième très-épais, formant une mas- sue oblongue : le huitième petit, fortement transversal, beau- coup plus étroit que ceux qui lui sont contigus : les septième, neuvième et dixième transversaux: le dernier court, ovalaire. tronqué à la base, subitement acuminé au sommet.
Protliorax transversal, de la largeur des élytres sur son mi- lieu, une fois moins long que large; largement échancré au sommet, faiblement bissinué h la base; assez fortement ar- rondi sur les côtés, avec les angles antérieurs un peu obtus, à peine émoussés, et les postérieurs obtus, arrondis à leur sommet et faiblement prolongés en arrière ; très-finement rebordé sur les côtés et à la base; présentant sa plus grande largeur un peu après le milieu; convexe; glabre; d'un roux testacé brillant ; couvert d'une ponctuation fine, légère, un
122 COLÉOPTÈRES NOUVEAUX.
peu plus faible et un peu moins serrée que celle de la lele.
Ecusson grand, triangulaire, finement ponctué^ d'un roux teslacé brillant, plus ou moins obscur.
Elylres ovalaires, environ deux fois et demie plus longues que le prolliorax; assez fortement convexes; un peu atté- nuées en arrière, légèrement arrondies sur les côtés ; d'un roux testacé brillant, avec la suture quelquefois légèrement et étroitement rembrunie ; glabres, ou avec quelques rares poils courts, caducs, peu visibles, sur les côtés; creusées cha- cune de neuf stries faibles, assez fortement ponctuées; la su- turale profonde, surtout en arrière, à partir du milieu; l'ex- térieure située sur la marge latérale elle-même. Partie réflé- chie plane, presque lisse. Intervalles subdéprimés, presque lisses, parés alternativement d'une série de gros points, pas- sablement espacés. Epaules presque rectangulaires, légère- ment arrondies.
Dessous du corps faiblement convexe, légèrement pubes- cent, d'un roux testacé brillant. F^entre et côtés de la poitrine obsolètement ponctués ; celle-ci présentant sur son milieu un espace lisse, entouré d'un cercle de points plus serrés et de poils plus fournis.
Pieds assez longs; pubescents; d'un roux testacé plus ou moins clair. Cuisses comprimées. Tibias fortement épineux h leur tranche externe. Genoux un peu rembrunis.
Patrie : Suisse. Juin.
Ohs. Cette espèce, bien voisine de VAn. calcarala Er., s'en éloigne par sa couleur toujours plus claire, sa forme un peu plus ramassée; le troisième article des antennes proportion- nellement un peu moins long, et surtout par la base du pro- ihorax moins fortement bissinuée , et les angles postérieurs moins droits, plus arrondis.
Âijalhidium denlatum. 123
Agathidiiiin deniatuiu.
Brevc^ glohosum, fortiter convexum, glabrum, nitidam^ obsolelissime punctulatum, nigrum^ pronoti linibo et elytrorum apice rufo-piceis; pagina corporis inferiore, antennis pedibusque rufo-ferrugineis. Elytris stria sutarali nidla, lateribus cum humeris laïc rotundalis.
Long. 0,002. Larg. 0,00^8.
c/* Tarses antérieurs assez fortement, les intermédiaires lé- gèrement dilatés à leur base. Cuisses postérieures terminées en dessous par une dent large, comprimée, aiguë.
^ Tarses antéi^ieurs et inlennédialres simples. Cuisses ^pos- térieur es arrondies en dessous à leur sommet.
Corps court, globuleux, très-convexe, pouvant se contrac- ter en boule, glabre en dessus, très-obsolètement ponctué ; d'un noir brillant, avec le sommet des élytres et les bords du protliorax plus ou moins roussâtres.
Tête large, transversale, une fois plus étroite que le pro- thorax ; faiblement convexe, glabre, presque lisse, d'un noir brillant. Parties de la bouche à\\\\ roux ferrugineux, avec les mandibules un peu plus obscures. Idi^o? irréguliers, peu sail- lants, noirâtres.
Antennes assez longues, velues, atteignant la base du pro- thorax, entièrement d'un roux ferrugineux ; à premier article oblong, épaissi : le deuxième oblong, phisgrèlc, cylindrique: le troisième allongé, un peu plus grèlc et une fois et demie plus long que le précédent : les quatrième à sixième grenus, subégaux : les septième et huitième transversaux : les neu- vième, dixième et onzième formant une massue assez brus- que, allongée : les neuvième et dixième sensiblement trans- versaux; le dernier courtement ovalaire, obtiisément acuminé au sommet.
Prothorax transversal, un peu plus large cpie les élytres
I2'r COLiîOPTKRES ÎSOUVEA.UX.
qu'il embrasse à sa base; trois fois moins long que large; bissiniieusement écliancré au sommet, largement arrondi à la base , légèrement sur les côtes , avec les angles anté- rieurs sensiblement, et les postérieurs fortement arrondis ; Irès-convexe ; très-finement rebordé dans son pourtour, ex- cepté au milieu de la base et dans une assez grande étendue ; glabre ; d'un noir brillant, avec une transparence d'un roux de poix, plus ou moins développée, dans toute sa périphé- rie ; couvert d'une j)onctuation très-légère, très-obsolète, mais toujours plus ou moins distincte.
Ecusson grand, triangulaire, presque lisse, d'un noir brilt lant.
Elytres courtes, globuleuses, deux fois plus longues que le prothorax, distinctement rebordées sur les cotés, sensible- ment arrondies à ceux-ci ; un peu atténuées au sommet ; gla- bres; très-convexes; sans strie suturale ; d'un noir brillani, avec le sommet, près de Tangle interne, dun roux de poix ; couvertes d'une ponctuation très-légère, très-obsolète, mais toujours plus ou moins visible. Epaules nulles, largement et simultanément arrondies avec les cotés.
Dessous du corps déprimé, d'un roux ferrugineux. Poi- trine finement chagrinée. J'entre pubescent, rugueusement ponctué.
Pieds médiocres, finement pubescents, d'un roux ferrugi- neux. Cuisses comprimées. Tibias et tarses assez dcnsemcnt ciliés de poils jaunâtres.
Patrie : Grande-Chartreuse. Bugey. Juin, Juillet. Dans le sapin pourri.
Obs. Celle espèce est bien voisine de VJgathidium badum Er. Mais la couleur est toujours plus noire ; les antennes sont plus longues ; les tarses antérieurs des a" sont plus di- latés; la dent des cuisses postérieures, chez le même sexe, est plus aiguë.
.<f(j(ith'uliuni (jlohosum. 1*2.3
Ag'aihîtSBHBafi glolsosasEU.
Brève, globosum^ foiiiter convexiim, glabrum, nilidum, suhlœve, nignnuy fronoli limbo lalerali rufo-picescente, pedibus antennisque riifis, harum clava leviter infuscala. Elytris stria suturaU abbreviata, hnneris obtu- sis, subroluîidatis.
Long. 0,00 il. Larg. 0,0014.
cf Tarses antérieurs et intermédiaires légèrement dilatés à leur hase. Mandibule gauche un peu plus développée que la droite.
^ Tarses antérieurs et intermédiaires ûm\Ae?,. Mandibules égales.
Corps court, globuleux, très-convexe ; glabre en dessus, presque lisse; d'un noir brillant, avec les côtés du protborax d'un roux de poix.
Tête transversale, presque aussi large cjue la moitié du pro- lîiorax ; faiblement convexe, presque lisse, d'un noir brillant. Parties de la bouche roussâtres, avec les palpes plus clairs, et la pointe des mandibules rembrunie. Yeux irréguliers, assez grands, noirâtres.
Antennes pubescentes, atteignant la base du protîiorax, terminées par une massue assez brusque, allongée, de trois articles; d'un roux ferrugineux, avec les deux premiers arti- cles de la massue un peu rembrunis ; à premier article oblong, assez épais : le deuxième court, globuleux, beaucoup plus grêle, à peine aussi long que large : le troisième allongé, ob- conique, deux fois et un tiers plus long que le précédent : les quatrième h septième graduellement un peu plus courts et \\\\ peu pins épais : le quatrième obconique, un peu pins long que large : le cinquième pas plus long que large : le sixième légèrement, les septième et huitième sensiblement transver- saux , ces deux derniers suhdcntés en scie en dessous : les
12G COLÉOPTÈRES NOUVEAUX,
neuvième et dixième grands, suhe'gaux, Iransversaux : le der- nier brièvement ovaîaire, oblus à son sommet.
Protliorax transversal , trois fois moins long que large, presque aussi large h sa base que la base des ély très ; bissi- nueusement écliancré au sommet, oljlusément tronqué à la base; très- étroitement et presque indistinctement rebordé sur les côtés; légèrement arrondi à ceux-ci, avec les angles antérieurs médiocrement et les postérieurs largement arron- dis ; très-convexe ; glabre ; d'un noir brillant, avec une trans- parence d'un roux de poix, plus ou moins développée sur les côtés, et cpielquefois une étroite ceinture de même cou- leur aux bords antérieur et postérieur; presque lisse ou cou- vert d'une ponctuation très-fine, très légère, obsolète, à peine visible à un fort grossissement.
Ecusson très-grand, triangulaire ; lisse ; d'un noir brillant.
Elylres courtes, globuleuses , deux fois et un